Grand Paris: une décennie capitale pour verdir la métropole-monde
César Armand
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Après une décennie post-crise économique et financière de 2008 à être obnubilés sur le triple A des agences de notation, l'heure est au triple Z: zéro artificialisation nette, zéro émission nette (de dioxyde de carbone, Ndlr) et zéro déchet. C'est en effet la promesse de la région Île-de-France à horizon 2030 afin d'atteindre en 2050 l'objectif de neutralité carbone tel que défini par la stratégie nationale bas-carbone.
Plutôt que de patienter dix ans, La Tribune, en partenariat avec les Acteurs du Grand Paris et les Notaires du Grand Paris, ont décidé de débattre, sans attendre un grand soir institutionnel qui interviendra au plus tôt au printemps 2022, de cette ambition du Grand Paris pour la France. A la veille de l'élection présidentielle, la région-capitale peut et doit s'affirmer comme le moteur de la reprise économique et financière de tout le pays voire du continent. Et ce à condition d'offrir un cadre de vie respectueux des impératifs climatiques dans les transports individuels et collectifs comme dans l'habitat.
Le logement se trouve en effet au premier poste des besoins primaires de tout un chacun. D'ici à 2030, le bâtiment doit baisser de 49% ses émissions de gaz à effet de serre sur la base de celles de 2015. D'un côté, la rénovation des immeubles existants s'accélère, bénéficiant d'une enveloppe de 6,7 milliards d'euros dans le plan France Relance, auquel vient de s'ajouter 2 milliards d'euros supplémentaires pour la rénovation des habitats privés. Si Valérie Pécresse rêve d'en finir avec les passoires thermiques, ces logements énergivores, le fameux objectif des 500.000 logements réhabilités est en passe d'être largement dépassé au niveau national pour le plus grand confort des habitants et le plus grand bonheur des artisans.
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De l'autre, malgré la promesse présidentielle d'un choc d'offre visant à "construire plus vite, mieux et moins cher", les professionnels du bâtiment comme les promoteurs immobiliers font face à de multiples crises qui se répercutent directement sur la disponibilité de logements. Après un an et demi de crise sanitaire, les matériaux de construction manquent voire explosent à l'achat, retardant d'autant plus des chantiers ajournés par la Covid-19. A cela s'ajoutent les nouveaux maires élus en juin 2020 qui tarderaient à délivrer des permis de construire. La situation est pourtant urgente: un écart de 1 à 10 se creuse entre la demande et l'offre de logements sociaux.
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