Les prix de certains produits alimentaires vont baisser en 2024 : alors que les tractations sur le remaniement battent leur plein, l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, continue de le promettre. Il l'a encore assuré le 7 janvier lors d'une interview sur France 3. C'est d'ailleurs dans l'espoir de répercuter plus vite en rayons la dépréciation des cours mondiaux de certaines matières premières agricoles que Bercy a, cet automne, fait adopter en urgence par le Parlement un projet de loi avançant de quelques semaines en 2024 le dernier délai pour la clôture des négociations commerciales annuelles entre les distributeurs et leurs fournisseurs de marques nationales, normalement fixée au 1er mars. Cette année, elles doivent donc s'achever le 15 janvier pour les entreprises réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 350 millions d'euros, et le 31 janvier pour toutes les autres.
Mais quelques jours avant la première date butoir, les industriels et les distributeurs semblent plutôt s'accorder sur la perspective que ces négociations aboutissent globalement à une « légère inflation » des tarifs alimentaires des fournisseurs payés aux producteurs.
Le 10 janvier, Jean-Philippe André, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), avait évoqué sur Radio Classique une « très légère inflation, peut-être de 2-3% ». Un chiffre très similaire à celui formulé la veille par le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Jacques Creyssel, qui avait pour sa part évoqué sur BFM Business « quelque chose qui sera aux alentours de 0 à 3% ».