Joon, un concept unique au monde qui laisse perplexe

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Dans le même esprit, Joon aura du mal à servir de paravent à l'offensive des low-cost long-courrier comme Norwegian, Level, ou encore French Blue.
Dans le même esprit, Joon aura du mal à servir de paravent à l'offensive des low-cost long-courrier comme Norwegian, Level, ou encore French Blue. (Crédits : Air France Newsroom)
La nouvelle compagnie d'Air France fait ses grands débuts ce vendredi. Son concept et sa structure de coûts posent notamment question pour lutter contre les compagnies du Golfe ou les low-cost long-courriers. Analyse.

C'est dans un ciel français agité par les mouvements capitalistiques récents (Aigle Azur) et à venir (Corsair et peut-être d'autres) et l'arrivée à Orly de Level, la filiale low-cost long-courrier du groupe IAG, que Joon, la nouvelle filiale d'Air France, effectue ses premiers vols, ce vendredi. Le début d'une aventure dont il est difficile de voir l'issue tant cette compagnie, de par son concept, unique en son genre, suscite des interrogations. Est-elle armée pour résister dans l'environnement concurrentiel non seulement d'aujourd'hui mais surtout de demain ? Peut-elle permettre à Air France de renouer avec une croissance rentable ? Et surtout de rester à flot en cas de coup de tabac similaire à celui de 2009 et des années qui ont suivi ?

Une Air France bis

Pour rappel, Joon a été lancée pour baisser les coûts par rapport à Air France dans le but d'exploiter de manière rentable des lignes sur lesquelles Air France perd de l'argent et d'en rouvrir d'autres qui ont été récemment abandonnées faute de rentabilité : 35% des lignes long-courriers d'Air France étaient encore dans le rouge il y a quelques mois. Sur le moyen-courrier, le taux de lignes déficitaires atteignait même 80%. Joon n'a donc pas vocation à baisser les prix.

La création de cette compagnie traduit l'incapacité d'Air France de se réformer en interne, puisque l'essentiel des gains de productivité sera réalisé par une compagnie « B ». Basée à l'aéroport Charles-de-Gaulle, comme Air France, Joon va fonctionner au sein d'Air France comme une « Air France bis », avec une activité court et moyen-courrier d'alimentation du hub de CDG et une activité long-courrier. Ceci avec un produit différent que celui d'Air France, plus décontracté, avec plusieurs innovations pour toucher principalement les « Millennials », cette génération de technophiles nés entre le début des années 80 et l'an 2000 au moment de l'avènement du numérique, du low-cost ou encore de l'économie du partage.

Un concept unique dans la mesure où, aujourd'hui, toutes les Majors qui ont créé une compagnie « B » (Level pour IAG, Eurowings pour Lufthansa notamment) ne l'ont pas positionnée sur le hub de la maison-mère, et ont par ailleurs cherché à créer une low-cost pour baisser les prix.

«Nous n'avons copié sur personne », déclarait récemment devant les journalistes de l'association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE), Franck Terner, le directeur général d'Air France. «Joon n'est pas une low-cost ».

Baisse des coûts

Les sources d'économies reposent en grande partie sur le poste des hôtesses et stewards (PNC, pour personnels navigants commerciaux). Recrutés sur le marché avec des conditions de travail et de rémunération spécifiques, et non à Air France, leur coût sera 40 à 45% moins élevé que ceux en vigueur dans la maison-mère. Les pilotes seront en revanche ceux d'Air France, lesquels voleront indifféremment d'une compagnie à l'autre. La baisse de coûts de 15% sur le poste des pilotes Joon, sera obtenue par des efforts mutualisés sur l'ensemble des pilotes d'Air France. Soit 1,5% sur l'ensemble des pilotes. Le personnel au sol et la maintenance seront aussi réalisés par Air France.

Plusieurs experts remettent en cause ces objectifs de réduction de coûts.

"Dans la mesure où les PNC représentent environ 12% des coûts, une baisse de 40% des coûts des hôtesses et stewards ne fait pas baisser les coûts de 15 à 18%", explique un très bon connaisseur de l'entreprise.

