Le comble européen ou quand l'Europe finance la recherche des Israéliens, Turcs, Américains...

 |   |  1004  mots
Les groupes israéliens, dont Elbit Systems, ont reçu 1,7 milliard d'euros de financements européens de la part de l'UE.
Les groupes israéliens, dont Elbit Systems, ont reçu 1,7 milliard d'euros de financements européens de la part de l'UE. (Crédits : Matthieu Sontag via Wikipedia (CC-BY-SA))
Stupéfiant !? L'Union européenne finance des programmes de recherche et d'innovation de groupes israéliens, turcs, américains ou encore suisses et norvégiens. Des groupes qui sont en retour de plus en plus redoutables sur le marché communautaire et sur le grand export.

Cela parait incroyable et pourtant les données sont là, très froides. L'une des annexes de l'étude de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) portant sur "la stratégie des entreprises étrangères en Europe", qui s'appuie sur les statistiques de l'Union européenne (UE), est pour le moins inattendue : l'Europe finance des programmes de recherche (excellence scientifique, primauté industrielle et défis sociétaux) au profit de groupes étrangers, qui y ont accès le plus légalement du monde en tant que membres associés au même titre que les groupes européens. Et pourtant ces groupes sont très souvent les rivaux directs et redoutables de groupes européens... en Europe et sur le grand export. L'UE ne tire-t-elle pas une balle sur ses champions européens ?

Car c'est une véritable auberge espagnole pour tous ces groupes étrangers basés dans une quinzaine de pays. Ils ont déjà pu largement piocher dans les crédits du 7ème programme cadre de recherche et développement technologique (4,14 milliards sur un total de 50,5 milliards d'euros sur la période 2007-2013), puis dans ceux d'Horizon 2020 (2,85 milliards au 20 septembre 2018 sur les 79 milliards d'euros couvrant la période 2014-2020). Soit deux des plus grands programmes de recherche au monde financés par des fonds publics, eux-mêmes alimentés par l'argent des contribuables européens. Au total, une part de 10% du montant du PCRDT a été allouée à des Etats associés et à des Etats tiers, contre 8% pour H2020.

Suisse, Israël et Norvège dans le top 3

Quels sont les pays qui en profitent le plus ? Les groupes suisses font une razzia sur les financements européens : 43% des montants distribués aux Etats associés au titre du 7eme PCRDT (2 milliards au total) et 33% dans le cadre de H2020 (1 milliard d'euros). Soit un joli pactole de 3 milliards au total. Les groupes israéliens ont également très bien compris tout l'intérêt que pouvaient avoir ces fonds de recherche européens. Et cela a bien marché pour eux puisqu'ils ont ravi la deuxième place du podium : 875,1 millions au titre du 7eme PCRDT, puis 704,1 millions dans le cadre de H2020. Soit un total de 1,58 milliard d'euros obtenus. Au troisième rang s'est imposée la Norvège qui talonne Israël avec 1,54 milliard de subsides reçus de l'UE. Suivent ensuite la Turquie (333,9 millions d'euros) et... les Etats-Unis (127,6 millions d'euros). Des pays qui pourtant s'équipent pour certains comme Israël principalement de matériels militaires "Made in USA" et qui n'offrent pas les mêmes conditions de financements aux groupes européens.

Ces financements sont à mettre au regard de la concurrence exacerbée sur les marchés de défense. A l'heure où les entreprises européennes de défense recherchent des relais de croissance sur les marchés grand export, leurs positions sur leur marché domestique respectif, et plus généralement sur le marché européen, apparaissent de plus en plus contestées. L'Europe reste un marché attractif aux yeux des groupes internationaux. C'est le cas historiquement des groupes américains qui ont table ouverte dans une très grande majorité de pays européens (via l'OTAN) et, dans une moindre mesure, les entreprises israéliennes qui se montrent dynamiques en Europe. Ils ont été rejoints par des entreprises venues du Brésil, de Corée du Sud ou encore de Singapour.

