Missile à propulsion nucléaire : les Russes ont-ils inventé le "moteur éternel" ?

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Le 9M729 (SSC-8 pour l'OTAN) est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie, partie du système de missile opérationnel tactique Iskander-M. Il est présenté ici à la presse par le ministère de la Défense à l'Expocentre du Patriote, près de Moscou, le 23 janvier 2019. Le Burevestnik 9M730 (SSC-X-9 Skyfall pour l'OTAN) est le futur missile de croisière à propulsion nucléaire, encore à l'état expérimental. Il serait doté d'une vitesse subsonique et d'un rayon d'action illimité.
Le 9M729 ("SSC-8" pour l'OTAN) est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie, partie du système de missile opérationnel tactique Iskander-M. Il est présenté ici à la presse par le ministère de la Défense à l'Expocentre du Patriote, près de Moscou, le 23 janvier 2019. Le Burevestnik 9M730 ("SSC-X-9 Skyfall" pour l'OTAN) est le futur missile de croisière à propulsion nucléaire, encore à l'état expérimental. Il serait doté d'une vitesse subsonique et d'un rayon d'action illimité. (Crédits : Reuters)
Les Russes ont-ils inventé le "moteur éternel"? Après l'explosion qui s'est produite jeudi sur une base militaire russe dans la région d'Arkhangelsk et qui a tué cinq scientifiques en énergie atomique, des experts estiment qu'elle est liée aux tests sur le missile de croisière "Bourevestnik" qui serait à propulsion nucléaire, l'une des nouvelles armes "invincibles" vantées par le président Vladimir Poutine en début d'année. Quels sont les atouts de cette nouvelle technologie de propulsion, quels sont les défis à surmonter pour la mettre en œuvre, quel est l'enjeu politique pour Poutine ? Tour d'horizon en 3 questions-réponses.

Le "nouvel armement" qui explosé jeudi sur une base d'essais de missiles dans le Grand Nord de la Russie est certainement un nouveau type de missile à propulsion nucléaire, dont la faisabilité et l'utilité sont mis en cause par de nombreux experts.

1. Quel est l'intérêt de propulser un missile avec de l'énergie nucléaire ?

Il est de pouvoir disposer d'un missile à portée en principe illimitée, explique à l'AFP Corentin Brustlein, directeur du centre des études de sécurité à l'Institut français des relations internationales (IFRI). "Cela permet en théorie de se libérer de la contrainte de la quantité de carburant que vous pouvez emporter", dit-il.

"Et avec une porté illimitée, vous pouvez faire de larges détours pour frapper l'adversaire sur des zones exposées, utiliser des trajectoires non surveillées, afin de contourner et surprendre les radars américains et leur défense anti-missile", ajoute-t-il.

"Les Russes ont une obsession concernant la défense anti-missile américaine et la menace qu'elle pourrait poser pour leur force de dissuasion, c'est-à-dire ils craignent que les Américains aient un jour la capacité de neutraliser leur arsenal par des moyens offensifs et défensifs", ajoute-t-il. "Cela remonte à la Guerre froide et à la guerre des étoiles de Ronald Reagan. Les Russes multiplient leurs options pour être certains de pouvoir pénétrer les défenses anti-missiles américaines".

2. Quels sont les défis techniques ?

Ils sont énormes : il faut d'abord parvenir à miniaturiser un réacteur nucléaire au point de pouvoir l'embarquer à bord d'un missile, puis gérer la sécurité des chercheurs pendant les phases de tests, puis celle des opérateurs.

L'accident de jeudi s'est produit, selon l'agence nucléaire russe Rosatom, à bord d'une plateforme maritime alors que ses spécialistes fournissaient de l'ingénierie pour "la source d'énergie isotopique" du moteur du missile à l'origine de l'explosion.

"Pour le fonctionnement de tout ce qui est nucléaire, il y a un environnement sécuritaire indispensable qui est très lourd. Le maniement, la sûreté nucléaire, ce sont des contraintes énormes", assure l'ancien chef d'un service français de renseignement, qui, toujours tenu au devoir de réserve, demande à rester anonyme.

