Air France-KLM : Ben Smith veut être aussi rentable que Lufthansa et IAG
Patrick Cappelli

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Un message clair à l'Etat français, actionnaire du groupe à hauteur de 14%, comme l'Etat néerlandais.
Mais hormis cette sortie, le patron canadien est resté très consensuel et tout en maîtrise. Les pilotes d'Air France sont ils prêts à passer sur Transavia France, la compagnie low-cost du groupe ?
« Nos discussions sont confidentielles », a affirmé Ben Smith avec un petit sourire, mais il a ajouté que « ça se passe bien, et qu'il y a eu beaucoup de progrès sur la gouvernance ». Selon le patron canadien, les relations entre les deux compagnies française et néerlandaise se sont normalisées.
Et les employés d'Air France ressentent « beaucoup de fierté vis-à-vis de la société, à un niveau que je n'avais jamais vu auparavant ». Ces deux éléments suffiront-ils à combler le gap avec ses concurrents IAG (British Airways et Iberia) et Lufthansa Group et égaler leurs niveaux de rentabilité ?
C'est possible d'ici 5 ans selon le pdg, car après l'abandon de Joon, qui n'était ni une low cost ni une compagnie long courrier, Air France KLM sera devenu d'ici février un « groupe normal avec trois marques et donc plus facile à gérer ». Ben Smith n'envisage aucune fusion à terme des deux entités française et néerlandaise. Le low cost long courrier a-t-il un avenir ? Non selon lui : « nous ne sommes pas intéressés par un modèle qui n'a pas prouvé sa rentabilité ».
Quid de la concurrence des compagnies du Golfe ? « C'est la menace numéro un. Nous nous battons contre des gouvernements, pas des compagnies privées. Et avoir accès à ces pays n'est pas intéressant pour nous alors que pour eux, les marchés français et hollandais sont énormes », estime le patron du groupe aérien, pour qui les accords open sky en discussion (ouverture du trafic aérien entre l'UE et les pays du Golfe) « ne sont pas favorables ». Les vols bon marché augmentent-ils la pollution et le transport aérien sera-t-il encore acceptable dans dix ans?
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