Elbit et IAI chassent les financements européens

Pragmatiques et opportunistes, les groupes israéliens, en particulier Elbit Systems et IAI, qui sont au fil du temps devenus de redoutables concurrents des groupes de défense en Europe et à l'export, sont de grands chasseurs de financements européens. Au cours des vingt dernières années, les groupes israéliens ont reçu 1,7 milliard d'euros de financements européens. En contrepartie, Israël a de son côté financé ces programmes à hauteur de 1,4 milliard d'euros. Elbit Systems et IAI sont en quête de financements de l'UE dans des projets "liés aux domaines spatial, sécurité, transport et ICT (technologies de l'information et de la communication, ndlr), en position de participant mais aussi de coordinateur", expliquent les deux auteurs, Hélène Masson et Kevin Martin.

"Il est important de noter la stratégie active d'Elbit Systems dans le cadre des programmes communautaires de R&D (7ème PCRD et Horizon 2020)". Une stratégie qui lui permet "de consolider ses compétences dans des domaines à applications duales tout en développant son réseau de partenaires S&T (Science & Technology, ndlr) en Europe", écrivent les deux auteurs. C'est également le cas d'IAI, qui a été "en mesure de développer un réseau S&T substantiel en Europe".

Selon l'étude de la FRS, "21.300 entités israéliennes ont soumis des projets, dont 3.080 ont été retenus, impliquant 4.435 participants. Parmi ces derniers, on compte 2.450 chercheurs académiques, 1.270 chercheurs travaillant en entreprises et 175 dans d'autres secteurs". Israël peut au final "se targuer d'un positionnement réussi dans le FP7 et H2020", se situant respectivement au 17ème et au 15ème rang des Etats bénéficiaires. En outre, les différentes entités israéliennes impliquées ont coordonné respectivement 779 et 502 projets sur les deux périodes.

Concernant la participation d'Israël à H2020, l'accord d'association garantissant son admissibilité à des financements a été signé in extremis en juin 2014 après de nombreux mois de négociations. "L'UE a imposé de nouvelles conditions qui stipulent que les participants opérant dans des colonies juives ne sont pas autorisés à demander un financement, a précisé la FRS. Au cours des discussions, Israël avait souligné qu'en l'absence d'accord, l'impact serait majeur pour le financement de la recherche nationale (réduction de 40% des financements)". En attendant, les groupes israéliens poursuivent leur montée en puissance grâce en partie à l'Union européenne. Un gag ? Non. Et dire que certains organismes de recherche européens très pointus font l'objet de restrictions budgétaires....

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/12/2019 à 20:48 :
Tous vas bien, l'ons financement les recherche des entreprises etranger avec dè l'argent bien europeen.... Mais tous vas bien... Apres çela , îls vendres leur machine très chere àu clients europeen.
Donc tout bénéfice pour eux ...
a écrit le 12/12/2019 à 21:03 :
J'ai participé au programme FP7 jusqu'en 2013. C'était déjà open bar et fête du slip. Les non européens arrivaient facilement à pomper quelques millions par-ci par-là, sans inquiétude.
Aucun peuple n'accepterait en toute conscience de financer des concurrents sans aucune forme de réciprocité attendue.
Les dindons resteront les européens qui financent leur propre déchéance.
RS
a écrit le 10/12/2019 à 15:22 :
bizarre quand meme on ne parle que d israel pourquoi pas la turquie et que rapporte la suisse au niveau technologie .
a écrit le 06/12/2019 à 15:06 :
On marche sur la tête : il ne manque plus que les chinois qui sont peut être déjà présents à travers une filiale masquée . . . à part effectivement Norvège, Suisse, Israël qui payent leur quote-part.
a écrit le 06/12/2019 à 13:36 :
Article trompeur car ces pays , Norvège, Suisse, Israel, payent leur part aux programmes mentionnés, par ailleurs la Norvège recoit moins qu'elle donne.
Réponse de le 07/12/2019 à 20:04 :
Oui bien-sur, la Norvège donne des milliards à la France, et la reine d'Angleterre c'est Macron. Et il neige sur la Lune.
a écrit le 06/12/2019 à 9:53 :
Nos dirigeants Européens son tau mieux naïfs, au pire crétins. Le rejet de l'Europe s'explique.....
a écrit le 06/12/2019 à 6:32 :
D'après une lecture attentive du nouveau texte adopté par l'AN, je pense que votre article, très bien fait, pourrait être dénoncé et vous-même attaqué pour antisémitisme :

" L’Assemblée nationale [...] estime que la définition [de l'antisémitisme] englobe les manifestations de haine à l’égard de l’État d’Israël justifiées par la seule perception de ce dernier comme collectivité juive ;

Approuve la définition opérationnelle de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste («L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte.»). "

3 décembre 2019.

