Mercredi, Renault a présenté la stratégie de sa filiale spécialisée dans les activités électriques, Ampere. L'objectif : atteindre 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2031 et être à l'équilibre en 2025. Si la nouvelle Twingo pourra booster les ventes, Ampere mise surtout sur une réduction drastique des coûts par rapport à ceux de Renault, grâce à une baisse des prix des batteries, des coûts de main-d'œuvre et d'un système de production plus efficace.
Profitabilité, peu de risques et croissance. C'est en trois mots ce qu'a conclu et résumé mercredi Luca de Meo, le directeur général de Renault lors du Capital market day d'Ampere, sa filiale dédiée aux véhicules électriques et au logiciel. Concrètement, le dirigeant vise dix milliards d'euros de chiffre d'affaires et l'équilibre en 2025 et plus de 25 milliards pour 2031, soit un peu plus de la moitié du chiffre d'affaires du groupe actuel.
Surtout, Luca de Meo a répété vouloir atteindre une marge de 10 % en 2030, alors que cette dernière est actuellement de 7 %, et compte passer de 45.000 véhicules électriques produits en 2023 à 1 million d'ici à 8 ans, grâce à sept véhicules électriques. Si Luca de Meo assure que la majorité des gros investissements dans la production ont déjà été réalisés, avec deux plateformes déjà installées ( AmpR Small et Medium ) pour les voitures sur les segments B et C, il faudra réduire drastiquement les coûts pour espérer atteindre tous ces objectifs.
Durant le Capital market day, le directeur financier d'Ampere, Thierry Piéton a présenté quelques pistes pour atteindre une réduction de 40 % des coûts des véhicules électriques d'ici à 2028 sur le segment C, où se positionne la Mégane E-Tech, proposée à partir de 38.000 euros. Sur les autres segments, le groupe n'a pas présenté de chiffres, mais nul doute qu'il souhaite atteindre une trajectoire similaire sur le segment B.
Première cible du plan : les batteries. Elles représentent à elles seules presque 30 % du prix du véhicule sur certains modèles. Renault compte fortement sur une rupture technologique pour abaisser les coûts de production. Pour l'heure, la majorité des voitures électriques européennes possèdent des batteries de type nickel, cobalt, manganèse (NMC), réputées pour être denses, mais dont les conditions d'extraction du cobalt au Congo posent des questions éthiques.
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