B 737 MAX : ce scénario du pire qui pourrait coûter très cher à Boeing

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(Crédits : Joshua Roberts)
La suspension de vols de toute la flotte de B737 MAX risque d'entraîner une interruption des livraisons d'avions, et le paiement de compensations et de pénalités aux compagnies aériennes. Le montant de la facture dépendra de la durée de la suspension des vols. Analyse.

Arrêt des livraisons, de la production, compensations aux clients, perte à court terme des campagnes de ventes en court au profit d'Airbus : vingt-deux mois à peine après la mise en service du premier Boeing 737 MAX, la suspension des vols de l'appareil peut, dans le pire des scenarios, coûter très cher à l'avionneur américain. Tout dépendra évidemment de la durée de la suspension des vols décidée depuis l'accident d'un B 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines ce dimanche par les différentes autorités de l'aviation civile un peu partout dans le monde, dont celle des Etats-Unis depuis hier.

Analyse des boîtes noires en France

La durée de la suspension sera liée au temps qu'il faudra pour identifier concrètement les dysfonctionnements de l'avion, concevoir une solution fiable, et certifier celle-ci. Difficile en l'absence d'indications précises d'établir un calendrier aujourd'hui. Seule l'analyse des boîtes noires de l'avion qui sera faite en France permettra aux autorités d'établir un diagnostic précis sur les raisons de l'accident d'Ethiopian Airlines, quatre mois après celui d'un avion du même type de Lion Air avec de fortes similitudes.

Pour autant, lors d'une conférence téléphonique mercredi citée par l'agence Reuters, la direction de l'aviation civile américaine, la Federal Aviation Administration (FAA), a lâché que cela allait prendre "des mois" avant que les problèmes de logiciels des Boeing 737 MAX soient réglés.

"Une problématique de logiciels peut se régler rapidement autour de 4 à 5 mois. D'autant plus si une solution temporaire est mise en place. Si la défaillance concerne des systèmes critiques avec des design faussées, cela peut aller jusqu'à 12 mois", indique à La Tribune un expert.

Interruption des livraisons

La durée de la suspension des vols est donc cruciale pour Boeing. Car elle dictera la  durée de l'interruption des livraisons. A raison d'une cinquantaine d'avions livrés par mois (un B737 MAX 8 ou MAX 9 valant au prix catalogue entre 125 et 130 millions de dollars), la perte de chiffre d'affaires peut-être considérable en cas de suspension longue. Par ailleurs, les compagnies impactées (celles qui ont reçu les 371 appareils aujourd'hui cloués au sol et celles qui devaient les recevoir prochainement) exigeront des compensations financières. Les négociations porteront notamment sur les frais de location d'avions pour remplacer les B737 MAX et sur le surcoût opérationnel de ces appareils de substitution. Norwegian a déjà posé le problème sur la table.

Par ailleurs, une interruption longue des livraisons entraînera un chamboulement du calendrier de livraisons. Avec à la clé de fortes pénalités à payer aux compagnies aériennes. Elles seraient d'autant plus élevées que le nombre d'avions et de clients de cet avion est important. Plus de 4.000 appareils sont en commande.

A cela s'ajoute évidemment le risque d'annulation de commandes. Une telle interruption des livraisons pourrait également faire le jeu de l'A320Neo d'Airbus, au moins à court terme. Airbus peut en effet en profiter pour "aller chercher des parts de marché" sur des clients traditionnels de Boeing.

En outre, en cas d'arrêt des livraisons, la question du maintien des achats auprès des fournisseurs se posera. Pendant les déboires de la phase d'industrialisation du B787 il y a une dizaine d'années, le constructeur américain avait maintenu les achats pour ne pas les fragiliser sur le plan financier. Plusieurs industriels français, notamment Safran, sont des fournisseurs du B737 MAX.

