Grève à la RATP : des millions d'euros de pertes pour la journée

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(Crédits : Christian Hartmann)
Selon nos informations, l'opérateur de transports francilien perd 3 millions d'euros par jour de grève, notamment dû aux pertes de recettes voyageurs.

"Lorsque le service prévisible est inférieur ou égal à 75% du service contractuel de référence sur un ou plusieurs sous-réseaux, la RATP s'engage à maintenir un niveau de service d'au moins 50% du service normal pour chacun des sous-réseaux aux heures de pointe."

Il s'agit d'un extrait, cité par l'AFP, du contrat qui lie l'opérateur de transports franciliens et son autorité organisatrice, Ile-de-France Mobilités (IDFM, ex-STIF).  Toutefois, "il n'y a pas de pénalités prévues si la RATP ne respecte pas le contrat", mais sa présidente Valérie Pécresse (LR) a d'ores et déjà annoncé que si l'offre de services n'était pas réalisée, elle ne paierait pas la RATP.

"Le coût d'un jour de grève est de 3 millions d'euros" déclare la régie à La Tribune. "Cela correspond notamment aux pertes de recettes voyageurs."

Débat ministre/porte-parole sur le remboursement des usagers

Sur LCI ce 13 septembre, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a par ailleurs déclaré qu'il était "un peu tôt pour (se) prononcer" sur un remboursement des usagers franciliens pénalisés par la grève, car "la plupart des gens sont sur un forfait" et "la RATP a mis en place des dispositifs alternatifs".

Au contraire, la députée des Yvelines et porte-parole de La République en marche Aurore Bergé  a jugé "légitime" sur RMC et BFMTV de "faire une quote-part qui permette de rembourser une journée où les usagers n'ont pas pu bénéficier des transports en commun".

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Commentaires
a écrit le 13/09/2019 à 21:35 :
nuit du 4 août , qui s'en rappelle ?
a écrit le 13/09/2019 à 18:36 :
Et la vente d'Alstom à GE, combien de milliards de perte pour l'économie française ? Sans compter la perte de souveraineté.
a écrit le 13/09/2019 à 18:00 :
Il faudra expliquer aux gars qui travaillent à la chaîne chez Renault , ou dans un laminoir qu' il faudrait qu'il travaillent jusqu'à 67 ans pour financer la caisse de retraite de la RATP qui est largement déficitaire pour que ceux ci puissent continuer à partir à 55 ans .
Réponse de le 15/09/2019 à 11:23 :
ben non Roro, la situation n'est pas celle que vous décrivez.

On est en train d'expliquer aux gars de la RATP qu'il leur faudra travailler jusqu'à 67 ans... mais que ça ne changera rien du tout pour le monteur à la chaîne de chez Renault, puisqu'il devra aussi travailler jusqu'à 67 ans.

Question: A qui profite VRAIMENT la réforme en vue?
a écrit le 13/09/2019 à 17:04 :
....le fric , le pèze , l'artiche , le blé ........!
a écrit le 13/09/2019 à 16:53 :
Tout ne se résume pas en terme d'argent. Ensuite on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs; une grève a toujours des conséquences financières, sociales, économiques. L'objectif de toute grève est d'atteindre le but fixé quel qu'en soit le prix. Ceci dit, tout ce qui peut nuire à ce gouvernement est bon à prendre....
a écrit le 13/09/2019 à 15:05 :
retenu sur salaire ????
a écrit le 13/09/2019 à 15:02 :
Alors que cela devrait être les maçons et autres salariés du BTP qui fassent grèves étant donné que les faire travailler encore plus longtemps alors qu'ils ont un des métiers les plus pénibles est une honte. Je viens encore d'en voir bosser dans le goudron, la chaleur la poussière, le bruit, les efforts physiques et ça tous les jours...

Et c'est pas parce qu'ils se taisent que les autres doivent se taire ! Mais quand même les gars sont bien trop exploités ça ne va pas, à eux il faudrait leur réduire leur temps de travail cela devient une urgence mais comment des gens élevés une cuillère en argent dans la bouche sont en état d’appréhender la pénibilité de telles professions ?