"Les Russes, héritiers des Soviétiques, ont tendance à mettre du nucléaire partout. Ils ne respectent pas les mêmes consignes de sécurité, parce qu'ils les jugent trop lourdes", ajoute-t-il. "La France y a renoncé il y a longtemps et a décidé de la réserver aux sous-marins et à son porte-avion. Pour le reste, est-ce que ça vaut le coup ? Nous avons pensé que non, et nous ne sommes pas les seuls."

"La quantité de défis techniques qui se pose pour miniaturiser un réacteur nucléaire jusqu'à cette dimension-là, plus les contraintes sur les essais, sont énormes", confirme Corentin Brustlein. "C'est extrêmement complexe, pour un intérêt opérationnel douteux. Si on croise la difficulté technique, les conséquences politiques et environnementales et l'intérêt opérationnel, vous avez une équation extrêmement défavorable."

De plus, pour l'expert militaire russe Alexandre Golts, le système de missile de croisière "Bourevestnik" (qui, selon des experts américains, est celui qui a explosé jeudi) "est complètement inutile, superflu".

"Si les scientifiques russes avaient inventé un nouveau type de missile avec un moteur éternel, cela serait assez pour donner à la Russie une supériorité sur les États-Unis", a-t-il confié à l'AFP.

3. Y a-t-il une dimension politique dans cette volonté de se doter de missiles à propulsion nucléaire ?

Au début de l'année, Vladimir Poutine avait annoncé en grande pompe que son pays s'était doté de nouvelles armes "invincibles", à portée illimitée, impossibles à intercepter. Les missiles à propulsion nucléaire font partie de cet arsenal, estiment les experts, tout en assurant qu'ils n'étaient pas au point et pourraient ne jamais l'être.

"Il y a une dimension politique importante pour Vladimir Poutine : il veut montrer que la Russie reste une grande puissance militaire", assure le même chef d'un service de renseignement. "Les Russes ont toujours associé la puissance politique à la puissance militaire".

"C'est une dimension d'affichage, nationaliste, extrêmement importante", ajoute Corentin Brustlein. "Poutine veut montrer que la Russie développe des systèmes que les États-Unis n'ont pas, qu'elle soutient la compétition technologique."

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a écrit le 27/08/2019 à 10:08 :
Il se trouve que le landemain ou surlandemain du discours de Poutine présentant cette arme, un expert russe s'était exprimé auprès d'un des derniers médias russes indépendants. Si je me souviens bien, il s'est exprimé à la radio echo de Moscou et l'interview a été republiée après (dans Gazeta je crois); il estimait que l'arme était inutile à la Russie car sa DCA intégrée rendait la supériorité aérienne américaine inutilisable et donc toute attaque trop coûteuse pour être lancée contre la Russie, mais aussi que du fait des problèmes de sécurité par rapport au combustible nucléaire, cette arme "nouvelle" (les américains auraient essayé d'en faire aussi dans les années 60 avant de les estimer trop dangereuses et inutiles) serait plus dangereuse pour le camp qui s'en sert que pour ses adversaires. Outre le risque d'explosions, confirmé vraisemblablement par l'explosion qui a eu lieu, l'engin laisserait derrière lui une traînée radioactive qui retombe derrière son passage, partout par ou il passe. D'ailleurs, notons que cette traînée radioactive serais un moyen de détecter l'arme pendant son vol et potentiellement de la tracer et l'abattre.
a écrit le 16/08/2019 à 19:28 :
Dans les années 60, on avait envisagé des avions et des fusées à propulsion nucléaire. des prototypes avaient été réalisées. La conclusion était que les rayonnements gamma étaient impossibles à bloquer avec une épaisseur de blindage compatible avec le poids de l'avion (ca ce n'est pas génant pour un dispositif sans pilote , quoi que l'électronique doit être adaptée pour y être robuste), mais surtout que le frottement des gaz de propulsion sur les moyens de chauffage nucléaire avait tendance à disperser des matières nucléaires sur toute la trajectoire (c'est l'euphémisme de la "problématique environnementale" indiquée dans le document). Je me souviens d'une époque ou un simple compteur à scintillation permettait de détecter le passage un résidu d'essai nucléaire à Tahiti, et pas seulement francais. -cela ne me rajeunit pas-.

