Pas de répit pour Air France et HOP : Easyjet et Volotea reviennent attaquer le marché régional français

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(Crédits : Stephane Mahe)
Alors que le groupe Air France travaille sur un plan de restructuration de son réseau intérieur, Easyjet et Volotea vont redémarrer leurs vols intérieurs à partir de mi-juin, notamment les vols entre les villes régionales françaises. La France est en effet au coeur des plans de reprise des deux compagnies low-cost. Cette remise en marche traduit leur volonté d'accélérer leur stratégie de prise de parts de marché dans l'Hexagone pendant la période de flottement chez Air France qui entoure l'avenir du réseau intérieur français. Alors que l'hypothèse Transavia est évoquée pour assurer des vols régionaux, les syndicats de HOP dénoncent une stratégie qui "abandonne la province".

Elles ont un boulevard devant elles et elles ont bien l'intention de le prendre. Pendant qu'Air France prépare son plan de restructuration du réseau domestique, les deux low-cost étrangères, Easyjet et Volotea, annoncent leur retour sur le marché régional français. Histoire de reprendre le plus vite possible les positions perdues pendant l'arrêt des vols depuis fin mars. Et de compliquer davantage non seulement la situation d'Air France sur cette partie du réseau lourdement déficitaire mais aussi tout projet de riposte, dont l'exécution prendra forcément du temps.

Reprise des vols mi-juin

Easyjet a en effet annoncé la reprise partielle de ses vols à partir du 15 juin au départ de 22 européens, principalement sur des lignes intérieures. En France, une dizaine de routes...

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Commentaires
a écrit le 28/05/2020 à 1:07 :
Il est l'heure pour notre exécutif d'être clair, STOPPER immédiatement la distribution de subsides que les conseils régionaux donnent aux compagnies aériennes étrangères low cost pour l'utilisation d'aéroports dans leur région. Ces compagnies transforment de l'argent public Français en argent privé qui part à l'étranger.
Est-ce que la low cost de AF reçoit des subsides des régions dans d'autres pays de la communauté Européenne.
a écrit le 26/05/2020 à 11:30 :
Mais qu'attends AF pour déployer massivement Transavia sur ces tronçons ?!
a écrit le 26/05/2020 à 5:45 :
Il n'aura pas fallu bien longtemps pour que les anciens paradigmes reprennent du poil de la bete.
Il n'y a rien a esperer du genre humain, seul compte le profit.
a écrit le 24/05/2020 à 23:11 :
7 milliards ne suffira pas malheureusement et je crains le pire pour le moyen et court courrier AF.

AF devrait se concentrer sur le long courrier, en effet ç est la où elle gagne de l’argent et laisser le MC à la concurrence.
a écrit le 24/05/2020 à 18:53 :
ll faut arrêter les gaspillage dans ce pays et arrêter de subventionner des compagnies étrangère low cost avec nos impôt! il faut aussi interdire tout vol ou le tgv est en doublon, à l heure économique et écologique il est plus que temps de changer les choses les plus simple dans ce pays ! je ne crois pas que supprimer les vol paris bordeaux soit une solution qui ferai perdre un grand confort aux voyageurs !
Réponse de le 25/05/2020 à 9:30 :
Si c'est pour une correspondance à Roissy, c'est une grosse perte pour le voyageur.
Bagages à convoyer dans le train et à enregistrer à Paris, pas de prise en charge si le TGV est en retard.
Réponse de le 25/05/2020 à 15:23 :
J'ai travaillé à Bordeaux depuis Paris: je n'ai jamais pris l'avion alors que la ligne TGV complète n'était pas faite. Pourquoi? Durée improbable entre le domicile et l'aéroport, temps d'embarquement et de débarquement longs. Par contre des amis bordelais prennent l'avion pour partir en vacances hors hexagone. Plus facile que de prendre deux moyens de locomotion , de plus que se passe-t-il si le TGV est en retard à CDG? Idem si l'avion a du retard en revenant de l'étranger pour prendre le TGV vers Bordeaux. Et puis, tout dépend des lieux de départ et d'arrivée à ces destinations. Si vous habitez Mérignac et que vous venez travailler à proximité d'Orly, le choix est vite fait. Par contre, si vous habitez Belcier et venez travailler à Montparnasse, le choix est aussi évident.
Réponse de le 27/05/2020 à 9:32 :
Je suis bien d'accord avec vous. La source de ce problème est l'ultra centralisation bien jacobine de la desserte aérienne en France. Tout ou presque transite par Roissy, les plus gros hubs suivants (Lyon Nice Nantes Bordeaux etc) récupèrent des miettes. Quand on voit la répartition du trafic aérien en Allemagne, elle est bien plus saine, avec Francfort et Munich en 1ère place, puis plusieurs hubs de taille intermédiaire (Dusseldorf, Hambourg, etc). Le problème vient surtout de la fracture province /capitale...encore une fois.
a écrit le 24/05/2020 à 18:52 :
Il faut arrêter les gaspillage dans ce pays et arrêter de subventionner des compagnies étrangère low cost avec nos impôt! il faut aussi interdire tout vol ou le tgv est en doublon, à l heure économique et écologique il est plus que temps de changer les choses les plus simple dans ce pays ! je ne crois pas que supprimer les vol paris bordeaux soit une solution qui ferai perdre un grand confort aux voyageurs !
Réponse de le 26/05/2020 à 12:01 :
Je vois que vous ne prenez jamais l'avion pour travailler a l'international depuis la province. Il faut aussi interdire aux gens incompetents de s'exprimer.

