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Accident d'un Boeing 737 MAX : la porte détachée retrouvée dans le jardin d'un enseignant

latribune.fr

Publié le 08 janvier 2024 à 10:22 - Mis à jour le 08 janvier 2024 à 10:22

Environ 171 avions dans le monde sont concernés par des inspections avant de pouvoir reprendre le vol a indiqué la Federal Aviation Administration (FAA) (photo d'illustration).

Environ 171 avions dans le monde sont concernés par des inspections avant de pouvoir reprendre le vol a indiqué la Federal Aviation Administration (FAA) (photo d'illustration).

LINDSEY WASSON

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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La porte du Boeing 737 MAX de la compagnie Alaska Airlines, qui s'est détachée du fuselage peu après le décollage, a été retrouvée. Un soulagement pour les autorités aéronautiques américaines, qui jugent cette pièce cruciale pour aider à comprendre la cause de cet incident. Depuis vendredi, de nombreux avions de ce type sont cloués au sol pour inspection et des dizaines de vols ont été annulés dans le monde.

Il est encore trop tôt pour savoir pourquoi un panneau de porte s'est détaché de la carlingue d'un avion en plein ciel à près de 5.000 m d'altitude. Pour rappel, c'est arrivé vendredi dernier peu après le décollage sur un vol de la compagnie Alaska Airlines, parti de l'aéroport international de Portland (Oregon, nord-ouest) avec 171 passagers et 6 membres d'équipage à son bord.

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Aux Etats-Unis, un Boeing 737 MAX perd une porte en plein vol et atterrit d'urgence

Pour déterminer les causes de cet incident, il était crucial de retrouver ce panneau. C'est chose faite. La cheffe du National Transportation Safety Board (NTSB) a déclaré ce dimanche 7 janvier au soir qu'un enseignant l'avait trouvé dans son jardin de la ville de Portland, dans l'État américain de l'Oregon.

« Je suis heureuse d'annoncer que nous avons trouvé le panneau de porte »,a déclaré Jennifer Homendy, présidente du NTSB, lors d'une conférence de presse.« Il[ndlr : l'enseignant]a pris une photo. Sur les photos, je peux juste voir l'extérieur du panneau de la porte, les parties blanches. Nous ne voyons rien d'autre, mais nous allons aller le chercher et commencer à l'analyser ».

La responsable a par ailleurs reconnu : « Nous avons beaucoup, beaucoup de chance que cela ne se soit pas terminé de façon plus tragique ». Car aucune personne n'est décédée malgré la brutalité de l'incident. Selon la NTSB, personne n'était assis aux deux places à côté de la cloison qui s'est envolée. Mais selon des passagers cités par le quotidien de Portland, The Oregonian, un adolescent assis dans cette rangée a eu sa chemise arrachée par la décompression, occasionnant des blessures légères.

Immobilisation en attendant les inspections

Après ce dysfonctionnement très rare, la Federal Aviation Administration (FAA) a « exigé des inspections immédiates de certains Boeing 737 MAX 9 avant qu'ils ne puissent reprendre le vol », comme annoncé sur X (ex-Twitter). Elle a ajouté qu'environ 171 avions dans le monde seraient concernés, chaque inspection prenant quatre à huit heures. Il s'agit plus précisément des modèles ayant « la porte du milieu bouchée », selon la directive de la FAA publiée sur son site. Ces avions ont une porte condamnée et masquée par une cloison qui ne laisse apparaître qu'un hublot, selon la NTSB, une configuration proposée par Boeing aux clients qui le demandent.

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Boeing 737 MAX : après l'incident d'Alaska Airlines, les trois-quarts des MAX 9 cloués au sol

En conséquence, les compagnies aériennes et les organismes de sécurité du monde entier ont immobilisé certains Boeing 737 MAX 9 dans l'attente d'inspections, et des dizaines de vols ont été annulés. Ainsi, United Airlines, qui possède la flotte de 737-9 la plus importante au monde, a annoncé à l'AFP laisser au sol 46 appareils, 33 ayant déjà été examinés. Alaska Airlines a précisé samedi sur X (ex-Twitter), qu'après avoir inspecté « plus du quart » de sa flotte de 65 appareils 737 MAX-9, elle n'avait encore trouvé aucun « élément préoccupant ». Les compagnies Aeromexico, Copa Airlines - qui exploite 21 de ces appareils - et Turkish Airlines - qui en détient 5 - ont elles aussi annoncé avoir cloué leurs avions au sol pour vérifications.

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En revanche, l'agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a indiqué qu'aucun opérateur en Europe n'utilise le 737 MAX 9 avec les options techniques concernées. La compagnie Singapore Airlines (SIA) a aussi fait savoir qu'elle n'utilisait pas d'appareil du type à contrôler et n'était donc « pas touchée » par la mesure.

Nouveau déboire pour le 737 MAX

Le directeur général de Boeing a convié ses salariés à une réunion sur la sécurité qui doit se tenir mardi dans l'usine du constructeur située dans l'État de Washington (nord-ouest du pays), a indiqué l'entreprise dimanche soir.

Cet incident intervient alors que le 737 MAX, avion-vedette de Boeing, sortait de plusieurs années de déboires. Suite à deux accidents en 2018 et 2019, ayant fait 346 morts au total, ce modèle d'avion est resté cloué au sol pendant 20 mois et l'entreprise a dû mener des changements dans le système de contrôle en vol. Plus récemment, des problèmes avaient été rencontrés sur une partie du fuselage si bien que Boeing avait annoncé fin août un ralentissement de sa cadence de production et de livraisons.

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Pour autant, le 737 MAX avait réussi à se positionner comme le modèle de Boeing le plus expédié. En novembre, sur les 56 appareils livrés par le groupe, 45 étaient de ce type. Et le carnet de commandes atteignait plus de 4.000 unités à fin décembre, ce qui laissait entrevoir une belle année pour Boeing. La suite de l'enquête pourrait néanmoins assombrir cet horizon.

(Avec AFP)

latribune.fr

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