Diesel : pour éviter l'interdiction totale, les constructeurs allemands vont modifier 5 millions de voitures

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Mercredi après-midi, à l'issue d'une réunion avec le gouvernement, la fédération automobile allemande (VDA) a annoncé que les constructeurs automobiles allemands allaient modifier les moteurs de 5 millions de véhicules diesel pour les rendre moins polluants.
Tous les constructeurs en Allemagne, Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, Daimler (Mercedes-Benz), BMW mais aussi Opel et l'Américain Ford, participaient à Berlin à ce "forum national" sous l'égide du gouvernement, qui se tient deux ans après le début du scandale Volkswagen.
Ce compromis, annoncé au terme de cette rencontre au sommet entre gouvernement et constructeurs, doit permettre d'éviter l'interdiction totale de circuler en voiture diesel envisagée par plusieurs grandes villes allemandes comme Munich ou Stuttgart. Une hypothèse cauchemardesque pour les constructeurs allemands et les emplois du secteur... mais aussi pour leurs clients - quelque 15 millions d'automobilistes outre-Rhin qui roulent au diesel. Car, si elle se réalisait, cette interdiction pourrait signer la fin du diesel plus rapidement que prévu.
Les groupes Daimler, maison mère de Mercedes-Benz, BMW, propriétaire des marques BMW et Mini, Volkswagen, qui détient Audi et Porsche en plus de VW, et Opel, tout juste repris par le français PSA Groupe, ont tous accepté de procéder à des mises à jour de logiciels.
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Ces changements doivent permettre de réduire les émissions d'oxyde d'azote (NOx) des moteurs diesel de 25% à 30%, a indiqué la VDA. Ils seront gratuits pour les clients, a-t-elle précisé.
S'agissant du périmètre de l'intervention, la VDA a annoncé que ses membres avaient accepté de modifier les moteurs de 5 millions de véhicules diesel, dont 2,5 millions du groupe Volkswagen qui ont déjà été rappelés.
Au plan environnemental, cette mise à jour logicielle était déjà considérée comme une solution a minima par ceux qui prônent plutôt une modification de l'équipement de la voiture, plus coûteuse, ou des interdictions de circulation, évoquées notamment par la ministre allemande de l'Environnement Barbara Hendricks. La ministre de l'Environnement avait affirmé dans l'édition de mardi 19 juillet du journal Handelsblatt que "la responsabilité de ne pas en arriver là [à l'interdiction totale] revenait à l'industrie automobile."
Mais au plan politique, la situation n'est pas moins difficile à gérer. En effet, si, d'un côté, le gouvernement allemand veut faire preuve de fermeté face aux constructeurs, il lui faut aussi soutenir un secteur qui assure environ un cinquième des exportations du pays et représente plus de 800.000 emplois.
Par ailleurs, une étude menée par Greenpeace montre que 57% des Allemands soutiennent l'idée d'une interdiction dans les villes les plus polluées des véhicules diesel. Pourtant ces véhicules restent très populaires en Allemagne où, en juillet, ils ont encore représenté 45% des ventes de voitures neuves.
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La KBA, l'autorité fédérale du secteur, a cependant annoncé mercredi que ce chiffre en juillet constituait une baisse de 12,7% des ventes de voitures diesel neuves, ajoutant que la part de marché de ces véhicules en Allemagne était tombée à 40,5% contre 46% à la fin 2016.
(Avec Reuters et AFP)
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