Lire ici les dernières informations : Boeing suspend les livraisons

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Commentaires
a écrit le 15/03/2019 à 17:13 :
Ce n'est pas forcement un mauvais avion dans sa conception générale, mais le problème majeur reste la complexité des paramètres de vol informatisé...comment peut créer une telle usine à gaz, sachant que les pilotes doivent se former et comprendre la machine en cas de problème immédiat.
Les ingénieurs ont oublié de se mettre à la place des pilotes....face une telle machine.
a écrit le 15/03/2019 à 13:21 :
Lion Air qui n'a pas apprécie que Boeing accuse son pilote d'être à l'origine du crash pourrait annuler sa commande ainsi que la compagnie Garuda.
Même si Boeing réussit à fournir un patch fiable à son logiciel et ses capteurs ,les clients des compagnies suivront-ils ?
Moi je ferai en sorte de prendre des vols sur des Boeings anciens ou sur des Airbus mais en aucun cas sur ces Boeing Max qui nécessitent que tous les pilotes de toutes les compagnies soient super bien formés pour les piloter même après le patch du software et des capteurs.
a écrit le 15/03/2019 à 11:14 :
"La question du maintien des achats auprès des fournisseurs" : certains d'entre eux, communs à Boeing et Airbus, ne pourront-ils pas se concentrer sur la fourniture au constructeur européen, d'autant qu'il me semble que c'est la sous-traitance (moteurs par exemple) qui ralentit les livraisons d'Airbus !!!?
Boeing pourra peut-être également, en partie au moins, réorienter les livraisons de ses fournisseurs vers d'autres modèles à livrer.
Dans les 2 cas, cela permettrait de réduire les délais d'attente des autres modèles...
a écrit le 14/03/2019 à 20:04 :
Un avion tueur dès sa sortie n'est pas un bon avion.
Réponse de le 15/03/2019 à 19:05 :
Quelques " détails " : - 371 exemplaires de B 737 Max déjà livrés - Des similitudes relevées avec le crash en Indonésie en octobre dernier : Trump et Boeing ont attendu 4 mois et la décision récente de plus de 40 pays de suspendre ces vols, pour en faire autant - Une course commerciale engagée avec A 320 , peu favorable à la sécurité dont la FAA devrait être le garant . Un article de Moon of Alabama révèle a) un problème technique entre les 2 ordinateurs de vol et le le système MCAS contrôlant l'angle d'attaque de l'avion. b) une insuffisance de formation des pilotes sur cette question . De quoi nuire à la réputation de la FAA et de Boeing .
a écrit le 14/03/2019 à 18:26 :
Le module logiciel incriminé n'est pas là pour ajouter de la safety à un design précédent qui était certifié. Ce module logiciel est là pour compenser une approche matérielle sur le nouveau design - en gros un allongement avec changement du centre de gravité. En conséquence, on en peut pas désactiver ce module logiciel et retomber dans la situation du design précédent. C'est d'ailleurs pour cela que le constructeur ne l'a pas préconisé après l'accident de Nov2018 en Indonésie. A mon avis, cela prendre au minimum 6 mois, probablement 12. Le constructeur Européen a une approche différente que le constructeur Américain sur ces questions. Condoléances aux familles et aux proches, paix et recueillement pour les victimes.