Bien sûr, il n'y a certainement aucun rapport entre la publication officielle par la France d'un tel texte, et la prise d'intérêts d'Israël que vous décrivez. C'est une pure coïncidence et tout rapprochement serait de l'antisémitisme.

Berf.
Réponse de le 06/12/2019 à 9:02 :
La pensée binaire ou les deux faces d'une même pièce, il serait temps d'élever l'intelligence humaine en prenant du recul sur les phénomènes, surtout rincés de ce genre, là uniquement pour que les peuples se déchirent, en accédant enfin à la pensée complexe, plurielle.

Mais il est tellement important que les classes productrices se déchirent entre elles permettant de ne pas voir la dégénérescence de la classe dirigeante au final.
a écrit le 05/12/2019 à 23:53 :
Ds le domaine de la cyberguerre et de la cybersécurité, les israéliens ont une bonne longueur d'avance et un leadership assumé, imposée par la réalité d'une géopolitique locale très complexe et très instable menaçant leur sécurité depuis la création d'Israel.
On se souvient du virus Stuxnet mis au point en 2007 avec les US pour infiltrer et perturber les systèmes informatiques gestionnaires des centrifugeuses du programme nucléaire iranien...
Leur écosystème unique au monde institutionalisé autour du ministère de la défense et sa pépinière de startup au top ds ce domaine attire fatalement les groupes de défense mondiaux et donc européens ds le cadre de contrats cciaux d'achat, d'échanges ou de recherche de savoir faire.
Je ne vois pas ds ce cas, en quoi l'UE serait pénalisée, sachant que des groupes comme Thales, Atos, Safran, Airbus Group, Cap Gemini... sont très impliqués ds ce domaine et sont forcément à la recherche de très htes compétences.
a écrit le 05/12/2019 à 23:21 :
Il y a un très gros bémol avec cet article. L'argent récupéré par les organisations des pays extra-européens (université, sociétés, chercheurs, etc) qui participent à ces projets ne vient pas du budget européen, mais tout simplement de leur propre gouvernement qui finance donc totalement leur part. Il n'y a a pas d'angélisme ou de stupidité européens mais tout simplement une dose de pragmatisme qui permet, sans débourser un sou, de pomper le savoir développé ailleurs. Ce mécanisme est extrêmement profitable pour l'Europe. Dommage que l'article occulte la réalité et se contente du sensasionnalisme superficiel et erroné.
a écrit le 05/12/2019 à 22:57 :
Ce serait intéressant de parler aussi du financement direct par la BPI de programmes de R&D israéliens.
a écrit le 05/12/2019 à 20:32 :
Effectivement, ces financements relèvent de "commissions" dirigées par des technocrates aux ordres des"atlantistes"…de Bruxelles. D'ailleurs ce n'est pas l'Europe qui finance (il serait temps de faire le distinguo) c'est l'UE, l'Union Européenne, qui est un "système" économico-financier qui n'a rien avoir avec un Etat qui serait "Européen" en toute souveraineté. L'intox continue avec la passivité sinon la complicité des médias.
a écrit le 05/12/2019 à 20:24 :
"Suisse, Israël et Norvège dans le top 3". grosse différence entre ces 3 pays, 2 sont européens, ce qui ne justifie pas ce financement venant de l'UE. Israël est le seul des 3 qui en violation du droit internationale, et de la position de l'UE, occupe, colonise, annexe! Une véritable récompense à cette politique qui au contraire devrait être sanctionnée. Incroyable et affligeant!
Réponse de le 06/12/2019 à 9:17 :
Mais quelles âneries, même si la la suisse se trouve dans le territoire européen que dire de la Norvège ....bon allez dormir ça vous fera du bien.
Réponse de le 07/12/2019 à 10:38 :
Laurent, vous ne savez pas que la Norvège est en Europe ?
Réponse de le 12/12/2019 à 22:35 :
Le "droit international" ne condamne pas l'implantation dans un territoire sans frontière internationale (expressément exclue par les négociateurs arabes des accords de Rhodes en 1949), occupés en réponse à une offensive militaire en 1967 aux objectifs ouvertement génocidaires. L'UE conclut des accords de pêche avec le Maroc dans les eaux du Sahara Occidental occupé sans que cela ne dérange les parangons de vertu du droit international.
a écrit le 05/12/2019 à 19:21 :
Israel a placé des pions au plus haut de la pyramide des gouvernements et de la
commission européenne sans susciter la plus petite réaction de l' état français ni des autres états membres de ces deux entités d' ailleurs largement suspectées d' une lourde imprégnation de pensée des néoconservateurs israélo-us.
Ils sont en ce moment même en train d' essayer de faire voter via l' IHRA une loi visant à empêcher toute critique politique de l' état juif en tentant de l' associer à l' antisémitisme et comme nos états ne mesurent ni les enjeux ni n' offrent la résistance adéquate, ça risque encore de rentrer comme dans un ventre mou.. "Norman Finkelstein réfute la définition de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA)"
En même temps, demain on viendra nous dire qu' Israel et les américains sont nos amis...
Réponse de le 05/12/2019 à 20:07 :
Ah ils sont partout ... dans les airs, sur terre, sous terre, incroyable!
a écrit le 05/12/2019 à 17:35 :
"En attendant, les groupes israéliens poursuivent leur montée en puissance grâce en partie à l'Union européenne. Un gag ? Non. Et dire que certains organismes de recherche européens très pointus font l'objet de restrictions budgétaires.... "

