Conflit Airbus-Boeing : Bruxelles et Washington enterrent provisoirement la hache de guerre
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Benoit Tessier
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Benoit Tessier
Désescalade. Vendredi, les Etats-Unis et l'Union européenne ont provisoirement enterré la hache de guerre en suspendant pendant quatre mois les surtaxes douanières que les deux parties avaient mis en place dans le contentieux qui les oppose à l'OMC depuis dix-sept ans sur les aides respectives à leur secteur aéronautique, notamment Airbus et Boeing, jugées illégales.
Ce compromis porte sur les surtaxes imposées depuis octobre 2019 par Washington sur quelque 7,5 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros) d'exportations européennes vers les Etats-Unis, notamment des produits alimentaires, les avions et des vins et spiritueux, et sur 4,5 milliards de dollars de produits américains à destination de l'UE.
Ces sanctions avaient été autorisées au préalable par l'Organisation mondiale du commerce dans le cadre du différend entre les deux blocs sur les subventions à l'industrie aéronautique. La décision fait suite à celle, similaire, annoncée ce jeudi entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Il s'agit d'une "première étape dans le processus de désescalade" commerciale, a salué le ministre français au Commerce extérieur Franck Riester.
À lire également
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré dans un communiqué s'être entretenue par téléphone avec le président américain Joe Biden, ajoutant que tous deux étaient attachés à résoudre ce différend.
A Paris, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est lui aussi félicité de cet accord.
latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer