Une startup veut récolter votre sang avant de vous livrer des repas

Spécialisée dans la livraison à domicile, Habit mise sur la personnalisation des repas afin de séduire dans un secteur très compétitif.
Laszlo Perelstein
Habit veut nourrir le potentiel humain à travers le pouvoir de la nutrition personnalisée.
Habit veut "nourrir le potentiel humain à travers le pouvoir de la nutrition personnalisée". (Crédits : Flickr/FICG.mx. CC LIcense by.)

Fooodora, Uber Eats, Deliveroo, Pages Jaunes Resto mais aussi la moins connue Attablez-vous ou la désormais défunte Take Eat Easy, les startups et entreprises spécialisations dans la livraison de repas à domicile sont légion. Dans ce marché ultra compétitif et en croissance - le chiffres d'affaires devrait grimper de 6% chaque année entre 2014 et 2017 selon les prévisions des spécialistes, alors que le secteur de la restauration est en recul -, chaque entreprise essaie de se distinguer de la concurrence. Une nouvelle startup pourrait bien avoir trouvé le bon filon : elle propose d'analyser des échantillons sanguins de ses clients pour livrer des repas sur mesure, ou, comme elle l'explique modestement "nourrir le potentiel humain à travers le pouvoir de la nutrition personnalisée".

L'idée fondatrice derrière d'Habit est la suivante, comme l'explique longuement son fondateur et directeur exécutif (CEO), Neil Grimmer, dans un long article/communiqué publié sur le site participatif Medium : si chaque être humain a des besoins différents, alors consommer de façon identique relève du non-sens.

"Nous méritons tous de savoir quels aliments sont les meilleurs pour nous -et souvent cela veut dire connaître nos corps et nous-même au niveau cellulaire. [...] Nos corps ont des besoins différents. Notre biologie, notre ADN, le sang qui coule dans veines nous le disent. Nous avons juste besoin des outils pour s'infiltrer dans nos corps et écouter de quels aliments ils ont besoin", écrit-t-il.

Un large financement par le géant Campbell

Financée exclusivement par le géant de l'alimentaire Campbell - qui a déjà racheté en juin 2013 pour 249 millions de dollars la précédente entreprise de Neil Grimmer, Plum Organic, spécialisée dans l'alimentation bio pour bébé -, la startup a récemment reçu 32 millions de dollars de fonds, comme le rapporte le Philadelphia Business Journal. Un investissement conséquent puisque le montant total des fonds levés par le secteur du plateau-repas au deuxième trimestre 2016 s'élevait à 23 millions de dollars, note Quartz, citant des données du cabinet d'études CB Insights.

Basée à San Francisco, Habit vise un lancement en 2017. Sur son site, il est expliqué qu'un kit pour collecter ses données biométriques est envoyé à chaque client. Échantillon qui sera par la suite analysée par un laboratoire extérieur pour "mesurer les niveaux des marqueurs nutrionnels (ou biomarqueurs)" dans le sang. Une application et des diététiciens joignables par téléphone aident ensuite à fixer des objectifs de santé, que des chefs aideront à atteindre avec des menus faits sur mesure.

>> Lire aussi La bonne recette des startups de la restauration à domicile

Laszlo Perelstein

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Commentaires 5
à écrit le 31/10/2016 à 9:16
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Sans aller aussi loin ce serait bien que des sociétés comme "speed apéro" et autres concepts identiques fassent passer un alcootest aux clients qu'ils livrent, parce que livrer à des gens qui font la fête et sont en manque d'alcool oui mais livrer l’...

le 01/11/2016 à 12:52
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Ah parce qu'il y a chez les ivrognes un classement maintenant ? Les SDF qui sont au bas de l'échelle et les bobos qui se cuitent ensemble, parce qu'ils ne savent pas s'amuser sans rouler sous la table, et qui ne connaissent pas la quantité d'alcool d...

le 01/11/2016 à 19:31
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Un classement ? Où voyez vous un classement dans mon commentaire !? Je différencie les alcooliques des fêtards, si pour vous les gens qui se cuitent une fois par semaine sont des alcooliques je 'y peux rien, pour moi ils ne le sont pas. Le re...

à écrit le 28/10/2016 à 18:31
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Bonne récolte de donnée en perspective !

le 01/11/2016 à 12:48
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Alors là, en effet, c'est le pompon ! Permettre à des sociétés privées d'analyser votre sang et ensuite, hop ! Un petit piratage de données et votre ADN est sur la toile...

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