De ce fait, je plains les opérateurs sur la base de lancement, qui vont en prendre plein les poumons, maintenant pour un militaire (et pas seulement russe), un soldat est consommable, même si dans le cas de l'avion nucléaire russe, le taux de rayonnement était tel qu'au bout d'une paire d' heure le soldat était tellement malade qu'il n'arrivait plus à piloter !!!
a écrit le 15/08/2019 à 19:34 :
Le principe de la propulsion est celui des statoréacteur, un convergent dans lequel
l'air est comprimé puis élevé en température "naturellement" par le convergent et par le
réacteur nucléaire comme dans une chambre de combustion d'automobile.
de l'énergie cinétique incidente liée au vent relatif, ce que crée usuellement les aubes de
turbines, est transformée en énergie "compressive" par l'effet mach des ondes de chocs qui
se focalisent dans le divergent.
Le réacteur nucléaire apporte une énergie additionnelle importante sous forme d'élèvation de
température sans laquelle évidemment le bilan énergétique ne peut pas être positif en faveur
de la propulsion.
La détente dans le divergent transforme ces énergie potentielles en accélération cohérente,
dirigée vers l'arrière, la variation de quantité de mouvement découle de la loi de Newton,
d(mv) = mdv + vdm, avec dv = (dv (venturi subsonique avec onde de choc dans le divergent) + dv (énergie cinétique
du gaz acquise par chauffage illimité))

Le missile est censé volé aussi à basse altitude comme les missiles de croisière classiques.
En effet, la densité de l'air n'est plus un problème compte tenu de l'extrême finesse aérodynamique
d'un missile comparé à un aéronef habité, de l'extrême efficacité de ce mode de propulsion
une fois atteinte la vitesse de fonctionnement optimale et du caractère inépuisable de la source
embarquée de chaleur.
La trainée induite par la "bouche" ou inlet peu, doit?
être controlée par une zone "d'ombre" offerte par le design spécial de la pointe du missile, qui
ingère alors de l'air subsonique derrière une onde de choc de pointe de missile.
Très compact (structure plus simple donc plus résistante le missile peu être très manoeuvrant n'ayant
pas de personne embarquée facteur limitant la prise de g.
la résistance aux contraintes (température, pression, facteur de charge) de la partie réacteur doit
être l'une des clés de la réussite technologique du système.

A mon commandement ! rompez !
Réponse de le 16/08/2019 à 1:05 :
pourquoi illimitée c'est une réaction de fission sur des atomes d'hydrogène,
qui crée la chaleur quand il n'y a plus de carburant à chauffer ça fait plouf
Réponse de le 18/08/2019 à 14:46 :
Intéressant...Mais est il possible de prendre l'air à vitesse subsonique alors que le principe du statoréacteur nécessite des vitesses supersoniques de l'ordre de MAch 3 ? Par ailleurs, si le chauffage nucléaire est assez "rapide", est il possible de concevoir un turboréacteur ou la détente/chauffage de l'air n'est plus assuré par une combustion avec un carburant mais un dispositif nucléaire ?
a écrit le 15/08/2019 à 10:15 :
Les bouseux radioactifs on encore frappés.
Seul point positif : dans cet épisode il y en a 5 en moins.
a écrit le 14/08/2019 à 20:41 :
On a souvent tendance à sous-estimer les russes mais dés qu'on arrive à miniaturiser un réacteur nucléaire, on peut faire pas mal de choses.
a écrit le 14/08/2019 à 18:03 :
euh, quand le missile explose au sol, l'utilite de son moteur eternel est tout relatif
Réponse de le 14/08/2019 à 21:27 :
J'adore les armes qui pètent à la figure de ceux qui les utilisent.
Il y a un coté moral qui me réjouit.
a écrit le 14/08/2019 à 18:01 :
Un moteur nucléaire ça fonctionne comment ? Certainement pas comme dans un sous marin ou un porte avion. Quel est le processus qui permet à une réaction nucléaire de propulser un missile (déjà nucléaire !) à des vitesses hypersonique ?
Réponse de le 14/08/2019 à 21:31 :
Comprend pas comment on pourrait faire décoller une centrale nucléaire, même de 150 kg.

