Relance : les banques centrales placent les gouvernements face à leurs responsabilités

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Ces dernières années, les banques centrales, avec leurs politiques monétaires ultra-accommodantes, sont apparues comme « la » solution aux grands problèmes financiers et économiques du monde.
Ces dernières années, les banques centrales, avec leurs politiques monétaires ultra-accommodantes, sont apparues comme « la » solution aux grands problèmes financiers et économiques du monde. (Crédits : © Kacper Pempel / Reuters)
La plupart des banquiers centraux de la planète se réunissent à Jackson Hole, de jeudi à samedi, dans le cadre de leur symposium annuel. Ils devraient notamment plaider pour que des mesures de relance budgétaire prennent le relais des banques centrales, afin de soutenir la croissance.

Pour les banquiers centraux aussi, l'heure est à la rentrée. La plupart des grands argentiers de la planète se retrouvent jusqu'à samedi, dans le cadre de leur symposium annuel à Jackson Hole, dans l'état du Wyoming, à l'Ouest des Etats-Unis. Une édition 2016 au cours de laquelle les banques centrales devraient plaider pour que des mesures de relance budgétaire prennent leur relais, afin de soutenir la croissance. De fait, ces dernières années, face à des gouvernements qui ont sacrifié l'élaboration de véritables politiques de relance sur l'autel des réductions budgétaires, les banques centrales, avec leurs politiques monétaires ultra-accommodantes, sont apparues comme « la » solution aux grands problèmes financiers et économiques du monde.

Et ce, depuis la crise des « subprimes » (crédits hypothécaires américains risqués) de 2007, jusqu'aux risques engendrés par le Brexit, en passant par la récession mondiale de 2009 et la crise des dettes souveraines de la zone euro, en 2011. A chaque fois, les banques centrales, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou en Asie, ont joué les pompiers de service, en déversant des milliers de milliards de dollars de liquidités sur les marchés, et en abaissant leurs taux d'intérêt à des niveaux toujours plus bas, afin de relancer l'économie.

La faiblesse des taux n'incite plus les entreprises américaines à investir

Mais ces mesures exceptionnelles dites de « quantitative easing » (assouplissement quantitatif) ont, par définition, une fin, et, de toute façon, des limites. La preuve avec les investissements des entreprises américaines, en baisse depuis trois trimestres consécutifs, signe que la faiblesse des taux d'intérêt ne parvient plus à encourager les patrons, trop inquiets des perspectives économiques, à parier sur l'avenir. Or l'économie américaine, qui a progressé au mieux de 1,25% au cours des quatre derniers trimestres, a grandement besoin d'investissements, en particulier dans l'innovation, afin de donner un nouvel élan à la hausse de la production par heure de travail, qui a été ramenée d'une moyenne de 3% par an entre 1947 et 1973 à 0,5% depuis 2010.

Et, contre cette érosion de la productivité, qui résulte en partie de facteurs démographiques, la Fed ne peut pas grand-chose : « La politique monétaire n'est pas bien équipée pour traiter des problèmes à long terme, tels que le ralentissement de la hausse de la productivité », a souligné Stanley Fischer, le vice-président de la Réserve fédérale américaine (Fed), dimanche dernier, dans un discours prononcé à Aspen (Colorado).

Des politiques monétaires qui ne peuvent se substituer aux politiques économiques

Un raisonnement qui vaut également pour la Banque centrale européenne (BCE) et pour la Banque du Japon, lesquelles ont pourtant poussé l'arsenal de leurs mesures de politique monétaire non conventionnelles jusqu'à amener leurs taux en territoire négatif. Las ! « Au Japon, la Banque centrale lutte contre la stagnation de l'activité et des prix, dont l'origine est la faiblesse anormale des salaires, contre laquelle le gouvernement ne fait rien (...) La politique monétaire très expansionniste de la Banque du Japon ne peut pas corriger ces effets du recul des salaires : les taux d'intérêt très bas ne peuvent pas compenser perpétuellement le recul du pouvoir d'achat des ménages », décrypte Patrick Artus, dans une tribune publiée jeudi 25 août sur lepoint.fr.

De la même façon, selon le chef économiste de Natixis, c'est en vain que la BCE tente de corriger la contraction de l'activité résultant de l'arrêt de la mobilité des capitaux entre les différents pays de la zone euro, ou que la Banque d'Angleterre, qui a abaissé son taux d'intérêt directeur début août, s'efforce de redorer l'attractivité d'une économie britannique ternie par le résultat du référendum sur le Brexit. « La politique monétaire expansionniste ne peut pas corriger les effets de problèmes structurels non résolus (par les gouvernements) », insiste Patrick Artus.

Relancer les investissements publics

Un écho aux propos tenus dimanche par Stanley Fischer, le vice-président de la Fed : « La politique macroéconomique ne peut se résumer à la politique monétaire. » En clair, il est temps que les Etats prennent le relais des banques centrales pour soutenir l'économie. Par exemple, comme le suggère Stanley Fischer, en augmentant les dépenses publiques consacrées aux routes, ponts et autres infrastructures, ou encore dans l'éducation et la formation. La nécessité de relancer l'investissement public dans les infrastructures est précisément l'un des rares points sur lesquels s'accordent les deux principaux candidats à l'élection présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump. Ce discours sur une indispensable relance budgétaire est aussi celui tenu par l'OCDE et le FMI depuis quelques mois.

Le Japon a, quant à lui, adopté le 2 août un plan de relance de 246 milliards d'euros, afin de revigorer une croissance qui ne devrait pas excéder 0,3% cette année, selon le Fonds monétaire international. Le Royaume-Uni aussi pourrait déployer cet automne un plan de relance, afin de tenter d'enrayer l'érosion de l'économie britannique liée au Brexit. Autant de raisons d'espérer que, faute d'être des solutions pérennes aux maux économiques et financiers, les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales ne deviennent pas des problèmes, en augmentant l'appétit des investisseurs pour les actifs les plus risqués.