Un article biaisé qui commence par Israël développe sur Israël et finit par Israël.

Les européens misent sur Israël comme partenaire stratégique que çà ne plaise ou pas, et comme l'a fait remarquer l'auteur à son tour Israël réinvestit dans ses programmes à hauteur de milliards,ll s'agit tout simplement d’empreints indirects...
Réponse de le 05/12/2019 à 19:52 :
Un post biaisé de pierro. Hé pierro, y a-t-il réciprocité en Israël ? Quels sont les programmes européens financés par Israël ? Hé pierro, vous voudriez bien avoir l'obligeance de répondre
a écrit le 05/12/2019 à 16:42 :
Je partage les informations et la position de Mr CABIROL
Dans un autre programme européen de recherche concernant le ciel européen , j'ai moi même constaté ) partir de 2013 l'importance grandissante aux rôles des entreprises et compagnies aériennes des pays comme la Turquie et Israel . A l'époque sous l'influence de la Grande Bretagne l'organisme européen de gestion sous l'impulsion du commissaire européen a donné la parole à ces deux pays à qui ont été attribués des budgets . Même chose pour la Suisse et la Norvège mais là le contexte du ciel européen est différent: La Suisse est au centre de l'Europe et à moins de lui dire votre espace supérieur est de gestion européenne( du type Eurocontrol Maastrich) on doit envisager des projets communs. La Norvège a une problématique particulière et a toujours joué double jeu auquel les politiques et Airbus donnent trop d'importance. Globalement le sous poudrage en Europe est une mauvaise solution
a écrit le 05/12/2019 à 14:59 :
Si l'Europe continue comme cela elle va dans le mur.
On se demande à quoi servent les fonctionnaires européens et l'assemblée.
Finalement il n'y a sans doute pas que les députés du RN qui doivent pratiquer la politique de la chaise vide. C'est quand même génial un boulot bien payé et pas fatiguant. Au moins eux ils n'attendent pas la retraite bien qu'ils soient épuisés par le travail.
a écrit le 05/12/2019 à 13:04 :
pourtant pro-européen, le constat est que l'angélisme européen n'a d'égale que sa bêtise à ne pas comprendre les conséquences des choix, ou de refuser de traiter ces inepties parce que c'est l'idéologie qui prévaut.

Et on s'étonne ensuite qu'il y ait des critiques fortes vis à vis de l'europe.
Beaucoup de critiques ne sont pas contre le principe d'une Europe mais contre ces absurdités qui nous détruisent, ces ouvertures sans précautions quand d'autres savent très bien se protéger, jouer le protectionnisme en prêchant la concurrence..
et donc les entreprises sont obligées de délocaliser pour rester concurrentielles, on perd les cœurs de métiers et domaines stratégiques, on devient très dépendants de ces pays qui ne jouent pas le jeu ..
Alors quand on les subventionne, là, c'est le gâteau sur la cerise..

