Air Berlin souhaite se vendre "au plus tard en septembre" à "deux ou trois acheteurs"

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Selon la presse allemande, l'allemand Lufthansa, qui a reçu le soutien sans ambiguïté du ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, pourrait reprendre une grande partie de l'activité de sa rivale, au côté d'autres entreprises.
Selon la presse allemande, l'allemand Lufthansa, qui a reçu le soutien sans ambiguïté du ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, pourrait reprendre une grande partie de l'activité de sa rivale, au côté d'autres entreprises. (Crédits : Hannibal Hanschke)
Les discussions avec les prétendants, Lufthansa en tête, entamées il y a plusieurs semaines, se sont intensifiées depuis le lancement mardi dernier d'une procédure d'insolvabilité d'Air Berlin, deuxième compagnie aérienne allemande.

Air Berlin veut aller au plus vite.. La deuxième compagnie aérienne allemande, au bord de la faillite, espère conclure d'ici septembre la vente de ses activités, a indiqué son patron, Thomas Winkelmann dans un entretien au Bild am Sonntag, version dominicale du quotidien Bild. Plusieurs groupes, dont Lufthansa, sont sur les rangs.

"Nous avons parlé avec plus de dix intéressés, dont plusieurs compagnies aérienne. [...] Nous voulons conclure la vente au plus tard en septembre. Sans cela, la confiance des clients dans la compagnie va s'amenuiser", a expliqué le dirigeant.

Les discussions avec les prétendants, entamées il y a plusieurs semaines, se sont intensifiées depuis le lancement mardi dernier d'une procédure d'insolvabilité de la compagnie berlinoise.

Lufthansa pourrait s'allier à d'autres entreprises

Selon la presse allemande, l'allemand Lufthansa, qui a reçu le soutien sans ambiguïté du ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, pourrait reprendre une grande partie de l'activité de sa rivale, au côté d'autres entreprises. Lufthansa, qui loue déjà 38 des quelque 140 avions d'Air Berlin, souhaite acquérir jusqu'à 70 appareils, dont certains assurant des vols long-courrier et 21 avions appartenant à Niki, filiale autrichienne d'Air Berlin. Le groupe compterait aussi reprendre jusqu'à 3.000 salariés sur les quelque 8.000 que compte la compagnie en déroute, d'après les informations de Bild.

"Il n'y aura pas un mais deux ou trois acheteurs", a confirmé Thomas Winkelmann.

Le groupe de tourisme TUI, propriétaire de TUIfly - une compagnie aérienne spécialisée dans les destinations de vacances - veut racheter 6 ou 7 appareils de la flotte Air Berlin, toujours selon le journal. Les noms d'Easyjet et Condor (groupe Thomas Cook) sont également évoqués par les médias.

"Une compagnie ne peut pas acheter seule Air Berlin", dit Berlin

Un entrepreneur bavarois, Hans Rudolf Wöhrl, a publiquement fait part de son intérêt pour racheter seul Air Berlin, toutefois sans présenter d'offre concrète, et a accusé Berlin de favoriser Lufthansa. Un reproche déjà formulé par la compagnie irlandaise à bas coût Ryanair, et rejeté par le gouvernement allemand.

"Les compagnies sont actuellement en négociations. Le gouvernement n'est pas à la table des négociations et il ne mène pas non plus les discussions", a pourtant déclaré vendredi Korbinian Wagner, un porte-parole du ministre de l'Economie, lors d'une conférence de presse à Berlin.

"Pour des raisons de concurrence, une compagnie ne peut pas acheter seule Air Berlin", a par la suite souligné dans le journal Handelsblatt paru lundi Brigitte Zypries, la ministre de l'Economie.

Berlin a octroyé un prêt de 150 millions d'euros à Air Berlin pour lui permettre de continuer à faire voler ses avions, le temps que des repreneurs soient trouvés.

(avec AFP et Reuters)

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