Les départs s'enchaînent à la direction d'Uber

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Un homme quitte les bureaux d'Uber dans le Queens, à New York.
Un homme quitte les bureaux d'Uber dans le Queens, à New York. (Crédits : Reuters/Brendan McDermid)
Le responsable chargé des stratégies de partage a claqué la porte après moins d'un an au sein de l'entreprise. La liste des défections s'allonge, alors que le fondateur de la plateforme se cherche toujours un numéro deux pour l'épauler.

Nouveau départ, chez Uber. Après les démissions en février de l'ingénieur en chef Amit Singhal, accusé de harcèlement sexuel dans son ancien poste chez Alphabet, et de deux autres employés ce mois-ci, la firme américaine a enregistré la défection de son responsable chargé des stratégies de partage (ride-sharing).

Lire aussi : Le patron d'Uber choisit son nouveau bras droit

Des divergences stratégiques

Jeff Jones a quitté ses fonctions environ six mois après avoir été embauché par Uber, rapportent le site Recode et le Wall Street Journal. Selon Recode, Jones avait fait part de son mécontentement face aux stratégies de l'entreprise. "Il apparaît maintenant clairement que les convictions et l'approche qui ont guidé ma carrière ne correspondent pas avec ce que j'ai vu et expérimenté chez Uber et que je ne peux pas continuer plus longtemps dans mes fonctions comme président des stratégies de partage chez Uber", a-t-il affirmé.

Uber est depuis quelques semaines au centre d'une série de controverses qui font s'interroger les observateurs sur les compétences de Travis Kalanick en tant que dirigeant et sur l'avenir de la société en général. Un ancien employé d'Uber a tout d'abord publié le mois dernier un message sur un blog décrivant un lieu de travail où le harcèlement est monnaie courante. Cette accusation a engendré une enquête interne qui a été confiée à l'ancien procureur général des Etats-Unis Eric Holder.

Lire aussi : Travis Kalanick va-t-il conduire Uber à sa perte ?

Accumulation de pertes et de controverses

Puis, une vidéo a été publiée par Bloomberg, montrant Travis Kalanick en train d'admonester un chauffeur Uber qui se plaignait de la baisse de sa rémunération. Le fondateur de la plateforme lui-même avait du s'excuser quelque jours plus tard et reconnu qu'il devait "changer fondamentalement en tant que dirigeant et devenir adulte" après la diffusion sur internet d'une altercation avec l'un des chauffeurs de sa compagnie. Résultat, Uber avait annoncé le 7 mars qu'elle cherchait "activement" un numéro deux pour épauler le dirigeant.

La plateforme, qui n'est pas cotée en Bourse, est toujours très bien valorisée, à près de 70 milliards de dollars et a des activités dans des dizaines de pays. Toutefois, l'entreprise accumule les pertes et les controverses avec les taxis, ses propres chauffeurs, ou les autorités de plusieurs villes. L'entreprise a jusqu'ici largement couvert ses besoins financiers avec des investisseurs privés.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 21/03/2017 à 15:49 :
Tiens, ne dirait-on pas que la Macronéconmie patauge dans la mélasse ? Depuis qu'on nous rebat les oreilles avec les nouveaux modèles mirifiques, finalement ils sont comme les autres, il faut avant tout être rentable pour continuer à exister. La machine Von Neumann du pognon n'existe pas encore.
a écrit le 20/03/2017 à 15:37 :
Pour avoir eu des échos rapprochés des méthodes de managements à Uber France (dans les bureaux j'entends, pas les VTC), je confirme que les méthodes de management sont dégueulasses. On n'est loin du mythe Californie / Google / je-m'éclate-au-boulot !
a écrit le 20/03/2017 à 15:32 :
Uber n'est pas coté en Bourse.
Uber est valorisé à près de 70 milliards de dollars.
Uber accumule les pertes... et les controverses.
Le modèle Uber est-il viable? Seulement dans un monde d'exploiteurs/exploités.
Par exploités, il faut comprendre "Esclaves". Pour exploiteurs, il fut une époque où on pouvait dire "négrier", "Sal...d de capitaliste", le politiquement correct est passé par là, mais les réalités sont toujours les mêmes.
a écrit le 20/03/2017 à 9:45 :
Merci pour cette information..

Encore un résultat sémantique pour le moins savoureux de la manipulation par le langage dont nous sommes victimes.

Reprenons donc le terme à la mode depuis que UBER existe "se faire ubériser" et bien quand on voit UBER actuellement on peut dire que se faire ubériser c'est se faire exploiter par un patron mégalomane à tendance esclavagiste.

Cela devrait changer radicalement tous les débats organisés dans nos médias pour savoir si "l'ubérisation du travail" c'est incontournable.

Les milliardaires du net sont comme les milliardaires de l'ancienne économie, ce sont les faibles de Nietzsche selon le principe que plus on possède et plus on est possédé et qui nous disait que "la puissance abêtit". Démonstration majeur de presque tous les détenteurs de capitaux du monde.

L'empire des faibles ou la destruction de l'humanité.
Réponse de le 20/03/2017 à 14:32 :
J'adhère parfaitement à cette analyse et je voudrais bien entendre Macron, le candidat de l'ubérisation et de l'auto entrepreunariat nous dire ce qu'il pense d'UBER qu'il a soutenu face aux taxis pendant les manifestations!
Je parierai que TF1 n'abordera même pas le sujet lors du débat de ce soir.
Réponse de le 20/03/2017 à 15:38 :
"Se faire ubériser"...Les possibilités de remplacer "ubériser" par d'autres verbes plus fleuris sont nombreuses , qui favoriseraient la compréhension tout en reflétant sans doute mieux la réalité.
Réponse de le 20/03/2017 à 15:38 :
"Se faire ubériser"...Les possibilités de remplacer "ubériser" par d'autres verbes plus fleuris sont nombreuses , qui favoriseraient la compréhension tout en reflétant sans doute mieux la réalité.
J'allais oublier: US GO HOME.

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