Quoi qu'il en soit, étant donnée que les coûts d'Air France sont parmi les plus élevés du secteur, une réduction des coûts par rapport à Air France ne signifie une baisse les coûts par rapport aux autres compagnies et encore moins que l'on crée une low-cost. Si Joon aura donc au mieux des coûts équivalents à ceux de certaines compagnies, elle risque le plus souvent d'afficher des coûts supérieurs à la plupart de ses concurrents, notamment sur le long-courrier où les différences fiscales et de coût du travail avec les transporteurs originaires de pays plus cléments sur ce terrain accentuent les écarts.

Une réponse aux compagnies du Golfe et aux low-cost long-courriers ?

De facto, il lui sera difficile de lutter contre les compagnies du Golfe, identifiées par la direction d'Air France comme la cible prioritaire de Joon. D'autant plus que face à la qualité du produit des compagnies du Golfe comme Qatar Airways, Etihad et Emirates, Joon proposera un service, certes lui aussi de qualité, mais moins haut de gamme que celui d'Air France.

En fait, l'enjeu sera de voir si les vols directs de Joon peuvent dissuader les passagers de choisir un vol, certes un peu plus haut de gamme, les contraignant à faire une correspondance dans le Golfe, le plus souvent en pleine nuit. De cette réponse dépendra le succès de la filiale d'Air France.

Dans le même esprit, Joon aura du mal à servir de paravent à l'offensive des low-cost long-courriers comme Norwegian, Level, ou encore French Blue, lesquelles, contrairement aux compagnies du Golfe, proposent une offre de vols sans escale. Certes, pour l'instant, le phénomène reste marginal. Mais s'il devait se développer de manière pérenne, Air France n'aurait donc pas d'armes pour les contrer.

"Les modèles hybrides comme Joon ne sont pas de bonnes idées. Je ne suis pas sûr de ce que nos concurrents sont en train de faire", a déclaré le directeur général de IAG, la maison-mère de la low-cost long-courrier Level, Willie Walsh, cité par le site Tourmag.

"Quand on voit l'impact de l'arrivée d'une low-cost sur la Réunion (French Blue depuis juillet, NDLR), avec un trafic en hausse, nous nous disons que nous avons les moyens de lutter contre l'arrivée de Level", a répliqué Jean-Marc Janaillac, le PDG d'Air France-KLM, en marge de l'annonce d'un partenariat avec l'indienne Jet Airways.

Les interrogations sur Joon se posent moins sur le moyen-courrier. En effet, pour un vol de courte distance, les questions de qualité de services sont moins prégnantes que sur le long-courrier. D'autant plus que les concurrents jouent tous la même partition.

Périmètre restreint

Enfin, même si Joon devait être un succès, son périmètre restreint (28 avions dont 10 long-courriers d'ici à 2020) est insuffisant pour permettre à Air France d'améliorer significativement sa performance économique et de résister en cas de retournement de cycle. Joon doit permettre à à sa maison-mère de générer 130 millions d'euros d'économies d'ici à 2020. Les choses ne seront pas simples pour aller au-delà de 28 avions. La direction devra non seulement signer un accord avec les syndicats de pilotes mais aussi d'hôtesses et de stewards.

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a écrit le 11/12/2017 à 9:38 :
Ce qui reste choquant , c'est la différence avec les rémunérations payées par Air France, surtout que les revendications régulières sont du côté de la compagnies nationales.
a écrit le 09/12/2017 à 12:26 :
En filigrane, devant ce projet boiteux et voué à l'échec qui ne met que le "petit personnel" à contribution mais pas les pilotes qui coûtent le plus cher et ont un statut défiant toute concurrence, on mesure une fois de plus le pouvoir de nuisance, et de blocage, du SNPL, principal syndicat de pilotes dont on peut affirmer qu'il cogère Air France comme la FNSEA cogère le ministère de l'agriculture....
a écrit le 09/12/2017 à 11:35 :
L'entretien effectuer par Air France ? Il faudrait,pour plus de clarté et d'honnêteté préciser que l'entretien sera sous traiter par Air France et à l'étranger pour la trait grande majorité. Un unique intervention faite en france ne suffit pas pour dire que tout l'entretien est fait en France.
a écrit le 06/12/2017 à 13:34 :
Tous les coûts des vols Joon seront identiques à ceux des vols AF, tous sauf sur un : les PNC. Les pilotes d'AF auraient calculé que des PNC Joon payés pratiquement moitié moins que ceux de la maison-mère n'induiraient qu'une baisse des coûts de l'ordre de 2,5%. Le "très bon connaisseur de l'entreprise" cité par l'article va dans le mm sens mm s'il semble moins sévère : En aucun cas des PNC moitié moins payés ne sauraient rendre rentable une ligne qui ne l'était pas jusqu'alors !
Pour info, une hôtesse de 18 ans d'ancienneté chez AF peut lire, dans la case "net imposable mensuel" de son bulletin de salaire, un chiffre de l'ordre de 2.500E, c'est à dire rien qui ne saurait la faire entrer dans le club des nantis, n'en déplaise aux jaloux et aux grincheux.
Réponse de le 09/12/2017 à 19:38 :
Certes sites (hotessesjob) suggèrent que ca serait plutôt autour de 3000 euros net mensuels après 15 ans d'ancienneté. Et ceci sans parler du 13ème mois.

Quoiqu'il en soit, même 2500 euros net mensuels placent le/la salarié dans les 20% les mieux payés de la population de salariés (certes au début de cette tranche). En clair, 80% des français ne touchent pas cette rémunération.
Réponse de le 09/12/2017 à 23:57 :
Vodkov,
un de mes très proches étant PNC chez AF depuis bientôt 18 ans, je confirme le chiffre de 2.500E dans la case "net mensuel imposable", chiffre qui peut certes augmenter lorsque le minimum garanti est dépassé, lors du pic d'activité en été par ex.
Vous parlez de 3.000E net (c'est à dire la somme qui est effectivement payée) au bout de 15 ans, si je ne conteste pas ce chiffre, il serait honnête de dire qu'il inclut des frais de déplacement comme les indemnités repas versées pour manger en escale, et des indemnités repas ne sont pas du salaire.
Quoi qu'il en soit, de tels salaires sont plutôt confortables, certes, mais que 80% des salariés touchent moins que cela n'en fait pas pour autant des salaires mirobolants.
Comment peut-on concevoir une compagnie dont la seule différence soit le coût du PNC ? Un PNC nouvellement embauché chez AF est payé 1797E brut/mois, c'est à dire 317E brut de plus que le smic (pour un boulot de jour comme de nuit qui n'a pas de week-end ou de jour férié, seulement des jours ON et des jours OFF). Qu'on ne dise pas que c'est ça et uniquement ça qui va révolutionner la rentabilité de l'exploitation !
C'est un commentaire sur ce point, en lien avec l'article ci-dessus, qu'il convient d'écrire.
a écrit le 04/12/2017 à 19:09 :
Donc les PNC AF seront payé 80% plus cher que chez JOON, et les problèmes d'AF viennent des autres compagnies qui pratiquent le Dumping sociale.
a écrit le 04/12/2017 à 9:34 :
Oui, bien sûr !... Comme toujours depuis 30 ans, nous faisons des choses "uniques au monde". Comme celui de s'habiller par les géants espagnols et américains présents aux 4 coins du monde, de s'être totalement fait bouffer par Starbucks et autres fast-foods, de ne plus parler français puisque tous les nouveaux mots restent anglais. Quant à la cuisine, il n'y vraiment plus que nous pour penser que nous sommes uniques ! Là où nous sommes uniques au monde, c'est d'être toujours persuadés qu'on est au 19è siècle et que tout le monde cherche à nous imiter. LOL c'est beau les rêves proustiens !
a écrit le 04/12/2017 à 6:02 :
Sur l'OUTRE MER Air France c'est la honte du transport aérien ! Nous sommes transportés comme du bétail et à prix d'or !
De plus les avions sont en bout de course, le personnel vieillissant.
Sur l'Ile Maurice c'est encore pire !bonjour la pub pour Air France les étrangers sont outrés de se voir transporté comme du bétail ! bonjour la Pub pour Air France car ces étrangers qui voyagent peuvent comparer.
a écrit le 03/12/2017 à 19:58 :
Avec un uniforme aussi laid, pas sûr que cette compagnie décolle sous de bons auspices ...
Réponse de le 04/12/2017 à 10:41 :
En plus de la couleur du zinc. Qui est charge du design chez air chance ?
a écrit le 03/12/2017 à 17:13 :
air france se cannibalise ....ils ne prendront pas la clientéle aux autres compagnies ,c est trop tard ...!!
a écrit le 03/12/2017 à 15:17 :
Je reste très dubitatif sur ce "nouveau" modèle...et finalement la stratégie du Groupe.
Superposition de "marques", flou, vision à court terme voir limitée...
Tant que la vraie direction sera occupée par une caste du personnel (!), ce ne sera que "cosmétique"...Personnels au sol et PNC paieront l'addition...
Dommage...
a écrit le 02/12/2017 à 14:58 :
Joon ressemble a Virgin Atlantic et Jetblue avec des coûts plus bas et une offre originale. Je constate que quand Air France fait quelque chose d’inovant les critiques fusent . Une autre compagnie aurait fait la même chose elle aurait été applaudie. Quand au coût des PNC ce n’est qu’un élément il faut compter les revenus qui viendront des options bagages sièges et des achats à bord. Bonne chance à joon et qu’elle prouve aux pessimistes qu’ils ont tort.
a écrit le 02/12/2017 à 14:54 :
Se développer sur la même plateforme qu’AF à ROISSY semble être une erreur marketing et stratégique , Level en revanche ne vient pas piétiner sur les platebandes de Bristish Airways à Londres , mais ouvre des lignes au départ de Barcelone ou Orly et rajoute à la force de frappe d’IAG au lieu de remplaçer les vols de la marque phare du groupe.
a écrit le 02/12/2017 à 13:12 :
Les vrais patrons sont pilotes et SNPL . Ne cherchez donc aucune logique cohérente dans ces annonces qui sentent le sapin
a écrit le 02/12/2017 à 12:35 :
Je peux me tromper, mais Air Canada Rouge n'est pas un concept équivalent à Joon ?