Il y a déjà des satellites qui emportent des piles nucléaires pour leur autonomie énergétique, mais ce ne propulse rien.
Réponse de le 15/08/2019 à 13:55 :
Je me suis posé la même question. J'imagine que le moteur chauffe de l'air comme une turbine pour se refroidir et se propulser?
Réponse de le 15/08/2019 à 17:59 :
Ouais, effectivement, pas facile de faire décoller une pile nucléaire.
Alors je suppose que, comme pour beaucoup de missiles, il y a un booster (ou plus, plusieurs étages) pour accélérer l'engin.
Pas du tout suivi cette R&D de savants fous, mais l'engin doit rapidement entrer dans l'exo atmosphérique. A partir d'une certaine altitude la résistance est quasi nulle cause le manque d'atomes. Il faudrait donc rentrer dans cette zone avec un maximum de vitesse. Mais ce n'est pas si simple, puisque exercer une poussée dans un milieu quasiment vide est aussi compliqué, d'où l'intérêt d'emmagasiner de la vitesse avant pour ensuite consommer le moins d'énergie possible.
Eternel (ouais bof), donc en dehors de la poussée initiale, il n'y aurait rien d'embarqué à consommer (solide, liquide ou gaz pressurisé).
Donc la pile ne pourrait chauffer que le peu d'air qu'elle trouverait, sauf si le missile se déplace que dans l'atmosphère, mais dans ce cas il serait plus exposé à des missiles AA, des lasers, au brouillage et aux conditions climatiques. Ensuite chaleur, dilatation, échangeur, compression, la réponse pourrait se trouver là.
Bah oui, les gars, mystère ! Et si les essais ont été réalisés depuis une plateforme en mer, il pourrait y avoir un changement de milieu au menu, ce qui complexifierait un peu plus ce projet.
???
a écrit le 14/08/2019 à 13:11 :
Systeme completement inutile comme il est dit par certains dans l'article !L'article precise lui meme l'utilité de ce systeme ,le missile peut etre tiré de n'importe quel endroit du monde ou de Russie parcourir en zigzagant des dizaines de milliers de km par des chemins détournés et tout ça ne serrait pas un avantage !En fait ce missile est subsonique soit 900 km/h mais les russes maitrisent la propulsion hypersonique vers 10000 km/h et donc ce missile subsonique sur la majorité de son parcourt peut devenir hypersonique sur les derniers km restant les russes savent faire .En lisant les reactions desabusées de certains experts occidentaux on comprend bien que les russes ont pris là une vrais avance car dites vous bien que si cette technologie était faisable ça fait longtemps que les americains l'auraient et malgres leurs essaies ils ne l'ont pas et c'est là ou est le vrais probleme pour l'occident .Quand ce missile serra au point ,la France comme les USA la Chine la GB serront obligées de suivre ......
Réponse de le 14/08/2019 à 13:57 :
Non ! c'est pas par ce que on parle de missile de croisière qu'il doit être subsonique, la vitesse du son est inférieur à celle du missile qui de plus est maneouvrant.
C'est un hybride, il possède les capacités des missiles de croisière à savoir guidage et vol au ras des paquerettes mais pour que son autonomie soit ce qu'elle doit etre c'est à dire comme infini, il faut qu'il vole en mode statoréacteur couplé au réacteur nucléaire, en subsonique le statoréacteur ne fonctionne pas. C'est pour cela qu'il necessite au lancement un moyen conventionnel de propulsion (fusée à poudre ou liquide), la partie qui semble avoir explosé.
a écrit le 14/08/2019 à 12:35 :
Quelqu'un pourra-t-il un jour expliquer correctement le principe technique de la propulsion nucléaire ?
Comment s'effectue la transformation énergétique, la transformation du mouvement pour aboutir à une poussée motrice sur le missile ?
Que des questions sans réponse.
Rappelons que la fission nucléaire ne produit que de la chaleur ou une explosion dévastatrice...
Réponse de le 14/08/2019 à 16:48 :
Parler d'une mini turbine thermique ça fait pas très sexy dans un article.
Réponse de le 14/08/2019 à 22:19 :
Quasiment tout ce qui a été écrit sur le sujet est de la pure propagande anti-russe.
Les autorités russes n'ont jamais parlé de moteur nucléaire encore moins "d'accident nucléaire", ni d'explosion (ils parlent clairement d'un incendie).
Les ignares qui osent dire que les russes n'ont pas les même mesures de sécurité sont les même qui disent qu'en France il aurait fallu 10000 microserverts/h pour déclencher une évacuation (contre systématique en Russie, puisque la plus haute mesure annoncé par Greenpeace, qui est loin d'être neutre en la matière, est 1.7 microserverts et que les russes ont commencé à évacuer des villages aux alentours de la base par principe de précaution. Avant de se raviser puisque ce ne fut qu'un pic radioactif et non une contamination).