Impasse oligarchique, encore une.
a écrit le 13/09/2019 à 14:19 :
Les greves sans motif ne sont elles pas interdites par la loi? Le texte concernant la réforme des retraites n'étant même pas encore un projet. Bien sûr, on ne va pas compter sur la direction de la RATP pour porter plainte contre les syndicats qui sont les dirigeants de facto de ces entreprises (SNCF, La Poste, EDF, Air France...).
Réponse de le 13/09/2019 à 15:20 :
Dans les pays Anglo-Saxons, les syndicats ne peuvent faire gréve que dans le cadre de leur négociation de convention collective. Ce type de greve est illégal. Par contre, tous les employés d'un milieu syndiqué sont obligés d'être syndiqués et font tous obligatoirement greve si le syndicat se fait voter un mandat de grève. Un pouvoir syndical extrêmement fort, mais concentré sur les relations employés-employeurs uniquement.
Réponse de le 13/09/2019 à 17:06 :
...le moutonisme non plus n'est pas interdit .....la preuve !
a écrit le 13/09/2019 à 13:25 :
En lointaine banlieue, trafic plutôt plus fluide que d'habitude. Peut être pourrait-on supprimer les lignes RATP ?
Réponse de le 13/09/2019 à 15:57 :
Vous concourez pour le commentaire le plus idiot de l'année? Vous êtes en finale.
Réponse de le 14/09/2019 à 9:09 :
Que non pas. Je ne suis pas convaincu de l'utilité des transports en commun, en particulier par bus, même en matière environnementale. Dans un souci de transparence, par exemple, la compagnie de transport de Nice affiche les rejets de CO2 par passager au kilomètre. Le chiffre est... surprenant : 193g de CO/km et par passager. Soit bien plus que la quasi totalité des voitures, même occupées par leur seul conducteur. Compte-tenu de la gêne à la circulation qu'ils créent, de l'emprise des couloirs de bus qui eux aussi ne contribuent pas à la fluidité de la circulation, je pense qu'il faudrait supprimer les bus et leurs couloirs.
a écrit le 13/09/2019 à 13:25 :
On nous fait le coup du coût à chaque fois. On croirait que c'est Pécresse qui paie de ses propres deniers pour chaque passager qui ne monte pas dans les rames.

Ca ne fait que commencer. Les policiers sont près à rentrer dans la (contre)danse, les médecins urgentistes ont rejoint les infirmières. Les sapeurs pompiers, les pilotes de Transavia, les Deliverro sont en gréve.

Le 16, c'est la journée nationale de gréve de la fonction publique, EDF sera en gréve le 19, la SNCF le 24 (mot d'ordre national)... et entre deux les syndicats mobiliseront de leurs cotés pour la retraite.

Faute de savoir répondre au ras-le-bol général, les médiocres se raccrocheront à des calculs pathétique de gains hypothétiquement perdus.
Réponse de le 13/09/2019 à 15:13 :
Le jour où les investisseurs arrêteront de financer la dette de la France, tout ce petit monde entrera dans une nouvelle danse nettement moins drôle. Tous les cadeaux sont financés par de la dette. Un jour, les français devront peut être comprendre que l'argent ne pousse pas sur les arbres.
Réponse de le 13/09/2019 à 18:38 :
Le jour ou il n'y aura plus d'investisseur, la France n'aura plus de dette et plus d'intérêts de la dette à payer...

Les riches sont tellement gras, sans imagination et fainéants qu'ils en sont à prêter à des taux négatifs aux états plutôt que de faire quelque chose de leur fric.

Ils mériteraient un bon gros impôt sur la fortune... :-) Qu'on donne l'argent à ceux qui ont de vrais projets et de vrais besoins. Les PME qui n'arrivent pas à se financer et les pauvres qui crèvent la dalle, ça ne manque pas.
a écrit le 13/09/2019 à 13:15 :
Seulement 3 millions! Pour combien de millions d'utilisateurs? A croire que les parigofranciliens ne payent pas leurs transports en commun. Mais alors qui paie?
Réponse de le 13/09/2019 à 13:51 :
Bonjour,

Ayant vécu 10 ans à Paris, la majorité utilisent un abonnement mensuel. Tout dépend donc de comment on compte les revenus de la RATP.

En pratique, ceux qui payent un ticket au carnet où à l'unité sont les touristes, ou bien les personnes de passage en ville.