Les seuls différence notable est que Joon inclus pas de bagage en soutes et qu'elle est plutôt orienté vers les millenials contrairement à Air Canada Rouge qui est orienté pour Mr et Madame tout le monde.

Je me trompe ?
Réponse de le 04/12/2017 à 14:07 :
Qu'entend(ez) AF/vous par "orienté vers les millenials" ? Il est complètement illusoire de croire que le facteur déterminant pour la majorité des consommateurs est autre que le prix sur ce secteur
a écrit le 02/12/2017 à 0:18 :
Je vois pas trop ce qu'il y a d'unique au monde là dedans.
Joon est à Air France ce qu'air Canada rouge est à air Canada par exemple. Rien de nouveau.
a écrit le 01/12/2017 à 22:38 :
Avant il y avait l avion pour faire par exemple Strasbourg -Paris... Et des que le tgv est arrivé... L avion à laissé place au tgv.Un pilote gagne t il plus que le conducteur de train? Pourtant 2 tgv accolés transportent 1000 personnes...le conducteur de train doit être concentré de A a Z alors qu une fois en haut le pilotage automatique prends le relais...sans compter qu il faut payer le copilote etc...la pollution
Réponse de le 03/12/2017 à 3:45 :
Le mythe du pilotage automatique, il me semble important de préciser à Fabian75 , que le fait d’être en mode automatique n’empêche pas les pilotes d’être concentrés sur l’ensemble des instruments de bords , une attention soutenue sur le trafic autour , en permanence attentif aux contacts radio , oui tout cela le pilotage automatique ne le prend pas en compte, tout au moins pas encore.....
S’il vous plaît n’en sous estimons pas la valeur humaine , ni celle du conducteur de train , ni celle du pilote de ligne , ils ont mon respect .
Réponse de le 03/12/2017 à 21:56 :
D’autant plus que le pilote automatique existe également dans le TGV, et que la maîtrise de la trajectoire est - disons - moins complexe.
Quant à la pollution, la encore, le TGV pris dans son écosystème global, n’est pas tellement mieux disant.
Réponse de le 04/12/2017 à 14:41 :
Z'auriez pu faire mieux. Il y a eu une Metz/Orly... Plus que le savoir faire des pilotes (pour info, l'enclenchement du pilote automatique, c'est quasiment au sol que ça a lieu), c'est leurs conditions de vie qu'on rémunère. Et de l'hygiène de vie qui va avec. Qui passe par le respect des conditions diurnes de la ville de base (pas un gros problème pour les conducteurs de TGV mais si vous allez à Tahiti...). Mais rassurez vous, pilote n'est certes pas un métier d'avenir. Depuis plusieurs décennies, il a été démontré que dans certaines circonstances, il valait mieux laisser faire les automatismes, que de reprendre "en manuel". Pour l'heure, même si leur émoluements sont outrés, ce n'est qu'une partie du problème. Par exemple leur vie professionnelles. Chez Ryanair, hormis passer de copilote à commandant de bord, on pilote toujours la même machine. Sur les grandes compagnies moyen/long courrier, on n'arrête pas de changer; ça plombe. Ce qui explique la volonté de Blanc de diviser l'entreprise en plusieurs sous compagnies; à charge pour le personnel de "candidater". Cela n'a pas pu se faire. Est ce que c'est la même tendance qu'on voit, 20 ans plus tard ?
a écrit le 01/12/2017 à 22:11 :
Cette compagnie ne durera pas. Avec af, klm, transavia, hop, et maintenant joon, cela fait beaucoup. Il suffit de faire quelques simulations pour faire un calcul rapide. A quoi bon payer plus pour avoir moins ? Avec le nouveau programme Flying blue un billet économique premium depuis Paris vers les usa vendu 1000€ rapportait autour de 8000 miles aller et retour, avec le nouveau programme c'est 4000 miles maxi si vous êtes Ivory. On voit immédiatement le bénéfice. Je continuerai à voyager sur Emirates, Qatar ou Japan airlines car même si cela rapporte peu, le service est meilleur.
Réponse de le 02/12/2017 à 15:06 :
Prendre les compagnies du golfe pour aller aux USA ? Il fait ne pas être pressé ! Désolé mais Air France offre des vols directs et de très bonnes correspondances au départ des régions. La qualité du service été bien améliorée et de plus les équipages parlent français et ne sont pas des poupées barbies robotisées. Le choix de film en français est plus large etc. La qualité des compagnies du golfe est en baisse avec des prestations revues vers le bas : suppression d’une collation entre paris et Dubaï en eco , seuls les tarifs restent intéressants à coups de promos pour remplir leur nombreux appareils . Donner de l argent a ces dictatures qui font du dumping social ne m’intéresse pas.
Réponse de le 02/12/2017 à 19:00 :