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a écrit le 06/09/2016 à 19:43 :
"en relançant l'investissement public dans les infrastructures" : encore faudrait-il qu'il s'agisse d'infrastructures rentables, c'est-à-dire qui ont vocation sur leur durée de vie à générer un retour sur investissement positif.
Autrement, il s'agit juste de s'endetter pour donner des salaires à des gens, comme on le fait depuis quelques décennies, ce qui atteint ses limites, comme le montre le taux d'endettement actuel des Etats.
a écrit le 28/08/2016 à 20:54 :
En relisant l'article, je suis un peu étonné par la phrase suivante: "Une édition 2016 au cours de laquelle les banques centrales devraient plaider pour que des mesures de relance budgétaire prennent leur relais, afin de soutenir la croissance"
Je ne connais pas exactement les positions officielles de la FED , BOJ, et BOE mais je suis certain que monsieur M. Draghi n'a jamais demandé des relances budgétaires en Europe, ou alors, j'ai raté un épisode. La position officielle de la BCE est que les Etats de la ZE doivent faire des réformes structurelles.
Cordialement
a écrit le 28/08/2016 à 16:24 :
@Francky 26/08/2016 11:24
La déflation, c'est cela en termes simples.
La baisse des prix incite les particuliers et entreprises à reporter leurs décisions d'achats dans l'attente de nouvelles chutes de prix. En conséquence, la consommation globale baisse et les stocks des entreprises augmentent puisque celles-ci ont des difficultés pour vendre leur production. Les entreprises sont donc obligées de réduire leur production mais aussi leurs investissements. Les embauches sont gelées (ou les salaires sont réduits) et le chômage progresse (car il y a des plans sociaux). In fine, cela influe sur les revenus globaux des ménages et les profits des entreprises. Il en résulte de nouvelles baisses de la consommation des ménages et des investissements des entreprises. C'est un cercle vicieux qui s'entretient.
Le Japon vit cela depuis 40 ans car il faut bien essorer les bulles financières et immobilières des années 70 à 90. Le Nikkei est passé de 40 000 en 1990 à 16 000 aujourd'hui: c'est un indicateur qui ne trompe pas.
Cordialement
a écrit le 28/08/2016 à 12:41 :
Il est vraiment temps que les banques centrales fassent la remise de leurs dettes aux états de leur ressort. Une société grevée par les dettes et menacée d'usure, ne peut prospérer. Cette crise de 2008 aura eu le mérite de montrer que le taux d'intérêt peu durablement être nul voire supprimé et que l'argent n'est pas cher à créer. Ce qui est important, ce n'est pas faire de l'argent avec l'argent, mais créer de la valeur avec l'argent.
Réponse de le 29/08/2016 à 21:49 :
C'est vrai ! les banques centrales ne savent plus quoi faire. Elles auront au moins prouvé que l'argent n'est même plus du papier, juste un jeu.. .d'écritures.
Cela ne veut pas dire qu'on peut faire n'importe quoi ! C'est la mondialisation qui est responsable avec les anciennes concurrences déloyales que sont toujours le travail au noir, le bricolage - facilité par les 35 h et les grandes surfaces de bricolage grandes importatrices de produits délocalisés et d'obsolescence programmée - la robotisation et, cerise sur le gâteau, les délocalisations ou fumisterie fromentée par nos élites dépassées et profiteuses, imbues aussi de leurs diplômes !
Un peu plus bas dans les commentaires vous trouverez un complément d'explication !
a écrit le 28/08/2016 à 12:36 :