Réponse de le 15/03/2019 à 13:23 :
Oui mais il était certifié par la FAA...C'est la FAA qui avait autorisé cet avion comme "sûr et fiable".
a écrit le 14/03/2019 à 16:59 :
D'après ce qu'on croit savoir, c'est le disfonctionnement du pilote automatique qui pose problème, suffit sans doute de ne pas s'en servir.
Chez-nous on a aussi des logiciels aberrants, mon fils a acheté un haut de gamme citroen, c5 v6 essence turbo , boîte automatique, le bidule marche bien, 210 cv essence ça rigole pas, puis d'un coup un défaut sur une sonde sans grande utilité sauf pollution, la voiture est en panne autoroute ou pas et il faut 10 mn pour qu'elle accepte de rédémarrer, celui qui a programmé ça c'est un fou dangereux comme celui de Boeing! Bon a enfermer définitivement.
a écrit le 14/03/2019 à 13:51 :
En 1974 tous les Douglas DC10 ont été interdits de vol pendant plusieurs semaines pour u' défaut de conception d'une porte de soute cargo qui se verouillait mal ce qui a entraîné plusieurs catastrophes mortelles dont celle d'Ermenonville. À l'époque la Cie française UTA à été très touchée par cette immobilisation ainsi que toutes les compagnies qui utilisaient cet excellent long courrier.
Réponse de le 14/03/2019 à 16:42 :
Le fabriquant avait fermé les yeux sur un premier accident pour ne pas compromettre ses ventes. Ces déboires ont ruiné McDonnell Douglas qui s'est ensuite fait racheter par Boeing...
a écrit le 14/03/2019 à 12:36 :
Le développement et la mise au point de logiciel embarqué critique est une affaire de super spécialistes ! Malheureusement ce n'est pas toujours le cas. L'A320 de première génération avaient de nombreux problèmes, dont des erreurs de conception des logiciels embarqués qui ont fait des centaines de morts dans plusieurs accidents. Visiblement cela recommence cette fois chez Boeing. Il faut impérativement mettre en place une procédure de validation spécifique et renforcée pour les logiciels embarqués critiques. Seuls des architectes de logiciels temps réel embarqué seront aptes à valider les solutions retenues. Ce n'est pas uniquement une affaire de tests.
Réponse de le 14/03/2019 à 15:11 :
Bonjour, c'est deja le cas.
La specification, implementation, et tests de logiciel embarqué doit déjà satisfaire plusieurs normes, dont la DO 178 (B/C) par exemple (https://en.wikipedia.org/wiki/DO-178B, https://en.wikipedia.org/wiki/DO-178C). Ces normes, derivées en processus de developpement et validation interne encadre déjà les activités SW dans l'aéronautique.
Malheureusement, aucun système n'est parfait, cela incluant l'entreprise elle-même...
Je ne travaille pas dans l'aeronautique, mais suis personnellement architecte SW sur un système de conduite autonome dans l'automobile.
Réponse de le 14/03/2019 à 18:43 :
"L'A320 de première génération avaient de nombreux problèmes, dont des erreurs de conception des logiciels embarqués qui ont fait des centaines de morts dans plusieurs accidents."

