La BCE maintient ses taux directeurs et lance une revue stratégique

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(Crédits : DR)
Les taux de la zone euro resteront à leur niveau actuel ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce que la Banque centrale européenne constate un retour durable de l'inflation légèrement sous les 2%.

La Banque centrale européenne (BCE) a comme attendu laissé ses taux inchangés ce jeudi 23 janvier et lancé la première réévaluation de sa stratégie depuis 2003. Le principal taux d'intérêt a été maintenu à zéro, tandis que les banques se verront appliquer un prélèvement de 0,50% sur les dépôts qu'elles confient à la banque centrale au lieu de les prêter à leurs clients.

Ces taux resteront à leur niveau actuel "ou à des niveaux plus bas" jusqu'à ce que l'institution constate un retour durable de l'inflation légèrement sous les 2%, selon le communiqué sur les décisions de politique monétaire.

Nouvelle définition de la stabilité des prix

Par ailleurs, les gardiens de l'euro ont officiellement "décidé de lancer une revue de la stratégie de politique monétaire de la BCE", chantier annoncé en décembre et qui doit les occuper toute l'année.

La nouvelle définition de la "stabilité des prix" visée par l'institut sera au coeur de la réflexion. L'idée pourrait consister à reformuler cet objectif, aujourd'hui "proche mais inférieur à 2%", en introduisant l'idée de "symétrie". L'inflation pourrait ainsi dévier d'un côté comme de l'autre autour de 2%, sans que cela pousse l'institution à ajuster immédiatement sa politique.

Verdir les rachats d'obligations

La nouvelle présidente Christine Lagarde devrait également inclure une conduite plus collégiale de la politique monétaire, les effets secondaires causés par des outils exceptionnels comme le taux négatif et, point nouveau, la prise en compte des enjeux climatiques.

Il s'agirait par exemple de "verdir" les rachats d'obligations publiques et privées, le fameux "QE" par lequel la BCE a engagé plus de 2.600 milliards d'euros depuis 2015 pour soutenir l'économie, en l'orientant vers des titres respectant des critères environnementaux. Mme Lagarde devrait également préciser son discours sur les risques économiques, après avoir estimé en décembre qu'ils s'atténuaient légèrement.

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Commentaires
a écrit le 23/01/2020 à 18:54 :
A la BCE ce sont les taux qui dirigent ! d'où leur nom !
Et l'étau se resserrera un jour, nous sommes là pour le servir, le système !
Nous sommes enfermés dans un système !
Est ce que j'ai une tête de composant ?
a écrit le 23/01/2020 à 17:05 :
Le vrai visage de l'UE, une politique sans gloires sans projets pourtant le béotien que je suis lit parfois que l'Euro est surévalué pour les allemands et sous évalué pour les français un différentiel de 20% est parfois avancé, tout va bien pour l'euro-mark je n'ai pas dis pour tous les allemands.. Pourquoi ne pas avoir une monnaie flexible dans les états et de valeur internationale à l'extérieur pour notre commerce - oui c'est compliqué.. je considère que le désamour des peuples envers l'UE vient plus de ces politiques que des populistes.. Bref, quand est-ce qu'ils vont considérer que la monnaie est un outil au service de l'humain..
a écrit le 23/01/2020 à 16:58 :
voila une bonne nouvelle pour les "marchés", maintint des taux bas, voire encore plus bas :)
cela devrait les maintenir en lévitation appuyés en cela par les rachats d'actions et les fusacs, financés par (moment de suspens) : les taux bas
il-y-en-a qui croient encore qu'investir dans la bourse permettrait de financer l'économie
juste pour info, dans un autre magazine d'information économique, vous apprendrez que le nombre d'entreprises cotées fond comme neige au soleil dans les pays occidentaux

obligations vertes d'entreprises, non mais méga-mdr, un moyen détourné de sauver l'industrie automobile et les producteurs d'énergie polluantes ? (un petit regard vers l'Allemagne ?)
a écrit le 23/01/2020 à 15:45 :
Avec l'Allemagne à la tête de l'UE pour favoriser d'abord et avant tout l'Allemagne, Lagarde va avoir fort à faire, on voit mal comment sortir une situation épanouissante pour l'europe de ce tas d'arrangements douteux.

Pourquoi personne en UE n'ose dire aux allemands que leur rigueur nous étouffe et qu'il serait temps qu'ils se détendent un peu alors que Trump lui est allé directement tirer l'oreille à Merkel que depuis on entend plus ? Et c'est bien agréable d'ailleurs mais bon...

L'Europe a mal à l'Allemagne.
a écrit le 23/01/2020 à 15:29 :
Ce n'est pas la fonction de la BCE que de se préoccuper des religions à la mode comme le réchauffement climatique, les obligations dites vertes, et toutes ces inventions stupides qui ne sont que des déguisements de produits déjà existant. La BCE a un statut défini par des textes avec une mission claire, elle doit s'y tenir et non jouer les backstreet pour le plaisir des ambitieux au pouvoir. Si Lagarde veut s'inventer un nouveau job, qu'elle en change.

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