@FrenchFlyer - laissez tomber ! Européen, c'est le français moyen dont l'ego ("...même si cela rapporte peu, le service est meilleur...") passe avant le futur de ses petits-enfants.
a écrit le 01/12/2017 à 20:34 :
C'est pour les jeunes ce joon, on attend avec impatience une compagnie pour les Vioum
des vieux gagnants 1400 e par mois que Macron considère comme des privilégiés hédonistes.
a écrit le 01/12/2017 à 19:24 :
Je veux bien voir ce que ça va donner d'ici qques mois. Mais au vu du concept foireux, je n'ai pas beaucoup d'espérance. Il ne s'agit ni d'une low cost ni d'une legacy. Un Air France bis auquel on a changé le nom le logo et le style vestimentaire des PNC. C'est vraiment faible. Et quid des destinations ? Ca ne va pas faire le poids face aux Norwegian Level ou autres XL Airways. Hop est déjà dans la mouise, mais pas grave, on remet le couvert avec Joon. Qui n'offre que bien peu de choses. Au moment ou Lufthansa et IAG eux sonnent la charge avec des offres bien plus cohérentes...Et il faudra bien plus que des uniformes fashion pour convaincre les millenials !
a écrit le 01/12/2017 à 18:30 :
C'est l'etat qui force l'Air France de continuer n'importe pas comment, pour sauver l'image economique de la France et la fierte des Francais.
a écrit le 01/12/2017 à 16:24 :
Et encore une marque de plus dans le groupe. Avec tous les doublons qui vont avec: service marketing, communication, fonctions supports.... En plus d'une image brouillée (Air France, Hop!, Transavia...on ajoute encore une marque).
Le plus sage aurait été de développer Transavia et d'intégrer complètement la compagnie au groupe Air France (avec des possibilités de correspondances entre AF / HOP / Transavia) comme le font British et Iberia pour Vueling, et Lufthansa pour Eurowings.
a écrit le 01/12/2017 à 15:34 :
Compte tenu du prix du baril de pétrole Air France arrive à s'en sortir tout juste, cependant beaucoup moins bien que ses concurrents ! Que se passera t -il quand le prix du pétrole remontera ?
Et bien nous contribuable financerons à nouveau une nouvelle augmentation de capital pour renflouer cette compagnie de privilégiés.
JOON c'est battu d'avance.
a écrit le 01/12/2017 à 13:55 :
Toutes ces discussions, analyses et prospectives seront vite denuées de tout intérêt. Le futur proche d'Air Franceet de ses concepts "uniques au monde"....quelle rigolade... est de rejoindre Alitalia, Sabena, Iberia, Swissair......au cimetière des compagnies incapables de se réformer pour survivre, que leurs "pilotes" (dans tous les sens du terme) ont conduit soit à la faillite, soit à des reprises partielles, bien sûr par des gens enfin sérieux qui sifflent la fin de la récréation et des jeux syndicaux irresponsables. Pour ce faire il suffit d'attendre un "frissonnement" sur les prix du kérozène et celui-ci est inéluctable sans doute rapidement avec la reprise de la croissance monfiale.
Réponse de le 01/12/2017 à 16:22 :
On peut reprocher plein de choses aux pilotes, sauf une: refuser de faire des efforts pour rien. C'est très clair: à quoi bon travailler plus ou être moins payé si dans le même temps: 1. Paris Aéroport augmente ses redevances chaque année ce qui plombe les comptes de la compagnie; 2. l'Etat augmente les taxes sur l'aviation ce qui plombe les comptes de la compagnie; 3. si les top managers d'AF se goinfrent à coups de bonus dès qu'ils quittent l'entreprise... ce qui plombe aussi les comptes de la compagnie.
Et pour les PNC c'est le même sentiment d'être des pigeons.
En interne il y a vraiment le sentiment que les pouvoirs publics et les dirigeants de la compagnie ne se soucient guère de développer l'entreprise. Ils la prennent juste pour une vache à lait volante qu'on peut pressurer à souhait. Ils suffit de "taper" sur les pilotes et l'opinion n'y voit que du feu!
Réponse de le 01/12/2017 à 19:45 :
@Jeff. Vous avez en partie raison. L'Etat est le pire actionnaire qui soit, imposant le maximum de dividendes pour éviter de se reformer lui même. Selon moi, la meilleure solution pour régler ça passe par la privatisation totale de AF et de ADP. Avec ça, c'est triste a dire, l'actionnariat serait probablement plus responsable, la direction plus imputable (au lieu de parachutage par des politiques) et tout le monde viserait la compétitivité et la croissance plutôt que les dividendes à court terme et les stratégies d'idiots.
a écrit le 01/12/2017 à 13:00 :
le ratio, en ETP et masse salariale, entre le personnel dans l’avion ou pour sa maintenance et le reste du personnel, pour AF et ses concurrentes

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