Vraiment? Lesquels? Pourriez vous citer vos references? Le 320 n'a pas l'historique que vous prétendez....La diffamation n'est pas loin....
Réponse de le 14/03/2019 à 18:52 :
Il n'y a jamais eu de morts dus à des erreurs de conception de logiciels des A320. Les accidents survenus au début de la mise en service étaient dus à des erreurs de pilotage.
Réponse de le 15/03/2019 à 7:43 :
"  Il faut impérativement mettre en place une procédure de validation spécifique et renforcée pour les logiciels embarqués critiques ": euh, comment dire... cela existe depuis des lustres. DO178/DO254, ARP4754... cela ne vous dis rien ? Combien d'années d'expérience en systèmes embarqués avez-vous pour faire de telles "préconisations " ?
Réponse de le 15/03/2019 à 13:28 :
"des erreurs de conception des logiciels embarqués dans l'A320 qui ont fait des centaines de morts dans plusieurs accidents." N'importe quoi.
Vous confondez avec les sondes pitots dans l'accident du Rio de Janeiro-Paris en 2009,rien n'à voir avec les logiciels embarqués .
Réponse de le 16/03/2019 à 16:56 :
Je réponds aux dénégations : l'A320 a tué pas mal de monde en commençant par un vol de présentation à Habsheim. Pour les détails lire le livre de Michel Asseline à ce sujet "le pilote est-il coupable ?". Mais la doctrine Airbus a toujours été : dernière décision au calculateur, et en cas de pépin charger les pilotes. A titre de second exemple, voir ce qu'a du endurer Chesley Sullenberger après son exploit dans l'Hudson.
a écrit le 14/03/2019 à 12:30 :
vous oubliez les procès des familles d'américains décédés qui même si ils ne pèsent que sur le temps vont obliger Boeing à provisionner de grosses sommes d’indemnisation, sans compter la mise en cause de la FAA en raison du certificat de navigabilité qui n'aurait jamais dû être accordé, ce qui risque de révéler en plus un joli trafic d'influence mais Boeing a l'habitude ils avaient volé des technologies aérospatiales à un concurrent américain et pour éviter un procès avait payé 900 millions de dollars, des fois qu'on découvre qu'ils aient fait pression sur les compagnies et avec leur gouvernement sur les état pour ne pas qu'ils achètent des A 380, vive le new york times
a écrit le 14/03/2019 à 12:06 :
D'après votre titre ce qui vous concerne c'est la perte des affaires chez Boeing et pas la mort des gens ! Quel dommage ! On est des être humain, au lieu d'analyser le problème et trouver une solution vous vous occupez de vos profits ....oh c'est vraiment décourageant !
Réponse de le 14/03/2019 à 12:32 :
en même temps vous lisez la tribune...pour les états âmes... sinon faut lire closer magazine ou paris match
a écrit le 14/03/2019 à 11:54 :
Cela semble à l'évidence plus grave qu'anticipé, le problème est probablement déjà connu de Boeing depuis le premier accident. Le risque politique de maintenir l'appareil en opération apparait soudainement déraisonnable.
a écrit le 14/03/2019 à 11:00 :
Ca s'appelle un accident industriel et aucune compagnie n'est à l'abri. Donc pas de fanfaronnade chez Airbus; le contraire de ce qui s'est passé chez Volkswagen vis à vis de PSA quand ils ont dit qu'ils pourraient s'occuper de leurs ressources humaines et qu'il se sont pris dans la figure le dieselgate juste après. Notons que ça n'empêche toujours pas VW de faire des pubs condescendantes.
a écrit le 14/03/2019 à 9:42 :
Pas grave, ils vont se renflouer aux frais du Pentagone.
a écrit le 14/03/2019 à 9:35 :
Il y a un vrai goulet d'étranglement au niveau de l'analyse des boites noires. Si elles sont lisibles, elles devraient être dupliquées et plusieurs laboratoires mis en concurrence. Un bug dans un programme peut se résoudre en quelques heures. Mourir pour un bug dans une règle arrivera tous les jours lorsque l'Intelligence Artificielle dominera le monde. Il faut dés à présent mettre en place les contre pouvoirs de l'intelligence naturelle.
Réponse de le 14/03/2019 à 11:40 :
Il faut remettre les choses dans leur contexte. L'assistance automatique au pilotage rend le vol plus sûr. Un humain sera toujours plus perfectible qu'une machine. Malheureusement les systèmes étant conçus par des humains, ils ne sont pas à l'abri de connaître des défauts de conception.
Réponse de le 14/03/2019 à 15:29 :
Oui, on compte toujours les quelques morts liés aux défaillances de l'IA, mais jamais les milliers de morts causés par des erreurs humaines. Exemple type, la route.
Combien de milliers de morts chaque année dans le monde à cause de la fatigue, manque d'attention, stress ou agressivité de conducteurs humains???
a écrit le 14/03/2019 à 9:28 :
Espérons qu'avec cette mésaventure industrielle, Air France-KLM (et Transavia leur filiale) achètera des A320 neo pour renouveler la flotte moyen courrier! En tout cas c'est sûr que les compagnies qui ont tardé à faire ce renouvellement vont le regretter, elles pourront difficilement faire jouer la concurrence.
a écrit le 14/03/2019 à 8:51 :
Du pain béni pour Airbus, cette fois ce sont les carnets de commande de Boeing qui devraient ce voir annulés ....
Réponse de le 14/03/2019 à 9:41 :
Doit-on se réjouir des déboires de Boeing ? Certainement pas, car si l'avion est américain, ses composants sont en partie français. Les réacteurs sont fabriqués par Safran, les pneus par Michelin. Safran fournit les trains d'atterrissage et les freins électriques, Thales des systèmes de loisirs à bord, Bigata conçoit les systèmes de sécurité, ajoutons Zodiac Aerospace et Latécoère...etc... Au total ce sont quinze grandes entreprises qui pourraient être impactées et plusieurs dizaines de sous-traitants. De plus des milliers d'emplois sont en jeu.
Réponse de le 14/03/2019 à 10:49 :
AirBus ne va pas gagner grand chose au sujet des déboires du 737 MAX pour la simple raison est que les carnets de commande pour les A20 Neo sont déjà plein à craquer et qu'il y a du travail pour au moins 7 ans !

