Catastrophe du vol Rio-Paris : Air France défend la crédibilité et l'impartialité du procès
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Après le houleux final des réquisitions du parquet, le procès de l'accident du vol AF447 a retrouvé un peu de calme à la suite d'une suspension d'audience et du départ d'une partie du public. C'était pourtant le début des plaidoiries de la défense avec le passage à la barre de Maitre Chemarin et Saint-Pierre pour le compte d'Air France. Mais alors que la première s'est illustrée par son calme et son apparente sérénité - forcément plus facile après la relaxe générale demandée par le parquet - le second a haussé le ton pour défendre non pas Air France, mais la pertinence et la crédibilité du procès.
Si Maître Saint-Pierre a donné une telle tournure à sa plaidoirie, assurément surprenante, c'est suite aux propos tenus par les représentants de l'association Entraide et solidarité AF447 après les réquisitions du parquet. Ainsi sa présidente Danièle Lamy a dénoncé devant les médias, une « parodie de justice » tandis que son avocat, Maître Jakubowicz a affirmé que « le parquet n'a pas été libre, il a reçu des instructions ».
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Un discours a priori insupportable pour l'avocat d'Air France, qui s'en est insurgé : « C'est un problème grave car cela jette le discrédit sur ce procès et sur une éventuelle décision de relaxe ». Il a au contraire défendu « le travail d'analyse de fond du dossier fait par le ministère public ». Un discrédit ne ferait effectivement pas les affaires d'Air France, particulièrement au moment où le ciel semble s'éclaircir, même si Maître Saint-Pierre a affirmé que son discours aurait été le même si le parquet avait demandé la condamnation d'Air France : « C'est le jeu judiciaire et il faut l'accepter. Ce procès est un modèle de procès, quel que soit le résultat. »