A quand de vrais décideurs, gestionnaires, lucides ?
Réponse de le 05/12/2019 à 14:08 :
Idem. Quand je lis des scandales pareils, je perds ma faible patience envers cette UE. Pas une mauvaise structure en soi, mais qui est tellement angélique et idiote qu'elle ne mérite peut être pas tant de vivre que cela.
a écrit le 05/12/2019 à 12:38 :
Et alors, ils auraient tort de s'en priver, on a les technocrates les plus abrutis du monde;
Le but primordial de la structure européenne est de bénéficier aux européens, mais pas d'être le "phare de l'europe" et tant qu'on aura ces "démocrates gauchistes non élus " aux manettes, ils en sera malheureusement ainsi.
le bien être européen avant les droits de l'homme, ce devrait être l'unique but de cette "chose"
a écrit le 05/12/2019 à 12:26 :
Quand il y a de l'argent à prendre on voit de suite qui sait se placer !!!
Réponse de le 05/12/2019 à 17:39 :
Oui exactement les suisse ont toujours su de quel coté se placer depuis la 2° guerre mondiale...ils sont neutres.
a écrit le 05/12/2019 à 12:10 :
chaussettes percées aux 2 pieds...
a écrit le 05/12/2019 à 11:46 :
Et que dire des milliards donnés à la Pologne qui est le plus gros receveur de l'UE et qui en profite pour acheter des armes américaines au lieu d'améliorer la vie quotidienne de ses concitoyens avec les subventions européennes !
Réponse de le 05/12/2019 à 12:39 :
Certes mais au moins la pologne est dans l'europe ce qui n'est pas le cas des autres.
Quand on voit en France, comment les fonctionnaires dépensent le fric qui n'est pas le leurs, imaginez ce qui se passe "là-haut"!!!!
a écrit le 05/12/2019 à 11:28 :
Magnifique coopération, ne nous enfermons pas dans un goulag pseudo intellectuel. Il est justifié par beaucoup d’universités que le potentiel intellectuel en europe « profonde » fait défaut et de ce fait, l’on doit faire appel aux génies extérieurs. Ouvrez les yeux, allez de l’avant.
a écrit le 05/12/2019 à 11:03 :
Bruxelles nous coûte un pognon de dingues , pour le plus grand profit des lobbyistes !
Réponse de le 06/12/2019 à 14:41 :
refaite vos calculs cette assertion est un colportage idiots. nous récupérons plus que ce que nous donnons. et en monnaies et en marché et en matière grise, le repli n'est certainement pas la solution à léguer.
a écrit le 05/12/2019 à 10:52 :
Cher M. Cabirol,
Votre article est tronqué et orienté…
Vous oubliez simplement de dire que si Israël et ses industries sont si présentes dans les programmes européens, c’est avant tout grâce au très haut niveau d’innovation présent en Israël.
L’Europe n’est pas idiote, elle vient chercher de l’innovation en Israel innovation qu’elle ne veut pas laisser à l’usage exclusif des américains et des chinois.
Certes l’industrie israélienne est concurrente de l’Europe sur certains marchés de niche de l’aéronautique et de la défense, mais cette industrie israélienne est avant tout et surtout un partenaire stratégique de la plupart des fabricants de plateformes européens et également de leurs tiers one, qui vont eux aussi, chercher en Israël des technologies hautement différenciantes , principalement des systèmes et des équipements, qui permettent aux plateformes européennes, qu’elles soient civiles ou militaires , d’être plus performantes sur les marchés exports face aux américains et aux autres concurrent non-européens.
Les exemples sont nombreux et les industries Françaises en sont aussi les grandes bénéficiaires...
De même, les industriels israéliens sont eux aussi friands de technologies Européennes qui leur apportent de l’innovation et de la différenciation et nombreux sont les industriels européens et français qui travaillent en Israël.
Les coopérations Europe-Israël en général et dans l’Aéronautique et la Défense en particulier, qu’elles soient entre industriels, entre états entre universités ou dans un cadre européens, sont de grandes réussites qui bénéficient à tous et principalement à l’Europe.
L’Europe et Israël ont tout à gagner à coopérer, beaucoup en Europe l’ont compris, depuis longtemps et nombreux sont ceux qui souhaitent faire de même, à part quelques les habituels grincheux évidemment...
Bien cordialement
Daniel Friedmann
Président de la Commission Aerospace de la Chambre de Commerce France-Israel (CCFI)
Réponse de le 05/12/2019 à 11:32 :
"L’Europe n’est pas idiote,"

Heu... vous avez des preuves svp ? Parce que nous en avons plein prouvant l'inverse.

