Evidian : pourquoi Airbus renonce à un ménage à trois
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Atos ne peut plus compter sur le cash d'Airbus pour financer la restructuration de Tech Foundations
Philippe Wojazer
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Atos ne peut plus compter sur le cash d'Airbus pour financer la restructuration de Tech Foundations
Philippe Wojazer
« Pour un flirt avec toi, je ferais n'importe quoi ». Contrairement à Michel Delpech, Airbus, qui pourtant avait une folle envie de pousser l'aventure avec Evidian au-delà d'un flirt, n'était toutefois pas « prêt à tout ». Il n'y aura donc ni fiançailles, ni mariage, ni flonflons d'ailleurs. Pourquoi une telle volte-face ? La future fiancée avait-elle des vices cachés ? Même pas. Mais le « speed-dating » (six semaines de due diligence) imposé par Atos à Airbus était trop court pour connaître Evidian dans les moindres détails. Ce qui a posé un problème à la direction d'Airbus, puis au conseil d'administration.
Ce que résume une source proche du dossier : « Dans le temps imparti et sur la base des données qui ont été fournies par Atos d'une société en phase de séparation (Evidian, ndlr), Airbus n'a pas été capable d'arriver à la conclusion qu'il était dans son intérêt de réaliser cette opération ». Dit autrement, Airbus n'a pas eu assez de temps, ni toutes les informations pour poursuivre l'aventure avec Evidian. L'avionneur n'a pas été capable de se convaincre que Evidian, avec des zones d'ombre, répondait vraiment à ses objectifs. Et Airbus a donc confirmé dans un communiqué publié mercredi « qu'il ne poursuivra plus les discussions initiées en février 2023, concernant l'éventuelle acquisition d'une participation minoritaire de 29,9% dans Evidian ».
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Dirigé par Nourdine Bihmane, Atos s'est imposé un calendrier très serré pour réussir sa scission (spin-off) programmée au second semestre en regroupant dans Evidian ses activités les plus prometteuses (cybersécurité, data, quantique, calcul à haute puissance...). Le groupe, qui est en train de créer une société, a donc un certain nombre de jalons à respecter. Résultat, ce calendrier s'impose aussi à ses futurs partenaires, y compris Airbus. « Ils ont sous-estimé la difficulté qu'il y avait à générer des données propres pour réaliser une transaction dans un délai habituel mais qui est court » pour une société en voie de constitution, estime cette même source.
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