LE CAPITALISME A DONNEE PLUS DE VALEUR A LA SPECULATION QU A LA VALEUR PRODUCTIVE ET MARCHANDE ? POUR INVERSER L ECONOMIE IL FAUDRAS DE NOUVEAUX DONNEE PLUS DE VALEUR AUX TRAVAIL /RENUMERATION/AFIN QUE CEUX QUI PRODUISE PUISSENT AUSSI PROFITER DES NOUVEAUX PRODUITS ARRIVENT SUR LE MARCHE /ON ET TRES LOIN DU COMPTE??? LES PAYSANS AUJOURDHUI EN SONT UN EXENPLE? IL Y A D AUTRE ? TELQUE SES JEUNES SUREXPLOITE EN PETIT CONTRAS COURT ET AUX SMIC???EXT EXT
Réponse de le 29/08/2016 à 21:34 :
100 000 jobs à 0,80 € à saisir.
Il serait temps de comprendre que nous manquons de demande !
1/ le travail permet d'intégrer rapidement un réseau social et économique
2/ permet au migrant de comprendre plus vite le fonctionnement d'un pays en se sentant utile et
3/ permet aux allemands de mieux accepter les migrants qui démontrent qu'ils veulent TRAVAILLER.
Assez d'accord avec Coluchea78 ! à certaines conditions !
Ce n'est pas le Progrès qui est responsable du chômage, le Progrès n'est qu'un gain de temps, on peut en faire ce qu'on veut. C'est la Concurrence excessive, dans la mesure où elle élimine les moins performants, qui est responsable du chômage, qui n'est que du temps de loisir stocké sur un nombre limité de têtes. Ceux qui restent au travail ne supporteraient pas qu'ils aient un revenu égal, évidemment.
D'autant moins que les entreprises bénéficiant d'une main d'oeuvre bon marché puissent faire une concurrence déloyale aux autres !
Le moment n'est-il pas venu de diminuer la concurrence et le stress en privilégiant l'emploi et les salaires ? au détriment des prix, évidemment. Les prix sont du pouvoir d'achat en miettes, retiré aux salariés et invisible aux yeux des banques. Or le moteur de l' Économie est le crédit !
Il faut changer de chemin ! Il faut redonner aux banques des emprunteurs crédibles dont l'emploi est stable, quitte à en diminuer la durée !
Il faut donc que les entreprises aient intérêt à payer et à embaucher : le remplacement des cotisations - ou système du chacun pour soi - par la TVA diviserait par 2 le coût de l'augmentation des salaires ou de l'embauche à valeur ajoutée égale, et mettrait hors jeu toutes les concurrences déloyales comme le travail au noir, le bricolage - facilité par les 35 h - la robotisation et les délocalisations !
Une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée avec déduction maximale de 2 SMIC obligerait la plupart des entreprises à faire ce qu'elles souhaitent toutes que les autres fassent.
On pourrait payer plus quitte à payer 50 % sur l'excédent ou sur les 50 % restants.
A l'intérieur de cette taxe de 50 %, comprise dans celle-ci une taxe de 20 à 30 % assortie d'un crédit d'impôt avec déduction maximale d'1 SMIC récupérerait les rentes de situation des entreprises dominantes.
Seule la participation effective de l'entreprise , en dehors du crédit d'impôt, serait déductible de la taxe de 50 % réservée à la masse salariale.
Une redistribution partielle de la TVA la rendrait non seulement juste mais progressive et en rapport avec les revenus, l'allocation étant forfaitaire. Cela devrait s'appliquer à la TIPP qui est aussi injuste que la TVA.
N'ayant plus de déficits dus aux concurrences déloyales l' ÉTAT pourrait prêter aux pays pauvres sans intérêt autre que de développer nos exportations, devenues très compétitives, car hors TVA, donc hors taxes.
Faire payer nos cotisations retraite et sécu, sans parler des cotisations chômage- plus elles ont augmenté en 50 ans - x 48 pour les salariales et par 24 pour les patronales- plus le chômage a augmenté ! logique : elles entrent dans les prix et la TVA s'y ajoute ! - à nos acheteurs étrangers - n'est pas très intelligent, ils n'y ont pas droit !

C'est cela que nous devons proposer à l' Europe et au Monde, presque aussi paumés que la France. Le réchauffement climatique catastrophique impose un changement complet de l' Économie !
a écrit le 28/08/2016 à 11:03 :
Donner un nouvel élan, par l'investissement, à la hausse de la production par heure de travail, qui a été ramenée d'une moyenne de 3% par an entre 1947 et 1973 à 0,5% depuis 2010 ?? Les retraites bloquées depuis 3 ans en France, la sérieuse réduction programmée de ces mêmes retraites pour les suivants, sont un énorme frein à la relance la consommation d'où cette frilosité générale pour investir. Contradiction totale entre ce nouvel élan à la hausse de la production par heure de travail et le chômage qui en découle automatiquement. Les robots ne cotisent à aucune caisse bizarre non?
a écrit le 28/08/2016 à 9:24 :
Que peut l'investissement public dans le développement de l'économie, si ce n'est sur certains secteurs, comme le BTP -justement rappelé dans cet article-..? Améliorer les autoroutes ou las transports dans nos sociétés peut avoir un impact, mais très à la marge.. Vous en connaissez des entreprises qui se plaignant de la qualité des moyens de transports en France? En quoi NDDL va développer la région, si on switche simplement un aéroport pour un autre (le sud de Nantes sera moins bien desservi, le Nord mieux desservi mais pour beaucoup plus cher..). Les Usa sont plutôt derrière nous, avec des infrastructures plus vieillissantes, et ils ont probablement plus à faire dans ce domaine que nous..
a écrit le 27/08/2016 à 21:17 :
Le capitalisme est à la croisée des chemins. D'un état stationnaire depuis la crise de 2008, il tend vers un déclin. "L'engorgement du marché, la croissance de la population, l'épuisement des ressources naturelles conjointement à la baisse des salaires et du taux de profit conduisent à limiter la croissance économique dans les économies de marché".... (Adam Smith 1723-1790).
Les Banques centrales, le FMI demandent finalement aux Etats de se substituer aux banques et de faire de la relance Keynésienne...Sous-entendu en empruntant aux Banques...moyennant un intérêt. Niet. Pour cela il faut soit nationaliser les Banques, soit revenir au financement de l'Etat via le Trésor et la Banque de France, ce qui se fait SANS intérêt. Il faut aussi sortir de l'euro....
a écrit le 27/08/2016 à 15:12 :
Le marché est ce qui l'est , pressurisé par ceux qui ne produisent rien . Enfin de compte une énorme bulle monstrueuse qui va encore nous éclater à la figure .
a écrit le 27/08/2016 à 12:25 :
L'euro a déresponsabilisé les gouvernements parce la monnaie n'est plus de leur ressort, elles ne peuvent que subir!
a écrit le 26/08/2016 à 22:49 :
« La politique monétaire n'est pas bien équipée pour traiter des problèmes à long terme, tels que le ralentissement de la hausse de la productivité »(Stanley Fischer, le vice-président de la Réserve fédérale américaine).
Ici, le problème de la productivité n'est pas technique mais dû à une baisse tendancielle de la part de marché de la production américaine(mais aussi de touts les pays mais plus prononcée pour les pays occidentaux) sur le marché mondial.Un long processus que l'on peut observer depuis les années 60 jusqu'à nos jours.