Merci.
Réponse de le 05/12/2019 à 14:27 :
Merci de bien vouloir révéler le montant des aides accordées par Israël à la recherche des pays de l'UE ; demande qu'il conviendrait d'adresser aussi à la Suisse et à la Norvège.
Réponse de le 05/12/2019 à 22:55 :
"Les exemples sont nombreux"
Ok M Friedmann, listez nous en 20 , qu'on puisse juger
Réponse de le 06/12/2019 à 0:01 :
'Président de la Commission Aerospace de la Chambre de Commerce France-Israel' voilà une réponse d'expert....tant qu'à y être pourriez vous nous indiquer concrètement où les produits israéliens participent à la défense française ou à son aéronautique? Quant aux marchés exports il n'est pas avéré que l'étoile de David soit un avantage compétitif sur nombre d'entre eux....
Tout aussi cordialement
Réponse de le 06/12/2019 à 0:38 :
Puisqu'ils sont si bons pourquoi viennent ils sucer les finances de l'UE ?

J’espère que cet excellent article attirera l'attention de notre représentation nationale
a écrit le 05/12/2019 à 10:30 :
On se demande vraiment si les anglais n'ont pas eu raison de vouloir quitter cette UE qui
ne fonctionne pas et qui paradoxalement freine plus le développement des pays membres
avec des réglementations administratives très pénalisantes.
a écrit le 05/12/2019 à 9:51 :
Il faut fermer le robinet immédiatement et reverser ces fonds à des organismes comme l'ONERA ou à nos universités ! C'est une honte.
Réponse de le 06/12/2019 à 14:46 :
L'ONERA ! Vous n'y pensez pas. Un bien bel institut mais parfois un peu "hors sol" à la main de Chercheur poursuivant parfois des chimère qui ont démontré leurs limites. les seuls Labo qui vaille sont ceux d'unité mixte intégrant des Industriels du domaine, seuls à même d'orienter la recherche sur les technologies d'avenir. Et je ne dit pas qu'il faut tuer l'ONERA, juste lui mettre un pied plus important dans la réalité.
a écrit le 05/12/2019 à 9:50 :
L'Europe est faible... faut se faire une raison.
a écrit le 05/12/2019 à 9:43 :
Et ERASMUS + ce n'est pas non plus une gabegie car projets ouverts aussi aux étudiants non Européens ? ( Turquie .....)
a écrit le 05/12/2019 à 9:41 :
L'idée derrière cette générosité financière, c'est que les programmes de recherche bénéficient aussi aux partenaires européens. Et plus globalement que par définition la recherche est transnationale, au delà des limites de l'union.
Dans un cadre académique, l'idée est discutable mais défendable.
Mais jusqu'où va t-on... jusqu'à financer directement des concurrents industriels... là cela devient aussi défendable que l'obsession de la défense de la concurrence qui conduit l'UE à la casse de certains projets.
a écrit le 05/12/2019 à 9:18 :
Tous les députés Français doivent prendre ce sujet en main et obtenir que ça cesse immédiatement. Sinon c'est pourquoi qu'on les paie ?

Serait aussi intéressant de connaître les sujets des travaux financés par l'UE et le titre de propriété et les droits d'utilisation.

Qui a autorisé ça ? Liste des noms ?
a écrit le 05/12/2019 à 9:18 :
c'est vraiment une honte , un scandale que l'Europe ses à dire nous de finance des pays qui sont les mains entachés de SANG les dite nommer les Turc et leurs cousin l'Israel qui non jamais été condamné pour les assassinas ,l'un se sont les Arménien et Kurdes , et l'autre les Palestiniens , et l'Amérique aussi , je crois que je vais vomir ;;::::::::
a écrit le 05/12/2019 à 9:15 :
Il est temps que l'UE demande des actes de propriétés en rapport a tous ces financements !
a écrit le 05/12/2019 à 8:45 :
Contribuables de l'U.E continuez à payer et à financer ces états dont le but est de détruire le tissus industriel de l'armement -- notamment français--C'est se tirer une balle dans le pied.Naiveté mortifère ou complicité?
a écrit le 05/12/2019 à 8:44 :
"Ils ont déjà pu largement pioché dans les crédits"
piocher

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :