Défaillances d'entreprises en 2020 : +30% dans le monde mais +43% aux États-Unis, selon la Coface

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(Crédits : Reuters)
Les transports premier secteur le plus touché, puis l'automobile, la métallurgie, la distribution et le textile-habillement: voilà les 5 secteurs les plus fragilisés par la pandémie de Covid-19, selon les projections de la Coface. Parmi les économies avancées, les États-Unis devraient être particulièrement affectés avec une augmentation de 43% de ces défaillances.

Les défaillances d'entreprises dans le monde vont augmenter d'un tiers d'ici 2021 par rapport à 2019, "malgré les mesures de soutien public" à l'activité, selon un rapport publié lundi par l'assureur-crédit Coface.

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Parmi les économies avancées, les États-Unis devraient être particulièrement affectés avec une augmentation de 43% de ces défaillances, qui devraient aussi croître de 37% au Royaume-Uni, de 24% au Japon, de 21% en France et de 12% en Allemagne, d'après ces projections.

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Les pays émergents pas épargnés

Les pays émergents ne seront pas épargnés avec une hausse prévue de 44% au Brésil et de 50% en Turquie, ces Etats subissant les contrecoups de "la chute des recettes touristiques", des transferts d'argent des travailleurs expatriés et de la baisse des cours des matières premières, selon le rapport qui prévoit une baisse du PIB mondial de 4,4% cette année.

 "Risque de crédit des entreprises à court terme"

"La forte hausse de sinistralité reflète une montée du risque de crédit des entreprises à court terme (6 à 12 mois)", d'après la Coface qui liste en premier les transports, et en seconds l'automobile, la métallurgie, la distribution et le textile-habillement, comme étant les secteurs les plus fragilisés par la pandémie de Covid-19.

La crise du coronavirus est "avant tout, une crise de la mobilité qui remet en cause durablement nos modes de déplacements à la fois quotidiens et épisodiques, locaux et à l'étranger", souligne l'assureur crédit.

"Les niveaux d'endettement du secteur automobile mondial s'envolent, ce qui devrait inciter de nombreuses entreprises à vendre des actifs et se restructurer", prédit-il.

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En outre, "le passage des moteurs à combustion aux moteurs électriques exercera sans aucun doute une pression supplémentaire sur les fournisseurs", prévient Coface, qui estime que "les constructeurs automobiles traditionnels ayant investi suffisamment dans ces technologies avant la crise Covid-19 risquent de connaître des situations moins difficiles".

A l'opposé, "le secteur pharmaceutique et, dans une moindre mesure, l'agroalimentaire et les TIC (technologies de l'information et de la communication) sont les secteurs les plus résilients", selon l'étude.

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Pour ce dernier secteur, Coface identifie toutefois des risques liés au "renforcement de la réglementation visant à garantir une meilleure protection des données des consommateurs" par exemple pour Google et Facebook ainsi que "la guerre commerciale" qui peut "aggraver des problèmes d'approvisionnement" comme avec la récente décision américaine de bloquer les livraisons de semi-conducteurs au chinois Huawei.

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Commentaires
a écrit le 09/06/2020 à 7:52 :
Comparaison idiote, chez nous il faut attendre la fin de l'été, pour se faire une idée.
a écrit le 08/06/2020 à 22:50 :
Par rapport aux Etats-Unis... Obsession des médias français de comparer en permanence la France avec un pays 5 fois plus peuplé qu'elle, 17 fois plus grand qu'elle et un PIB 7 fois plus élevé que le sien.
a écrit le 08/06/2020 à 16:06 :
Il y aurait un travail vraiment intéressant à faire, mais un boulot de fourmis aussi, ce serait de connaître les entreprises qui vont fermer du fait du covid et des changements de directions et autres mouvements de restructurations qui ont suivi ou suivront, surtout aux états unis puisque au final nous voyons bien que le monde ne fait toujours que suivre l'Amérique qui doit d'ailleurs commencer à se sentir bien seule.

Avec le néolibéralisme tout un tas d'activités économiques se sont installées particulièrement néfastes pour la planète et son humanité, je pense au business sur les dettes de toutes sortes, je pense à ces produits de consommation achetés et jetés dans la journée et autres produits de toujours plus mauvaise qualité, et-c et-c...

La photo que vous avez mis pour illustrer est particulièrement éloquente, on peut quand même profondément s'étonner que les états unis, alors qu'avec un président le plus tyrannique qu'il soit selon ceux qui veulent bien nous le rabâcher sans arrêt, aient confiné tandis que sa population aurait supporté sans problème un non confinement, tandis qu'ils porteraient maintenant tous des tee shirt et autres avec écrits "j'ai survécu au covid" avec fierté et orgueil qui caractérise les citoyens de ce pays, cela reste totalement incompréhensible.
a écrit le 08/06/2020 à 15:53 :
Mouais, mais il y a défaillance et défaillance. Chez les méchants ultraliberaux americains, un chapitre 11 c'est les créanciers qui s'en prennent plein les dents (le prix du risque avec le risque) alors qu'en france une liquiidation judiciaire la cafetiere part a un euro et on essaie de se rembourser avec un seau rempli de bouts de tuyaux "retour de chantier".
2 conceptions de la défaillance assez différentes
Reste une certaine logique, le titre ""la france deux fois moins touchée"" et la ligne d'adresse, ""les etats unis deux fois plus touchés"". Un partout la balle au centre.

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