Immobilier : les ventes de logements neufs s'effondrent en Normandie… sauf sur la côte
Nathalie Jourdan
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Le marché de la côte fleurie reste bien orienté.
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Le marché de la côte fleurie reste bien orienté.
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Toutes les bonnes choses ont une fin. En 2022, la Normandie avait plutôt bien résisté à la crise immobilière que traversait déjà la plupart des régions. Elle avait même connu paradoxalement l'une de ses années les plus dynamiques en termes de ventes de logements. Cette parenthèse enchantée s'est refermée.
Les résultats dévoilés, il y a quelques jours, par l'Observatoire du logement neuf en Normandie (Olonn), montrent que la région n'échappe plus aux vents mauvais. Les ventes nettes y ont quasiment diminué de moitié au cours des douze derniers mois. L'année 2022 « n'était qu'un court moment de répit avant une entrée durable et profonde dans une crise inédite », commente le président d'Olonn.
Autrement dit, la Normandie rejoint le mouvement national. Guillaume Basile observe que la crise de l'offre suscitée par « l'envolée des taux d'intérêt, l'augmentation des coûts de construction, le rabotage du dispositif Pinel et l'empilement incessant de nouvelles normes » s'y conjugue désormais avec « une crise de la demande ». Cette dernière s'est réduite comme peau de chagrin, au prix d'un assèchement du milieu de gamme. De facto, les acquéreurs particuliers encore présents jettent le plus souvent leur dévolu sur des maisons ou des appartements haut de gamme. De leur côté, les investisseurs sont aux abonnés absents ou ne s'intéressent plus guère qu'aux des biens de petite taille : « Le T2 représente sur certains secteurs jusqu'à 50% des ventes ».
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C'est dans les trois agglomérations normandes que l'activité donne le plus de signes de faiblesse. Bien qu'elle conserve la pole position régionale en volume, la communauté urbaine de Caen décroche comme rarement par le passé. Elle n'a enregistré que 125 réservations nettes de logements neufs, au cours du troisième trimestre. Soit une dégringolade de 43% en un an.
Nathalie Jourdan