BNP Paribas, premier employeur privé du « 9-3 »

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La première banque française, qui compte 8.000 collaborateurs en Seine-Saint-Denis, reconduit son Projet banlieues pour trois ans, avec un investissement annuel porté à 4,5 millions d'euros.

L?élégant siège parisien de BNP Paribas, à deux pas de la place de l?Opéra, semble à des années-lumière des quartiers dits difficiles. Pourtant, la première banque française est plus proche des banlieues qu?il n?y paraît. Lundi, Michel Pébereau, président de BNP Paribas, a annoncé la reconduction, pour trois ans, du Projet banlieues, né en 2006, peu de temps après les émeutes qui avaient embrasé nombre d?agglomérations françaises. Doté d?un budget annuel de 4,5 millions d?euros, contre un million « seulement » par an au cours de la période 2006/2009, ce projet vise à soutenir l?action de dizaines d?associations oeuvrant en faveur des quartiers difficiles, dans toute la France.

3.300 emplois créés en six ans

Des associations comme l?Adie (Association pour le droit à l?initiative économique), dont BNP Paribas est l?un des principaux pourvoyeurs, avec 3,5 millions d?euros de subventions pour les trois prochaines années. Un partenariat qui a permis à l?Adie, spécialisée dans le microcrédit, d?ouvrir depuis 2006 12 agences dans plusieurs villes de banlieues comme Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Asnières (Hauts-de-Seine) mais également dans les environs de Toulouse ou de Marseille, et d?accorder ainsi près de 4.000 microcrédits, lesquels ont débouché sur la création de 2.600 entreprises et de 3.300 emplois.

Une clientèle de jeunes entrepreneurs

Cette année, BNP Paribas et l?Adie élargissent leur partenariat, en créant entre la banque et l?association une sorte de passerelle permettant à la première d?orienter vers la seconde, et sous huit jours, des porteurs de projets qu?une banque traditionnelle comme BNP Paribas ne peut financer, faute de caution suffisante, par exemple. A noter que ces entrepreneurs en puissance souvent au chômage, voire interdits bancaires, ne sont pas perdus pour toujours pour BNP Paribas : « Nous souhaitons faire revenir ces personnes dans le réseau bancaire classique », affirme Catherine Barbaroux, présidente de l?Adie, qui compte l?ensemble des banques françaises parmi ses financeurs. Et d?insister : « Elles représentent une clientèle potentielle de jeunes entrepreneurs, susceptibles de développer une activité bancaire importante. » Une manne en perspective pour les banques traditionnelles, bien qu?il ne s?agisse pas là « de notre principale motivation », se défend Michel Offredo, coordinateur du Projet banlieues chez BNP...

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