Vinci double ADP dans les aéroports et devient le numéro 2 mondial
Fabrice Gliszczynski

Photo d'illustration
Reuters
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Si le report de la décision de privatiser ou pas ADP l'a empêché l'an dernier de lancer l'assaut sur son rival dans les aéroports, Vinci a néanmoins remporté cette année une bataille sur ADP. Jusqu'ici troisième opérateur aéroportuaire mondial, Vinci Airports, la filiale aéroportuaire du groupe de construction et de concession français, a dépassé l'an dernier ADP en termes de passagers aériens accueillis, et s'est hissé au second rang mondial derrière le groupe public espagnol, AENA, le gestionnaire tous les aéroports espagnols. Numéro 1 l'an dernier, ADP passe à la troisième place mondiale, laissant sa couronne à AENA.
ENA n'a pas encore dévoilé ses chiffres. Mais sa performance de 2018 (plus de 260 millions de passagers) sufit déjà pour être devant ses deux rivaux français.
Faisant perdre à ADP une cinquantaine de millions de passagers en 2019, l
a perte d'Atatürk est l'une des deux explications de ce classement. L'intégration en mai de l'aéroport de Londres Gatwick (près de 50 millions sur une base annuelle) dans le réseau de Vinci est l'autre explication.Relativement réduit aujourd'hui, l'écart entre les deux groupes français va se creuser davantage en 2020 quand seront comptabilisés, en année pleine cette fois, le retrait d'Atatürk pour l'un, l'arrivée de Gatwick pour l'autre.
Pour l'heure, les deux rivaux s'activent pour élargir leur périmètre. A l'international notamment. Le développement dans le secteur aéroportuaire est crucial pour Vinci pour compenser la fin des concessions des autoroutes françaises après 2030.
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Il devra néanmoins faire une croix sur l'aéroport de Saint-Louis aux Etats-Unis qui a arrêté le processus de privatisation. En revanche de nouvelles opportunités vont faire jour, comme l'aéroport de Tahiti ou de Nantes. De son côté, ADP nourrit de grandes ambitions à l'international. Lors d'une journée investisseurs en avril dernier, ADP a indiqué qu'il visait la première place mondiale d'ici à 2025, avec un trafic de 450 millions de passagers et 30 à 35 aéroports, contre 25 environ aujourd'hui.
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Fabrice Gliszczynski