Plus, le nombre de pays émergents augmentent, plus la part de marché de chaque pays se rétrécie(sauf les pays en décollage économique comme la Chine dans les années 90 mais actuellement la tendance s'est inversée et se traduit par la baisse tendancielle du son taux de croissance).

Où va cette baisse tendancielle des parts de marché ? Il arrivera un moment où les parts de marché descendront au dessous de la production nationale de la plus part des pays développés, alors la croissance devient impossible.C'est la récession à l'infinie.On atteint la limite suprême du capitalisme:le commerce devient impossible, l'argent n'aura plus aucun sens.On verra alors les chômeurs(devenu majoritaire dans la population des pays developpés) renverser les pouvoirs politiques partout.

C'est vers ça qu'on se dirige.Il suffit de regarder le mouvement du taux de croissance(non seulement des pays industrialisés mais aussi la croissance mondiale elle-même) sur une longue période, il est en baisse tendancielle.

La production capitaliste sera remplacé par quoi ? Par une production dont le but est la satisfaction des besoins sociaux(Karl Marx a assez parlé de cet type d'économie).On ne produit plus pour vendre mais pour repartir rationnellement les produits entre touts les producteurs selon la quantité et la qualité du travail de chacun.

D'autre part tout le monde doit travailler, il faudra alors un investissement massif en moyens de travail pour que tout le monde puisse s'occuper et baisser ainsi le temps de travail.Cette baisse du temps de travail permettra à chacun de se former librement pour hausser infiniment ses compétences professionnelles dans touts les branches et augmenter ainsi ses revenus.Ce sera la seule façon de s'enrichir.
Réponse de le 28/08/2016 à 12:23 :
EXAT???IL NE FAUT PAS ESSITE A LANCEZ DES BASSES D INFRATRUCTURES QUI TRAVERSSE LES CONTINENTS? LE COMMERCE A BESSOIN DE TRUCTURES ET INFACTRUTURE QUI VONT VITE ET QUI RELIES LES HOMMES AUX 4 POINT CARDINAUX??? L INTERNET PERMETRAS DE CHANGER LES ECHANGE COMMERCIAUX AVEC SES NOUVELLES INFRACTRUTURES???
a écrit le 26/08/2016 à 20:55 :
Baisse des taux d’intérêt : il faut se rappeler que le but est que les banques financent l'économie réelle au lieu de placer leurs liquidités dans les banques centrales ou de les jouer au casino financier . Deux impossibilités principales à cet objectif :
- le modèle de banques universelles qui permet ce détournement des fonds publics .
Dans le bilan agrégé des 5 grandes banques françaises (=3 fois le PIB de la France),
48 % seulement sont consacrés aux prêts et créances !
- les gouvernants, loin de prendre leurs responsabilités en toute indépendance, engagent des représentants du système bancaire. Exemples bien connus ...
Compétitivité avec bas salaires, faible inflation et politique de l'offre conduisent dans le mur. Même Patrick Artus semble s'en apercevoir .
a écrit le 26/08/2016 à 17:26 :
Le FMI change de politique ! Ca c'est nouveau. Alors fini les restrictions, vive le déficit budgétaire ! Il faudrait le faire savoir à Bruxelles, qu'ils changent le 3 % en disont 30 % ???
Quel chef d'entreprise Kamikase, va investir dans un nouveau parc de machines, alors qu'il én a déjà arrét une partie et licencié les opérateurs ? Il faudrait relancer : Consommez, mais consommez-donc. Por cela il faudrait bien sur augmenter les salaires, bloquer les prix et fermer quelque peu les frontières. Qui va commencer ? Les Polonais peut-être.....
Réponse de le 27/08/2016 à 14:38 :
Effectivement, l'ordo-libéralisme est une impasse . Ce n'est pas en réduisant la demande (salaires en baisse, chômage) que vous améliorez les profits (au-delà de 2-3ans), surtout si vous empèchez les états de lancer des marchés .
a écrit le 26/08/2016 à 15:54 :
Trois décennies de réal-supercherie ne suffiraient-ils pas ? La monnaie et le monétarisme ne sont que des instruments. Revigorer un capitalisme traditionnel avec un capitalisme d'enchères spéculatives sur un avenir incontrôlé conduit aux fausses interrogations contemporaines. En France, pour reconstruire après la Libération, l'on a bâti des projets , relativement faciles à déterminer sur la base d'une reconstruction évidente, et l'on a construit un régime social de sauvegarde par répartition et un régime financier dit d'épargne-crédit, l'effort pour économiser en épargnant justifiant la faculté d'emprunter. Aujourd'hui, l'on cherche à dépenser, n'importe comment, sauf en spéculant sur un marchandage de casino fixant la valeur des biens et des choses. C'est au plus culotté de gagner. Les banques et les banques centrales ne sont que des commandités d'Etats commanditaires, sauf à inverser les rôles pour déresponsabiliser.
