Dexia : une nationalisation de la branche belge est privilégiée

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Le conseil des ministres belge aurait décidé ce jeudi matin, lors d'une réunion restreinte, de privilégier la nationalisation de la partie belge de Dexia plutôt que la solution alternative proposée par les régions. La banque a aussi annoncé être en négociation pour vendre sa branche au Luxembourg. Le titre de la banque, coté à Paris et Bruxelles, a été suspendu jeudi après-midi à la demande du régulateur belge.

Le titre de la banque franco-belge Dexia, coté à la Bourse de Paris et à celle de Bruxelles, a été suspendu ce jeudi après-midi à la demande du régulateur belge qui attend davantage de précisions sur la reprise de la branche luxembourgeoise de l'établissement. A 15H54, dernier cours disponible, le titre perdait 17,24%, à 0,85 euro.

Les scénarios de démantèlement, après avoir rassuré dans un premier temps, font régner l'inquiétude. La banque a toutefois confirmé jeudi qu'elle tiendrait un conseil d'administration samedi et indiqué qu'aucune décision sur l'avenir du groupe n'avait été prise jusqu'à présent.

Le gouvernement belge s'est néanmoins réuni ce matin et, entre les deux options posées sur la table, il aurait fait son choix. Selon le quotidien économique belge L'Echo, il aurait privilégié la nationalisation de Dexia Banque Belgique (DBB) plutôt que la proposition des régions d'un détachement ("spin off") de DBB du groupe afin de conserver le même actionnariat. Si l'option de la nationalisation semble acquise, la décision de faire ou non appel à la loi d'urgence n'a elle toujours pas été prise, indique l'Echo en citant une source gouvernementale. Le quotidien précise que les entités fédérées pourraient être parties prenantes dans la recapitalisation de DBB au côté de l'Etat fédéral.

Le schéma général d'un scission en plusieurs entités semble cependant se confirmer : le Crédit local de France (avec la création d'une banque dédiée aux collectivités locales adossée à la Caisse des dépôts et la Banque Postale), Dexia Banque Belgique (qui serait nationalisée) et la structure de cantonnement des actifs toxiques. Pour ce qui concerne les activités au Luxembourg, un investisseur international est "prêt à reprendre la branche luxembourgeoise" de Dexia, Dexia BIL, qui emploie 5.500 personnes dans le monde, a annoncé ce jeudi le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, lors d'une conférence de presse. Une information confirmée par la banque.

Dans un communiqué publié  jeudi midi, Dexia a en effet annoncé son entrée en "négociation exclusive avec un groupement d'investisseurs internationaux auquel participera l'Etat du Luxembourg en vue d'une cession de Dexia Banque Internationale à Luxembourg". Le ministère des finances luxembourgeois a ajouté qu'un investisseur "d'envergure internationale" était prêt à prendre une partipation majoritaire, tandis que le Luxembourg ne prendrait qu'une part minortaire. Les négociations devraient se terminer d'ici à la fin du mois. A fin juin, Dexia BIL affichait 41 milliards d'euros de bilan pour des revenus semestriels de 532 millions et un résultat net de 78 millions.

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a écrit le 07/10/2011 à 15:19 :
La nationalisation me convient tout à fait, mais au prix du marché. Point, et sans créer une "bad bank". Le contribuable n'a pas à payer pour le secteur privé.

http://dreamsandmoods.blogspot.com/2011/10/osons-les-nationalisations.html
a écrit le 07/10/2011 à 7:54 :
Vive la cupidité et le mensonge des dirigeants et des politiques, on a donné des milliards, laisser nos entreprises mourir et mettre à la porte des millions de chômeurs en Europe, maintenant les salariés de Dexia qui ont servi des escrocs vont connaître le même sort (Satan n'a pas d'amis), sans parler de leur épargne salariale qui a fondu de plus de 80 pourcent ainsi que pour les clients bidouilleurs en bourse. On devrait le savoir la bourse "est un Ogre qui finit par manger ces enfants", c'est ça le Nouvel Ordre Mondial, le chaos pour prendre le pouvoir économique, et faire des peuples des esclaves aux services des nantis. La mascarade, mais vous les banquiers vous êtes découvert, et c'est vous qui avez organisés toutes ces crises, avec vos amis milliardaires et politiques corrompus et certaines multinationales, tout ce paye un jour... Pour l'instant c'est les impôts locaux des communes administrées par des incapables et qui ont voulu leur terrain de football pour 50 habitants qui vont exploser, pourquoi l?État ne rachète pas ces crédits pourris et non les dettes des banques qui plongent 2 ans plus tard après avoir reçu des milliards, non il faut laisser payer les contribuables et les asservir... Merki petit Nicolas, dors bien sur tes deux oreilles, bientôt le chômage pour toi...
Réponse de le 07/10/2011 à 8:25 :
A Patrick - Gardez votre calme! Ca ne peut que vous faire du bien. Les populations des pays émergents veulent aussi leur part du gâteau économique in ternational. De ça aussi, nous devons en tenir compte!
Réponse de le 07/10/2011 à 12:18 :
Parlez en au salariés de DEXIA et aux chômeurs en France, et quand ils vous répondront, surtout gardez votre calme ! Ne leur dite pas surtout pas que vous travailler dans la finance, et que vous aussi vous voulez votre part du gâteau, chut !..
a écrit le 07/10/2011 à 7:18 :
Dexia devra bien ouvrir une porte de sortie pour ses actionnaires minoritaires. Aucune information sur le sujet alors que sur tous les autres sujets, les informations les plus fantaisistes et les rumeurs les plus folles font florès.
Réponse de le 07/10/2011 à 12:16 :
ben oui,on leur rachete leur actions 0.001? du mille et avec remise 40% si plus de 100.000 actions reprises
a écrit le 06/10/2011 à 21:10 :
Normal. En France, l'ex-dexia va servir à couler le CDC et la Banque Postale.
Réponse de le 07/10/2011 à 7:24 :
A yvan - Le dossier "collectivités" n'est pas un mauvais dossier, ce n'est pas un dossier "pourri". Dexia doit s'en séparer parce qu'elle n'arrive plus à assurer le financement et le refinancement de cette activité compte tenu de la réticence des banques à se prêter de l'argent entr'elles.
Réponse de le 07/10/2011 à 8:43 :
Le dossier "collectivités" n'est pas un dossier "pourri" ? Pas si sûr : Dexia a fourgué des emprunts toxiques à de nombreuses collectivités dont les intérêts sont calculés sur des formules indexées sur des rations de taux de change Franc Suisse et dollar. Ces taux d'intérêt explosent, atteignant parfois 30%. De nombreuses collectivités territoriales (Rambouillet de Larcher, St-Germain en Laye etc..) sont incapables de rembourser ces emrtunts toxiques. Il s'agit donc bien de "dossiers pourris".
Réponse de le 07/10/2011 à 16:32 :
laissons Dexia faire faillite, les malins qui ont inventé ces crédits indexés et qui ont refinancés DEXIA tomberont avec DEXIA ce qui ne sera que justice.
je comprends que l'état Belge veuille nationaliser la branche Belge car je crois avoir compris qu'en Belgique c'est une banque de dépot !
a écrit le 06/10/2011 à 18:32 :
Encore une fois les contribuables vont se faire plumer par des banquiers irresponsables. Et la BCE continue à leur attribuer des liquidités illimitées. Lamentable.
a écrit le 06/10/2011 à 15:58 :
Assez irréaliste. Les compensations à donner seraient si fortes que tout avantage au moins financier serait perdu pour la Belgique.

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