La startup, spécialisée dans la « finance intégrée », compte poursuivre son développement en Europe en proposant à ses entreprises clientes, une offre de services bancaires en marque blanche. Elle a déjà traité environ 7 milliards d’euros de transactions pour le compte d’une centaine de clients.Dans un contexte particulièrement déprimé pour les fintechs, la startup Swan a réussi à boucler un nouveau tour de table de 37 millions d'euros. Une performance qui mérite d'être saluée alors que le ticket moyen d'une levée de fonds dans le secteur est désormais de 8,6 millions d'euros. Selon France FinTech, les opérations sont en recul de 56 % à la fin août par rapport à 2022 à 645 millions d'euros.
C'est le fonds de capital-risque suisse Lakestar qui a mené cette levée en série B, aux côtés des actionnaires historiques. En 2021, Swan avait finalisé un premier tour de table de 16 millions d'euros, sous l'impulsion du fonds californien de capital-risque Accel.
« Cette opération a été plus difficile qu'en 2021 mais il reste toujours beaucoup de "poudre sèche" (capital disponible, NDLR) et peu d'investisseurs doutent de la pertinence de la fintech et de son impact sur l'industrie bancaire », avance Nicolas Benady, cofondateur de Swan. A cela s'ajoutent sans doute des valorisations bien plus attractives aujourd'hui pour l'investisseur qu'en 2021. Certaines fintechs ont vu fondre leur valorisation, comme Revolut ou Klarna.
Le boom de la finance intégrée
La fintech Swan est une plateforme de banking-as-a-service (BaaS) qui propose, en marque blanche, des services bancaires (comptes avec IBAN, cartes de paiement Mastercard...) à des partenaires pour leurs propres clients. « Nous fournissons les mêmes services que Revolut ou Quoto sauf que le canal de distribution est radicalement différent : le client ne télécharge pas une application Swan mais il va utiliser l'application du partenaire au sein de laquelle nos services sont totalement intégrés », résume Nicolas Benady.