PI: Easyjet n'est pas subventionnée par nos impots. C'est juste un modele economique bien plus efficace qu'AF (qui est maintenant largement subventionnée par nos impots).

Vous suggerez donc a votre dictacture groslandaise de mettre en place des liaisons directe entre toutes les villes de provinces et Roissy (NB: Roissy n'est pas Paris - c'est tres loin dans les faits - ).
a écrit le 24/05/2020 à 15:00 :
Ils n'ont pas de CGT, t'es content tu restes, t'es pas content au revoir !
a écrit le 24/05/2020 à 14:19 :
Le contraire de ce qu'il faudrait faire économiquement, socialement et écologiquement. Les prix des billets d'avion ne correspondent pas à la réalité des coûts. Il faut les augmenter de telle sorte qu'ils permettent aux compagnies "traditionnelles" de vivre en traitant correctement leurs salariés, en offrant un confort correct en classe éco, et faire en sorte que les gens voyagent moins mais mieux. Le transport "bas-coûts/bas-prix" est un désastre à tout point de vue : personnels mal traités, inconfort à bord, pollution gigantesque et destruction accélérée de la planète ! Il faut boycotter ces compagnies détenues par des pirates (cf. O'Leary de Ryaniar).
Réponse de le 24/05/2020 à 19:02 :
@ St-Ex: Etes-vous peut-être un salarié d'Air France ? Vous proposez d'augmenter le prix des billets du low-cost afin de permettre aux compagnies traditionnelles de vivre correctement ? C'est d'une grande naïveté. Déjà je vous ferais remarquer que les salariés d'Air France vivent très correctement, si on compare leurs salaires avec ceux de la concurrence. Des avantages pas forcément justifiés perdurent (ex. l'octroi de billets quasi-gratuits à son personnel , alors que dans le même temps AF a considérablement réduit les avantages fidélité à ses clients). Ensuite le confort en classe éco chez AF (pour les court et moyen-courriers) ne vaut pas mieux que celui que vous trouvez chez EasyJet ou Volotea, et les voyageurs ne s'y trompent pas quand ils plébiscitent le low cost. Enfin, les compagnies low-cost ont permis à des villes comme Nantes, Marseille ou Bordeaux de se désenclaver avec le reste de l'Europe, sans passer par Paris. Il y a 15 ans il n'était pas envisageable de faire un Nantes-Rome ou un Bordeaux-Athènes sans transiter par Paris. Etait-ce mieux pour l'environnement ? Je ne le crois pas. Par contre AF a eu le tort de croire que son hub de CDG était la seule solution à offrir aux besoins de déplacement des métropoles françaises.
Réponse de le 24/05/2020 à 21:51 :
Je cite :"l'octroi de billets quasi-gratuits à son personnel , alors que dans le même temps AF a considérablement réduit les avantages fidélité à ses clients)"
Au risque de vous surprendre les billets quasi gratuits ,comme vous dites , n’existent plus depuis longtemps , cad le siècle dernier..... Il serait temps de réviser vos connaissances avant de nous les asséner .... Les salariés peuvent néanmoins acquérir des billets à tarif préférentiel ( maxi 30% de réduction) sur les vols peu vendus , sur les autres vols ( c’est à dire la plupart ) aucune place n’est disponible : ils sont bien évidemment réservés à la clientèle.

Effectivement , les seuls passagers à bénéficier de billets gratuits sont le plus souvent des FF qui accumulent des miles avec des billets achetés par leur entreprises pour leur déplacements professionnels. Cette pratique connaît néanmoins un recul dans beaucoup d’entreprises compte tenu de l’immoralité évidente du procédé.

Sinon combien pensez vous débourser pour faire Bordeaux Nice à vélo ? Certainement plus que les 9 euros demandés par certaines low-cost . Le prix est donc bien décorrelé du coût , économique et surtout environnemental. Ces pratiques ne doivent pas perdurer pour ces raisons.
Réponse de le 25/05/2020 à 15:12 :
@bertolondon. Mes suggestions concernaient les compagnies traditionnelles comme Air France. Quant aux compagnies "bas-coûts/bas-prix" (je suis français, je m'exprime en... français), il faudrait mettre fin à leur existence. Elles ont un comportement prédateurs en faisant payer les escales qui les accueillent, en maltraitant leurs salariés, en contribuant à un surcroît de pollution et en faisant voyager des hordes d'ours mal-léchés qui détruisent tout sur leur passage. Il aurait fallu moins mais mieux ! mais beaucoup comme vous veulent du pas cher et du beaucoup. Les dés sont jetés...
Réponse de le 26/05/2020 à 0:11 :
Toujours interessant les nostalgiques de l'ancien temps quand les billets étaient hors de prix et que seul les riches ouvaient voyager!

