Fin des moteurs thermiques en 2035 : un sommet européen décisif pour faire taire les divisions
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
MATTHIAS RIETSCHEL
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
MATTHIAS RIETSCHEL
C'est l'ultime bataille... Les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent à Bruxelles à partir d'aujourd'hui jusqu'à la semaine prochaine pour entériner, ou non, le paquet climat tel qu'il a été proposé par la Commission Européenne, puis adopté par le parlement européen début juin. Celui-ci interdit la vente de voitures thermiques neuves dès 2035. Cette interdiction est absolue et concerne les véhicules hybrides, ou ceux compatibles avec des biocarburants. En gros, à partir de 2035, le marché du neuf ne disposera plus que de voitures 100% électriques (à batterie ou à hydrogène).
Mais plusieurs pays sont vent debout contre cette disposition et veulent décaler l'agenda à 2040. Jusqu'ici, Paris était le plus en pointe dans cette position et s'était d'ailleurs opposé à Berlin dont le gouvernement d'Angela Merkel défendait la date de 2035, sous l'influence d'un Volkswagen qui avait opéré un virage à 180 degrés sur l'électrique, prêt à abandonner le fameux moteur à combustion.
D'autres pays avaient également haussé le ton dont la Tchéquie, la Slovaquie ou l'Espagne, soit plusieurs pays producteurs d'automobiles. Cette semaine, c'est l'Italie qui a repris de la voix pour dénoncer la date de 2035 et ainsi se ranger du côté de la date de 2040. Elle a été rejointe par la Roumanie.
À lire également
Plus surprenant... C'est en Allemagne que les pays du report ont trouvé un allié en la personne du ministre des Finances, Christian Linder. Le libéral-démocrate, allié aux socialistes et aux Verts dans le gouvernement de coalition qui a succédé à celui d'Angela Merkel, a qualifié le texte adopté par les eurodéputés de "mauvais". Mais ses collègues écologistes n'ont pas hésité à afficher leur divergence. La ministre de l'écologie, Steffi Lemke, a ainsi plaidé pour que l'Allemagne soutienne le texte.
GravitHy : derrière l’investissement de l’américain Ecolab, la problématique de l’enjeu hydrique
Farine d'insectes : Innovafeed lève 51 millions d'euros mais supprime 60 postes
Nucléaire : une nouvelle chaire industrielle pour mieux estimer la durée de vie des centrales
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France