Proton : PSA et le chinois Geely ont formulé une offre ferme

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Pour PSA, racheter Proton permettrait de s'implanter dans un pays où se vend près de 600.000 voitures par an, soit le troisième marché d'Asie du Sud-Est derrière l'Indonésie et la Thaïlande.
Pour PSA, racheter Proton permettrait de s'implanter dans un pays où se vend près de 600.000 voitures par an, soit le troisième marché d'Asie du Sud-Est derrière l'Indonésie et la Thaïlande. (Crédits : REUTERS/Edgar Su)
Selon le quotidien Les Echos et les médias malaisiens, PSA aurait fait une offre pour le rachat du constructeur national. Geely pourrait pour sa part récupérer Lotus, propriété de Proton.

Mardi dernier, PSA était hors course. Six jours plus tard, le constructeur automobile français serait en pôle position pour racheter la marque malaisienne Proton, en grande difficulté financière depuis plusieurs années. "PSA est prêt à investir beaucoup d'argent dans Proton et à construire une nouvelle usine à Tanjung Malim [dans le centre-ouest du pays, ndlr], a déclaré une source citée par le journal malaisien The Star. Le constructeur a présenté la meilleure offre pour sauver Proton et lui permettre d'étendre ses opérations dans l'Asean."

PSA aurait ainsi, selon Les Echos, formulé une offre ferme auprès de DRB-Hicom Bhd, propriétaire de l'entreprise. Comme indiqué précédemment, le chinois Geely est également intéressé, et a déposé une offre avant la clôture de l'appel d'offre il y a deux jours. Une solution pourrait satisfaire les deux groupes : la vente séparée de Proton à PSA et de Lotus, racheté par le groupe malaisien en 1996, à Geely.

Augmentation drastique de la production de véhicules Proton

Pour PSA, racheter Proton permettrait de s'implanter dans un pays où se vend près de 600.000 voitures par an, soit le troisième marché d'Asie du Sud-Est derrière l'Indonésie et la Thaïlande. Proton dispose de deux sites industriels dont celui de Tanjung Malim qui produit 150.000 voitures mais qui est dimensionné pour aller jusqu'à un million d'unités, ce qui permettrait de desservir une région où vivent plus de 600 millions de consommateurs. Selon The Star, PSA aurait d'ailleurs pour projet de déménager la production de la ville de Shah Alam [près de la capitale Kuala Lumpur] au site de Tanjung Malim, ce qui permettrait d'augmenter la production de 150.000 unités actuellement à un million d'unités, voire plus. Au passage, quelque 10.000 emplois pourraient être créés dans le pays.

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a écrit le 21/02/2017 à 13:11 :
L'état n'a prèté sans condition mais pris une participation au capital de 14% que la famille Peugeot envisage de racheter ce qui permettrait à l'état de réaliser une plus value sur la vente des actions !!!
a écrit le 21/02/2017 à 8:28 :
PSA saurait comment créer des emplois dans un pays avec une production nationale? Et pourquoi force t il tous les sous traitants à fermer en France et s installer au Maroc ou en tunisie et Pologne tchequie? Peut être que les Malaisiens sont moins stupides que les socialistes qui donnent des milliards à PSA sans rien zen échange. Ou alors comme en France PSA ment aux malais.
Réponse de le 21/02/2017 à 11:03 :
Etant actuellement expatrié là bas et bossant pour Total Malaysia, je peux vous dire que Proton , né en 1983 avec l'aide de Mitsubishi sur les injonctions du premier ministre de l'époque, Mahatir Mohamad, est une fierté nationale.
Mais la part de marché ne cesse de baisser , de 70 % de part de marché à 15 % à peine (ici les japonais sont ultra dominants, Toyota, Nissan etc... un peu comme en Thaïlande voisine, car même les coréens ont eu du mal à percer).

Le gros problème c'est que Proton n'est plus compétitif, en fait il faut savoir que la Malaisie et historiquement assez protectionniste avec l'Etat au capital de pas mal de boites (proton, mais aussi Petronas, l'équivalent de total ).

La malaisie dans le cadre de l'ASEAN (l'équivalent de l'UE) a été obligé de diminuer ses barrières douanières, proton a donc souffert des Toyota importés de la thailande voisine, où les salaires sont deux fois moindres (les usines de Bangkok Toyota sont à peine à 600 km de la capitale Kuala Lumpur).

Le gouvernement malais doit en outre subir la chute des cours du pétrole, de l'hévéa bref des matières premières, n'a plus la croissance de 7 8 % des années 80 90 même si on est encore pas mal (4 à 5 %)...

Et donc il en a marre de renflouer sans cesse un constructeur non rentable qui n'arrête pas de perdre de l'argent depuis une bonne dizaine d'années avec l'ouverture à la concurrence...


Par contre il ne bradera pas le constructeur, mais je souhaite sincèrement que PSA récupère Proton pour percer ici, car Geely, je connais, et honnêtement ils n'ont pas le niveau.

Autant les chinois savent désormais fabriquer de bonnes télés ou gsm, mais les voitures c'est pas encore ça (en terme de sécurité surtout, mais aussi finitions, technologie et..les coréens et japonais sont encore à des années lumières, les voitures chinoises sont plus au niveau des voitures iraniennes ou indiennes, vous voyez ).

En espérant vous avoir renseigner sur le panorama de l'industrie automobile locale.

Cordialement, de KL comme on dit ici !
Réponse de le 21/02/2017 à 11:31 :
Merci pour ce complement j'ai testé une proton en Malaisie il y a 20 ans. Les Mitsubishi. Le privée est plus fort que l'etat pour produire des voitures evidemment, mais il faut des contre parties et ne pas laisser faire un Tavares qui a ruiné chez Renault les sous traitants francais et maintenant le fait aussi chez PSA; Il fera de meme avec la sous traitance en Thailande ou autres pour les Malais. Au nom du bénéfice il massacre des pans de l'industrie mais il sait pleurer des que la conjoncture se retourne (il reviendra voir le gouvernement Malais une fois achetée la société).

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