Pas question de boycotter des compagnies qui permettent au plus grand monde de voyager, que ça soit pour aller voir de la famille, des amis, ou en vacances. Les provinciaux n'oublient pas que ce sont les low cost qui ont permis les vols direct depuis la province.

Car AF, outre etre chere sans réel plus value, ignore completement la province.
a écrit le 24/05/2020 à 13:49 :
Alors qu'AF est en train de se tirer une balle dans le pied (bien aidée par un gouvernement d'incompétents) en se privant des passagers point à point sur Nantes-Paris CDG ou Bordeaux-Orly (ces passagers qui en remplissant les vols en assurent tout simplement la rentabilité), Volotea et EasyJet n'ont en effet aucun état d'âme et ne vont pas se priver de récupérer des lignes abandonnées par le groupe AF, car la nature a horreur du vide... Quand les conseillers du ministre de l'Economie ont décrété que toute ligne intérieure assurée par le TGV en moins de 2h30 devait être abandonnée par AF, sauf en cas de correspondance, leur a-t'on expliqué que Nantes-CDG par le rail se fait en 3h30 à minima ? Donc en plus de 7h pour un AR? Que proposent-ils aux voyageurs d'affaires du nord de l'IDF (ils sont très nombreux) ou de Picardie, qui doivent faire l'AR pour Nantes dans la journée ? De perdre 2h pour se rendre à la gare Montparnasse ?? Ont-ils compris que donner 100% du trafic Nantes-Paris au monopole de la SNCF va entraîner une augmentation des prix ? Et quelle alternative proposent-ils aux gens devant se rendre à Nantes ou St Nazaire lorsque la SNCF est en grève (situation malheureusement devenue un classique) ? De prendre un bus ? Blablacar peut-être ? Quelle gageure! Si avec cela, vous n'avez pas encore compris que cette disposition soi-disant écologiste est en fait un énorme recul... Je ne peux plus rien pour vous.
Réponse de le 25/05/2020 à 9:14 :
C'est sûr, la clientèle professionnelle n'a pas vocation à perdre son tps ds des correspondances, qui plus est, inadaptées au transit ( métro/bus/taxis rares et chers...)
Seul, le pt à pt est efficace avec des tps de parcours qui doivent être réduits et 2h30 de trajet maximal, c'est bien trop long en déplacement professionnel, d'autant que quasiment aucunes transversales par le train n' y parviennent, hormis sur les lignes TGV ( Bordeaux Tours ou Lyon Marseille)
Qu' AF abandonne ces lignes non rentables, c'est une bonne chose pour elle qui va se recentrer sur des lignes axiales par sa filiale low cost Transavia.
Ça générera une concurrence plus saine entre low cost avec notamment l'usage sur ces transversales de turbopropulseurs type ATR tt aussi rapides et bien plus économiques et bcp moins polluants que des jets.
a écrit le 24/05/2020 à 13:35 :
Les collectivités locales doivent être interdites de subventionner les low cost,

ces subventions ne sont plus supportables pour les contribuables en général ;

Les voyageurs aériens doivent payer au prix juste leurs billets, c'est la moindre des obligations, sinon ils prennent le TGV ... ca pollue moins que l'avion
ou leurs voitures ... ou leurs vélos électriques ...

ainsi toutes les compagnies seront placées sur un régime d'Egalité ... Liberté Egalité Fraternité ;
Réponse de le 24/05/2020 à 19:18 :
Détrompez-vous, les compagnies low-cost sont aujourd'hui logées à la même enseigne que les autres. Cela fait plusieurs années qu'elles ont changé de stratégie et qu'elles se développement dans les grandes métropoles en créant des bases, là où AF a abandonné la partie (l'enjeu n'est donc plus d'aller chercher les subventions car ceci ne pouvait marcher que sur du court-terme). Le low-cost aujourd'hui a compris qu'il y avait un marché porteur afin de permettre aux Français de se déplacer rapidement. Et ce marché n'a pas besoin de subventions pour être rentable. Car oui il existe une demande pour du Nantes-Montpellier, Strasbourg-Bordeaux ou Brest-Marseille. Et si vous adaptez les prix (sans que ceux-si soient si bas que cela) vous n'aurez aucun mal à remplir tous les jours des B737 ou A320.
a écrit le 24/05/2020 à 12:31 :
Une réactivité à reculons pour le groupe AF avec une proposition d'accord en juillet alors que l'activité touristique aura remis les bouchées doubles pour chercher à se refaire en partie.
Une concurrence low cost qui aura repris ses marques dès l'ouverture des hostilités début juin et se fera un plaisir de satisfaire les besoins pressants des touristes européens de se précipiter vers les pays du soleil.
Il est à craindre que les filiales d'AF n'aient que des miettes avec un été perdu. Quel mammouth hors du tps !!

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