a écrit le 26/08/2016 à 12:17 :
Les banques centrales ne sont que le rempart des banques. Les banques vont mal a cause des taux d'intérêt faibles et ne font plus leur travail de distribution du crédit. Alors, il est plus facile d'endetter encore plus les états pour relancer l'inflation et conserver la rente d'intérêt qui serait ainsi restaurée. Mais une société sur-endettée ne peut prospérer qu'avec des taux nuls et à condition que les banques centrales les garantissent pour longtemps. Les banques de crédit devraient n'être rémunérées qu'à l'acte de prêt et adapter leur coût de fonctionnement. Les banques centrales créant si facilement la monnaie, il n'y a pas lieu de rémunérer sa simple détention par les banques.
Réponse de le 26/08/2016 à 13:18 :
Les banques vont mal 😂
Regardez leurs bénéfices je pense avant de dire n'importe quoi.
Les seules années où les banques subissent des pertes c'est à cause de leurs spéculations disproportionnées, pour ensuite demander les aides d'état et les redistribuer en bonus.
Exemple: goldman Sachs 2008-2010
a écrit le 26/08/2016 à 11:44 :
C'est surtout ce système de banques centrales soi-disant indépendantes qu'il faut remettre en question. On nous a imposé ce type de banque centrale sous le fallacieux prétexte que les gouvernements des démocraties étaient dépensiers par nature et qu'il fallait leur confisquer la planche à billets et les mêmes disent aujourd'hui que les gouvernements doivent faire "de la relance" c'est à dire laisser filer les déficits budgétaires. On nous prend vraiment pour des quiches.
a écrit le 26/08/2016 à 11:24 :
En quoi la déflation est un problème? La loi de l'offre et de la demande régule parfaitement bien les prix. Des fois ils montent, des fois ils baissent. Si les salaires baissaient en meme temps que les prix, ce ne serait pas un probleme. Le pouvoir d'achat ne serait pas modifié. Pourquoi s'acharner à gonfler l'inflation, si ce n'est pour servir des interets aux rentiers et aux banques? Mais chacun sait que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel...
Réponse de le 26/08/2016 à 13:42 :
Vous avez dû beaucoup dormir en cours d économie, hallucinant de lire un truc pareil sur un site d information économique....ça fait peur..je vais me contenter de vous dire que les seuls acteurs à profiter de la déflation c est justement les rentiers( d où, en partie, la position allemande pour proteger ses retraités) Contentez vous je vous en prie des formules creuses comme votre dernière phrase, pitié.
Réponse de le 26/08/2016 à 20:02 :
L'inflation rend service à ceux qui vivent à crédit. La déflation favorise au contraire ceux qui se prémunissent des coups durs. C'est l'opposition entre la cigale et la fourmi. Libre à vous de choisir votre mode de vie, mais ne venez pas donner des leçons aux autres quand vos choix vous mettent dans la panade.
Réponse de le 30/08/2016 à 9:01 :
"L'inflation rend service à ceux qui vivent à crédit. La déflation favorise au contraire ceux qui se prémunissent des coups durs. C'est l'opposition entre la cigale et la fourmi."
Et pourtant, Keynes (pas contredit pas les économistes plus "à droite") appelle l'inflation "l'euthanasie des rentiers". L'inflation provoque une érosion des patrimoines acquis (et particulièrement hérités), et des opportunités inouies pour quiconque veut évoluer. En période d'inflation forte, ces "cigales" que vous conspuez continueront de flamber et seront perdantes, et les "fourmis" pourront en profiter pour se désendetter (de crédits immo, pas de crédits conso) et consommer davantage tout en restant raisonnables.
Réponse de le 06/09/2016 à 19:29 :
@Alatar
Je ne vois pas de contradiction entre "L'inflation rend service à ceux qui vivent à credit" et "Keynes appellee l'inflation l'euthanasie des rentiers".