Bref, le client qui possède des 737 Max et qui souhaite basculer sur du Airbus ne pourra recevoir son premier exemplaire de A320 au mieux avant 4 ans !(sauf commande importante auquel des slots de livraisons sont "libérés" )!
Réponse de le 14/03/2019 à 11:08 :
Et j'ajoute au fait que nombreuses sont les entreprises françaises qui fournissent Boeing, mais que le carnet de commande de l'A320 Neo est déjà bien rempli. Il sera difficile à Airbus de rajouter d'autres commandes, sauf à être en bout de chaine, c'est à dire un délai supérieur à 5 ans.
Réponse de le 14/03/2019 à 11:09 :
Et j'ajoute au fait que nombreuses sont les entreprises françaises qui fournissent Boeing, mais que le carnet de commande de l'A320 Neo est déjà bien rempli. Il sera difficile à Airbus de rajouter d'autres commandes, sauf à être en bout de chaine, c'est à dire un délai supérieur à 5 ans.
Réponse de le 14/03/2019 à 11:34 :
Marre des gens qui ont une vision binaire: Airbus = gentils et Boeing = méchants (c'est l'inverse aux Etats-Unis). Les sous-traitants aéronautiques français se sont vus confier beaucoup de business par Boeing. Les déboires de Boeing va les fragiliser.
A l'inverse, Airbus fait travailler beaucoup de sous-traitants américains...
Réponse de le 14/03/2019 à 13:16 :
Super, il va falloir encore agrandir Mobile et Tianjin
a écrit le 14/03/2019 à 8:39 :
Je ne comprends pas bien: la FAA dit que régler un problème logiciel pourrait prendre des mois, ce qui a du sens, mais au lendemain de l'accident Boeing a dépeché des experts en informatique pour moddifier un logiciel. Ai-je mal compris ?
Réponse de le 15/03/2019 à 8:35 :
Si çà doit prendre des mois, autant commencer tout de suite.
Autre question ?
Réponse de le 15/03/2019 à 8:36 :
Si çà doit prendre des mois, autant commencer tout de suite.
Autre question ?
a écrit le 14/03/2019 à 8:34 :
Il faudra aussi expliquer pourquoi le processus de certification de l'avion n'a pas détecté le problème.
a écrit le 14/03/2019 à 8:34 :
C'est balo que les boites noires soient analysée en France... Cela limite les pressions directes des USA, mais d'un autre coté il ne faudrait pas trop jouer au malin en prolongeant trop longtemps l'analyse pour favoriser Airbus. Cela pourrait se retourner contre nous.
Réponse de le 14/03/2019 à 9:30 :
C'est une claque pour la prestigieuse agence américaine qu'en la FAA dans l'aéronautique. Les pays émergents préfèrent s'en remettre à l'expertise européenne.
Réponse de le 15/03/2019 à 11:22 :
L'Ethiopie a sans doute voulu ne pas se laisser berner par une enquête américaine lorsque les intérêts sont américains : "circulez y a rien à voir" auraient probablement conclu les américains !!!

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