En résumé, dans le cas d'une grève, et sauf si la RATP prolonge les abonnements du nombre de jours de grève, de toute façon la majorité des revenus est encaissé à l'avance.
Réponse de le 13/09/2019 à 15:10 :
La majorité des utilisateurs ont un pass navigo. Il s'agit de la perte de consommation de billets au travet. Sachant que 3 millions est une moyenne et qu'en période estivale la perte est supérieure, les touristes étant les principaux acheteurs de tickets au trajet.
Réponse de le 13/09/2019 à 15:21 :
Ce qui est sur, c'est que ce ne sont pas les syndicats qui payent. Pourtant, qu'est ce qu'ils coutent !
a écrit le 13/09/2019 à 13:03 :
Le malheur des uns fait le bonheur des autres :

La grève massive des services de la RATP ce vendredi 13 septembre ne fait pas que des malheureux. En effet, alors que les transports de l'Ile-de-France se retrouvent paralysés, les applications de transport telles que Uber ou Kapten sont prises d'assaut par les usagers. Face à une demande beaucoup plus importante qu'à l'habitude, les tarifs des VTC s'envolent. En effet alors que bon nombre proposaient hier des réductions pour pousser les Franciliens à réserver des parcours, l'ancienne application Chauffeur Privé, désormais baptisée Kapten, est ce vendredi une des plus chères selon Numerama.

Plusieurs internautes se sont plaints sur les réseaux sociaux d'énormes majorations des courses. Les trajets vont jusqu'à 100 euros pour certains alors qu'ils valent 30 euros en temps normal. Une course de 5 kilomètres habituellement proposée à 18 euros a par exemple été fixée à 45 euros par l'application selon Numerama, soit une majoration de 27 euros. Sur Twitter, un journaliste de LCI montre, capture d'écran à l'appui, comment Kapten propose une course à 99,75 euros pour aller de l'ouest à l'est parisien. C'est une majoration de 66,50 euros, soit le double du prix de base. Il détaille qu'à 8h30, la course Porte de Saint-Cloud-Buttes Chaumont était à 99 euros, contre 59,47 euros deux heures plus tard à 10h30.
a écrit le 13/09/2019 à 13:01 :
"Selon nos informations, l'opérateur de transports francilien perd 3 millions d'euros par jour de grève, notamment dû aux pertes de recettes voyageurs".

Il a donc rafler la mise pendant les 12 ans sans grève
Réponse de le 13/09/2019 à 15:11 :
Rafler quelle mise? L'opérateur perd 3 millions de recette, mais les dépenses fixes vont être les mêmes. les transports en communs sont déficitaires et compensés par les impôts et taxes. Au final, cette greve, c'est 3 millions de moins pour de l'investissement sur les réseaux, ou 3 millions de plus de dette. Tout cela parce que des employés bénéficiant d'un des système de retraite les plus généreux au monde ne veulent pas partager et continuer à faire fonctionner leur privilège par les impôts des autres. De 1789 à 2019, c'est toujours le même combat, la lutte contre les privilèges que s'octroient des castes.
Réponse de le 13/09/2019 à 15:12 :
Quand vous recevez votre salaire si vous travaillez (à verifier) ou vos indemnités tous les mois; vous raflez aussi la mise.
Réponse de le 13/09/2019 à 16:42 :
@ ?

En parlant de caste :

Interviewée sur BFMTV au sujet de l'immobilisation des transports en commun, Sibeth Ndiaye a indiqué qu'elle utilisera vendredi sa voiture de fonction, "comme tous les jours." "Je serai de coeur avec tous les Franciliens qui galéreront dans les couloirs du métro", a ajouté la porte-parole du gouvernement, sourire aux lèvres. La franchise de Sibeth Ndiaye a fait rire certains internautes sur les réseaux sociaux, mais est loin d'avoir amusé tous les usagers des transports en communs, qui dénoncent "une déconnexion de la vie réelle" ou encore "un mépris de la classe politique".
Réponse de le 13/09/2019 à 16:47 :
@ ?

"Au final, cette gréve, c'est 3 millions de moins pour de l'investissement sur les réseaux, ou 3 millions de plus de dette. Tout cela parce que des employés bénéficiant d'un des système de retraite les plus généreux au monde ne veulent pas partager"

Imagine sa retraite à elle :

Élisabeth Borne ministre des transports connait bien ce secteur, elle y a travaillé avec un salaire de 26.955 euros par mois en 2016 en tant que directrice générale de la RATP.Tu peux toujours lui demander de partager.

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