Un rentier ne vit pas à crédit, il vit du crédit. Il dispose d'un patrimoine et prête de l'argent sur lequel il touché une rente, des interest.

Donc oui, le rentier est fortement défavorisé par l'inflation qui erode son capital de depart (sauf le cas échéant si sa rente est indexée sur l'inflation et si le calcul de l'inflation reflète effectivement la hausse du panier d'achat du rentier).
a écrit le 26/08/2016 à 10:38 :
Manipuler les taux d'intérêts avec des achats d'obligations financés par création monétaire est complètement contre nature. Avec cette logique purement financière et bien tordue, les banques centrales se sont mises dans une impasse pour sauver, en principe, les systèmes bancaires. Et ce sont les retraités et les épargnants en général qui trinqueront quand il faudra bien prendre les pertes sur les portefeuilles d'obligations, pour remettre la courbe des taux au niveau normal pour des économies saines.
La solution ? : relancer les économies développées en les réinflatant ? en remontant les droits de douanes sur les importations, en abaissant les impôts sur les classes moyennes, et en augmentant les salaires. Quelle horreur !
a écrit le 26/08/2016 à 10:24 :
À quand la vérité et l'impartialité dans la presse!
Les banquiers veulent que les Etats relancent leur dépenses pour relancer la croissance, car eux ont fait "leur maximum" pour essayer sans résultats 😂😂😂😂😂😂😂.
Je ris jaune, le quantative easing comme ils le disent n'est jamais arrivé jusqu'à la population ou les petites entreprises qui sont le réel moteur de la croissance. Tout ses milliers de milliards ne sont restés que dans les mains dans banques pour spéculer et encore spéculer, quelques grosses entreprises en ont bénéficier non pas pour investir mais pour faire de la trésorerie.
Les banquiers veulent que les Etats relancent les dépenses car pour relancer les dépenses il faut emprunter, et emprunter envers qui les banques qui ont besoin de faire remonter les taux des emprunts obligataires au plus bas.
Les Etats sont pour la majorité en état de surendettement, le poids de la dette n'est plus soutenable car ils empruntent pour payer les intérêts aux banquiers, ils sont dans la même situation que toutes ses personnes piégées dans les crédits à la consommation. Cela fait 50 ans que les impôts n'arrêtent pas d'augmenter et voilà que presque 90% de la valeur crée en France est récupéré sous forme d'impôts, taxes, charges, amendes etc etc... Et la population suffoque ....
A la différence c'est qu'un état ne doit pas faire faillite autrement se seront les banquiers qui seront perdants. Et tout le monde le sais la banque c'est comme le casino, elle ne perd jamais.
Malheureusement la solution aujourd'hui ne peut résider que dans l'annulation des obligations d'état pour ramener de manière pérenne le niveau d'endettement des Etats et que ces derniers puissent investir. L'argent libéré par l'annulation des obligations à rembourser et mécaniquement par les intérêts versés chaque année aux banques permettraient aisément de réinjecter cet argent dans la vrai économie source de croissance au lieu s'engraisser les banques et les multinationales.
Le sujet ne peut pas être traité en quelques lignes mais la réalité est celle là. A quand un réveil des populations pour arrêter cela ??
Réponse de le 26/08/2016 à 11:45 :
Bonne réponse, juste c'est que les pompiers sont des pyromanes, qui a endéttés les états sinon les banques (et les taux négatifs vont nous exploser à la figure)Ils sont forts ces finançiers !!!!
Réponse de le 26/08/2016 à 12:22 :
100 % d'accord avec votre analyse...pour info...la BCE a injecté plus de 2000 milliards dans les banques avec pour mission d'aidé l'économie réel ( PME/TPI/PMI etc., ) à peine 10 % de cette somme est allé à l'économie le reste les banques ont spéculé avec ...et tout cela sous les yeux complices de nos gouvernants...cherchez l'erreur !!!
Réponse de le 06/09/2016 à 19:39 :
Certes, le poids de la dette est lourd, mais rien n'oblige les Etats à s'endetter, meme pas les banquiers qui, s'ils leur font les yeux doux, ne leur mettent pas le couteau sous la gorge.
N'oublions pas la responsabilité des Etats, ou plutôt des gouvernants élus, qui n'ont que trop tendance, pour caresser leur électorat dans le sens du poil, à multiplier les dépenses non productives (à savoir les dépenses qui ne génèrent pas de flux financiers supérieurs au montant initial de la dépense). Le système social dont nous sommes si fiers contribue massivement au chômage, quand on arrive à des taux d'impôts + charge supérieurs à 50% du coût du travail, oui, cela incite les entreprises à délocaliser ou à automatiser... Sans parler des autres surcoûts générés par l'Etat, à travers une foultitude de normes, réglementations, contraintes... qui toutes représentent de multiples coûts, coût pour se maintenir informé, coût pour adapter son activité, coût de production dans certains cas...
a écrit le 26/08/2016 à 10:08 :
Soutenir la croissance: c'est initier des grands travaux dont les bénéficiaires seraient les générations futures et non les présentes, la conquête spatiale en fait parti!
Réponse de le 26/08/2016 à 12:13 :
oui mais c est les vieux qui votent en 2017. donc on va construire des rond points ou continuer la politique de l immobilier cher a coup d APL, de PTZ et de Scellier/Pinel
Réponse de le 26/08/2016 à 14:02 :
La conquete spatiale, cette activité de l'inutile, comme le congrés americain l'à trés bien compris en sabrant de plus en plus le budget de la Nasa ........
a écrit le 26/08/2016 à 9:56 :
Etats-Unis, Japon et Royaume-Unis sont les trois états ayant jouée le plus avec leurs banques centrales et sont les trois états les plus endettés au Monde et ce sont encore les trois états qui vont lancer des grands chantiers.... N'est-ce pas le modèle économique qu'il faut changer! Une vision encore bien anglo-saxonne du monde!
a écrit le 26/08/2016 à 9:47 :
ne soyez pas naive
la baisse des taux n'avait pas vocation a relancer l'investissement
elle avait vocation a faire baisser les devises, puis a faire baisser la charges financiere de la dette pour les etats
Réponse de le 26/08/2016 à 16:33 :
Madame Christine, fait péter la poire !!!
Réponse de le 27/08/2016 à 14:46 :
Réponse à Dingo
Au fait Mme Christine nous a t-elle remboursée les 420 millions d'euros qu'elle a étourdiment donné à son ami Tapie ?

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