Toutes les articles de la presse scientifique en russe parle d'une "batterie isotopique" qui peut être tout et n'importe quoi, les russes appelant "isotope" toute matière radioactive, du tritium des mires d'armes à feu, aux cassettes de radiologie, d'une myriade d’appareil complexes, en passant par les détecteurs de fumées.
Les russes et les soviétiques avant eux, ont très souvent eu recours aux "isotopes" pour créer de simples appareils de chauffage.
Quand il fait -60°C, que le diesel, la quasi-totalité des semi-conducteurs, même les métaux... gèlent.
Or plein d'isotopes radioactifs, sans "réaction" nucléaire, crée de la chaleur, pas beaucoup mais par -60°C, pas beaucoup peu devenir un radiateur vital pour pré-chauffage d'un système plus large.

C'est effectivement dangereux (source de chaleur + carburant & explosifs = danger, au minimum d'incendie) mais les Russes évoluent dans un environnement qui est tellement hostile qu'ils n'ont pas vraiment d'autre choix (ont peu facilement argumenter que les autres choix sont plus dangereux) pour créer des systèmes d'armements "tout temps".
Cette nécessité force aussi une maîtrise dans la science et l’ingénierie radioactive qui est parfaitement inégalée et un usage des "isotopes" nucléaires qui est coutumier pour des tas de choses auquel des pays avec d'autres contraintes ont développés d'autres solutions qui sont de notre point de vue (de gens qui vivent dans un pays qui va de -20°C à +40°C) moins dangereuses.

Les russes vivent sur une autre planète, ils ont des endroits HABITÉS qui sont plus froid que MARS. Et l'armée qui doit être capable d’opérer partout et par tout temps qui va avec.
Quand la question c'est "Mourir d'un cancer dans 40 ans ou mourir de froid tout de suite", le danger du nucléaire est parfaitement bénin.

