L’industrie agroalimentaire bousculée par les nouvelles attentes des consommateurs

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Pour une part croissante de consommateurs, l’exigence de qualité l’emporte désormais sur la recherche des prix bas.
Pour une part croissante de consommateurs, l’exigence de qualité l’emporte désormais sur la recherche des prix bas. (Crédits : Yuka)
Transparence sur les produits, conversion au bio... Face à des Français de plus en plus attentifs à ce qu’ils mangent, les grands acteurs du secteur, qui célèbrent ce mercredi la Journée mondiale de l'alimentation, se voient contraints de changer leurs pratiques en profondeur.

«Il faut agir dès maintenant», reconnaît David Garbous, directeur du marketing stratégique de Fleury Michon. Alors que deux tiers des Français disent avoir changé leurs habitudes de consommation pour préserver la biodiversité et la planète, selon selon une étude publiée en septembre par le cabinet GreenFlex, l'Ademe et la société YouGov, les industriels de l'agroalimentaire n'ont pas d'autre choix que s'adapter pour répondre à leurs préoccupations. «Si nous ne modifions pas de manière radicale le modèle que nous avons construit depuis cinquante ans, dans vingt ans ça va mal se passer», poursuit David Garbous.

Naguère attirés par les prix bas et les promotions, les consommateurs français ont profondément changé : 13 % d'entre eux indiquent ainsi faire tout leur possible pour réduire l'impact de leur consommation,indique la même  enquête. Ces acheteurs sont «de plus en plus motivés par le désir de donner du sens à leurs actes et de changer la société contemporaine», analyse Gabriel Tavoularis, directeur d'études et de recherche au Crédoc. «Ils ne se contentent plus simplement d'acheter, mais veulent être l'un des moteurs de la transition agricole et alimentaire», ajoute Marie...

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a écrit le 16/10/2019 à 11:05 :
okokok
tout le monde veut des legumes du jardin, cuisines a la minute
personne ne veut polluer, et tout le monde est contre la maladie la misere et la faim dans le monde
apres les gens ont un budget, et tout le monde ne pourra pas tout le temps manger du bioecolobobo ( au passage si c'estait le cas, ca ferait du bioecolobobo de masses, faudrait bcp plus de terres agricoles, ce qui contribuerait au rechauffement donc a tuer les ours blancs, ce qui fera rssortir greta de sa taniere)
mais disons que d'un point de vue markeing y a effectivement certainement des segments sahcnat que le bio coute le double ( ce qui n'est pas un pb pour les bobos habitant Oberkampf)
Réponse de le 16/10/2019 à 15:19 :
"le bio coûte le double" en GS, oui. J'irai voir par curiosité chez Bioc*, pas loin, pour les fruits, légumes (la farine de châtaigne, bio obligatoirement, introuvable autrement, y a est deux fois moins chère au kilo que chez Lecle* qui vogue sur le créneau : tout dans le même magasin, qui va comparer les prix ? 'le moins cher' (statistiquement, sur un panier de 50 produits)).
Le magasin Lec* a été réaménagé avec une longue travée bio [l'avenir ??], je passe devant sans m'arrêter, prix astronomique, et emballé. Quand c'était dans une 'alvéole' fallait y aller exprès.

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