Pas de répit pour Air France et HOP : Easyjet et Volotea reviennent attaquer le marché régional français
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Stephane Mahe
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Stephane Mahe
... gionaux, les syndicats de HOP dénoncent une stratégie qui "abandonne la province".
Elles ont un boulevard devant elles et elles ont bien l'intention de le prendre. Pendant qu'Air France prépare son plan de restructuration du réseau domestique, les deux low-cost étrangères, Easyjet et Volotea, annoncent leur retour sur le marché régional français. Histoire de reprendre le plus vite possible les positions perdues pendant l'arrêt des vols depuis fin mars. Et de compliquer davantage non seulement la situation d'Air France sur cette partie du réseau lourdement déficitaire mais aussi tout projet de riposte, dont l'exécution prendra forcément du temps.
ix lignes transversales
Toulouse-Nice, Nantes-Lyon, Nantes-Nice, Lille-Nice, Lyon-Bordeaux, et Nice-Bordeaux.De son côté, Volotea redémarrera ses activités le 16 juin avec l'ouverture de 40 lignes en Espagne, en France, en Italie et en Grèce. Dans l'Hexagone, la compagnie espagnole lancera 15 lignes, notamment entre plusieurs villes de métropole et la Corse. A Rennes par exemple, la compagnie desservira cet été Figari, Bastia, Ajaccio et Biarritz. Interrogé, Carlos Munoz, le directeur général de Volotea, n'a pas souhaité donner plus détails sur le programme de vols.
HOP a prévu de reprendre ses vols le 8 juin avec 24 vols par semaine centrés uniquement vers les aéroports de Roissy et de Lyon. Cette offre doit à 55 vols par semaine à partir du 15 juin puis à 72 à partir du 22 juin.
À lire également
Cette remise en marche des deux compagnies low-cost traduit bien la volonté des compagnies à bas coûts d'accélérer leur stratégie de prise de parts de marché dans l'Hexagone pendant la période de flottement chez Air France qui entoure l'avenir du réseau intérieur français. Souhaitant stopper les pertes qui s'élèvent à 200 millions d'euros par an sur cette partie du réseau desservie par Air France et sa filiale régionale HOP, la direction du groupe veut miser sur sa filiale low-cost Transavia. En raison d'accords de périmètre au sein du groupe, celle-ci ne peut pas assurer de vols intérieurs. Des accords avec le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) Air France-Transavia sont en cours pour lever cet interdit. Un plan doit être présenté en juillet. Il pourrait limiter les activités de HOP à l'alimentation des hubs de Roissy-Charles de Gaulle et de Lyon. Ce qui laisse en suspens l'avenir des vols directs régionaux qui pourraient être assurés par Transavia.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Fabrice Gliszczynski