Lilium, le "taxi volant" électrique allemand lève 90 millions de dollars

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La startup allemande Lilium veut développer, grâce à sa deuxième levée de fonds, un taxi volant pour désenclaver le trafic urbain.
La startup allemande Lilium veut développer, grâce à sa deuxième levée de fonds, un "taxi volant" pour désenclaver le trafic urbain. (Crédits : Lilium Gmbh)
Grâce à cette nouvelle levée de fonds, la startup allemande souhaite relier le centre-ville de Manhattan à l'aéroport John F. Kennedy en 5 minutes...et par les airs.

Pourrait-on bientôt survoler New York en taxi électrique ? Telle est la promesse faite aux habitants de la grosse pomme par Lilium, une startup allemande spécialisée dans les nouveaux transports à énergie électrique. La jeune pousse se rapproche de son objectif en tout cas, puisqu'elle vient de clôturer une deuxième levée de fonds d'un montant de 90 millions de dollars (soit 76 millions d'euros), faisant d'elle l'un des promoteurs d'aéronefs entièrement électriques les mieux capitalisés au monde, selon les informations de Bloomberg.

La société avait déjà récolté 11,4 millions de dollars (soit 9,6 millions d'euros) l'année dernière. Elle a pu compter cette fois-ci sur des investisseurs comme le géant chinois de l'Internet Tencent, la banque luxembourgeoise LGT Group, ou encore le fond européen de capital risque Atomico.

Relier Manhattan à JFK en 5 minutes

Plus précisément, l'entreprise, basée à Munich, souhaite utiliser cette nouvelle levée de fonds pour développer un "taxi volant" pouvant transporter cinq passagers, et voler jusqu'à 300 km/h en passant d'un mode de vol rectiligne, à la manière d'un avion classique, à un mode stationnaire, comme un drone par exemple. Le tout, grâce à un turboréacteur fonctionnant à l'électricité.

Le directeur commercial, Remo Gerber, n'a pas manqué de préciser que leur modèle test à deux places avait d'ores et déjà effectué son premier vol avec succès en avril.

L'objectif du projet est de "relier Manhattan à l'aéroport John F. Kennedy en 5 minutes". De quoi faire rêver tous les new-yorkais pressés, voire même la plupart des habitants des grandes métropoles mondiales, qui souffrent, pour une large majorité, au quotidien, des problèmes de transport. Une révolution qui se fera, selon Remo Gerber, uniquement si "cette technologie est rapidement adoptée dans les zones urbaines ou entre les villes".

Des partenariats pour débloquer le trafic urbain

Pour atteindre ces ambitions, Remo Gerber estime nécessaire la présence de "partenaires qui peuvent exploiter le projet, à un coût similaire que celui du transport ferroviaire, ou un simple taxi pour les passagers". Mais il faudrait aussi développer les "plate-formes d'atterrissage", afin de désenclaver le trafic urbain, devenu extrêmement dense, aussi bien à New York qu'à Paris.

Bien qu'il soit encore tôt pour voir apparaître des "taxis volants" au-dessus de nos têtes - Remo Gerber estime qu'il faudra plusieurs années pour que le projet Lilium soit prêt pour la production de masse - ce mode de transport a déjà convaincu d'autres industriels des transports.

En effet, Airbus travaille par exemple sur un projet de vol automatisé appelé Vahana. Daimler, le constructeur automobile allemand, a préféré investir dans une autre startup allemande développant un projet d'aéronef électrique, Volocopter.

> Lire aussi : Mi-drone mi-hélicoptère, le volocopter est-il le transport de demain ?

Pour l'heure, ces projets restent toutefois des prototypes. Ils nécessiteront une autorisation gouvernementale préalable, obligatoire pour commercialiser ce type de produit.

Lilium, pour sa part, espère tester un vol occupé à l'horizon 2019 et commencer sa commercialisation dans les dix années suivantes.

(Crédits vidéo : Lilium)

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Commentaires
a écrit le 06/09/2017 à 1:54 :
Il y a une startup francaise, EVA (Electric Visionary Aircrafts) a Toulouse, sur le meme creneau mais intercites, ils sont en train de lever des fonds https://www.crowdfunder.com/electric-visionary-aircrafts-i/invest
a écrit le 05/09/2017 à 21:25 :
C'est génial , c'est électrique ! J'ai l'impression que le développement des véhicules électriques est d'autant plus rapide qu'on ne se donne pas les moyens de fabriquer une électricité propre. C'est pas grave , quand la demande en électricité va exploser, la demande en pétrole va diminuer et les centrales au fioul deviendront super rentables.
a écrit le 05/09/2017 à 16:54 :
"Turbo réacteur électrique" ! Excellent ! Il y a quand même un spécialiste de l'aérien à La Tribune, pourquoi ne pas le solliciter ???
Quant au service indiqué... Une liaison entre ces 2 points a déjà existé. Curieusement, elle a disparu. Et elle n'était pas "de masse". Imagine t on des centaines de ces machins à réguler ? des feux rouges en l'air, par exemple ???
Décollage/atterrissage vertical: expérimenté par l'armée; sans poursuite...
Bon courage les gars; profitez rapidement de la levée de fonds...
Réponse de le 05/09/2017 à 17:37 :
Je ne les vois pas maîtriser le pilotage automatique de cet aéronef à basse altitude et basse vitesse dans un environnement urbain aussi encombre que celui de NY (gratte-ciels, courants descendants subits, turbulences crées par le vent se frayant parmi les gratte-ciels...).
a écrit le 05/09/2017 à 16:42 :
Les avions électriques ça ne va pas assez vite en terme d'innovation, pendant ce temps des milliards de tonnes de kérosène sont déversés brulés au dessus de nos têtes.
Réponse de le 06/09/2017 à 4:09 :
Vous etes un perpetuel raleur vous.Ca ne va jamais dans le bon sens.
Vous arrive t- il de rever ?

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