En fait, ironiquement, il est parfaitement possible que l'accident soit du au réchauffement climatique (il a fait très très chaud à Severodvinsk ces jours-ci le thermomètre atteignant les 20°C. Severodvinsk étant une ville portuaire de la taille du Havre, le climat y est doux il n'y fait qu'entre -15°C et -20°C tout l'hiver).
a écrit le 14/08/2019 à 11:28 :
Formidable le progrès!
La prochaine étape, mise en orbite terrestre?
C'est vrai que tout va bien sur terre,il faut s' occuper.
a écrit le 14/08/2019 à 11:26 :
Les US ont développé le même type de missile dès les années 50 : projet Pluto
Ils étaient sur le point de réussir, les essais au sol ayant confirmé la faisabilité, tenu des matériaux, puissance propulsive suffisante pour vaincre les forces de résistance aéro à Mach 3. Ils ont abandonné jugeant que les ICBM étaient plus efficace, moins couteux et beaucoup plus rapide passant par l'espace.

70 ans plus tard évidemment que c'est possible, il y a d'ailleurs de nombreux projets US de mini réacteur nucléaire comme sources d'énergie à proximité des théâtres d'opération.

D'ailleurs ce missile aurait déja volé, ils auraient lancé une expédition avec sous marin pour le récupérer sous la surveillance US.
Réponse de le 14/08/2019 à 13:18 :
Ce n'est pas du tout ce que disent les experts américains qui ont abandonnés le projet car beaucoup trop complexe à réussir .De plus le comparer aux ICBM n'a pas de sens puisque les ICBM et les missiles de croisieres existent en parallèle et en complementarité .Il existe un principe aux USA qui ont des credits quasi illimités ,faire et posseder tout ce qui est possible de faire en matiere militaire et vu l'avantage de ce missile ils s'en seront surrement pas privés ............
Réponse de le 14/08/2019 à 13:22 :
Ce n'est pas du tout ce que disent les experts américains qui ont abandonnés le projet car beaucoup trop complexe à réussir .De plus le comparer aux ICBM n'a pas de sens puisque les ICBM et les missiles de croisieres existent en parallèle et en complementarité .Il existe un principe aux USA qui ont des credits quasi illimités ,faire et posseder tout ce qui est possible de faire en matiere militaire et vu l'avantage de ce missile ils s'en seront surrement pas privés ............
Réponse de le 14/08/2019 à 14:53 :
Cela n'a pas de sens ? On était dans les années 50 !! Les défenses anti ICBM étaient inexistantes, aujourd'hui elles existent ! Pourquoi croyez vous que les russes developpent ces armes si ça n'a pas de sens ? ils sont plus %ons que les froggies qui developpent des culbutos aériens pour soldat suicidaire ? C'est en réponse aux systèmes de défense anti icbm précisément ! Les ICBM ont des trajectoires prévisibles(il y a ballistique dedans un indice pour mal comprenant), la vitesse ne fait pas tout. Le missile de croisière au contraire possède des capacités de guidage. il lui manquait l'endurance, avec le statoréacteur et sa chambre chaude constituée par un réacteur nucléaire à l'air libre le probleme est résolu => autonomie du carburant nucléaire !
a écrit le 14/08/2019 à 10:56 :
"Les Russes ont toujours associé la puissance politique à la puissance militaire", pas les Américains? Un peu naïf tout cela...
a écrit le 14/08/2019 à 10:15 :
L'un des moteurs de la sécurité nucléaire est l'acceptation de l'opinion publique. Hors ce paramètre est beaucoup plus conciliant à l'Est ce qui leur permet de s'amuser. Les moteurs éternels relèvent de la philosophie tout comme le mouvement perpétuel, derrière toute cette industrie il existe des ingénieurs et des couts monstrueux..
a écrit le 14/08/2019 à 9:47 :
Bah tant qu'ils s"écrasent chez eux ils font ce qu'ils veulent hein...
Réponse de le 14/08/2019 à 12:34 :
Du bons sens. :-)
Pour le moment ça ne décolle pas.
Combien de gens vont être sacrifiés pour essayer de maitriser ce 'fantasme' ? Irradiation assurée.
Réponse de le 15/08/2019 à 11:30 :
Oui ils ont un rapport avec la radioactivité bien particulière quand même tout comme les autorités japonaises, deux raisons différentes, une militaire et une civile et deux comportements identiques liés au si pratique secret-défense.

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