Restructuration  : Carrefour prévoit jusqu’à 3.000 départs

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Le projet de RCC (rupture conventionnelle collective), qui avait déjà été annoncé le 27 mars aux organisations syndicales, concerne principalement les rayons bijouterie, certains postes de managers, les stations service, qui vont être automatisées, et des postes liés la gestion des flux financiers dans les magasins.
Le projet de RCC (rupture conventionnelle collective), qui avait déjà été annoncé le 27 mars aux organisations syndicales, concerne principalement les rayons bijouterie, certains postes de managers, les stations service, qui vont être automatisées, et des postes liés la gestion des flux financiers dans les magasins. (Crédits : REGIS DUVIGNAU)
Le groupe prévoit le départ de jusqu'à 3.000 salariés dans ses hypermarchés français, par le biais d'une rupture conventionnelle collective (RCC), comme annoncé fin mars, et un plan de départ en retraite anticipée, a rapporté vendredi une source syndicale.

Il compte tailler largement dans ses effectifs. Carrefour prévoit le départ de jusqu'à 3.000 salariés dans ses hypermarchés français, par le biais d'une rupture conventionnelle collective (RCC), comme annoncé fin mars, et un plan de départ en retraite anticipée, a rapporté vendredi une source syndicale. L'information a été confirmée à Reuters par la direction, qui insiste sur le fait que les suppressions de postes ne concernent que la rupture conventionnelle collective, soit 1.229 emplois. Les départs à la retraite anticipée, qui concerneraient jusqu'à 1.770 postes environ, "pourraient être remplacés", a dit à Reuters une porte-parole de la direction.

"Pour Carrefour, ça permet d'accélérer l'adaptation des métiers et le renouvellement générationnel", a-t-elle ajouté. Le projet de RCC, qui avait déjà été annoncé le 27 mars aux organisations syndicales, concerne principalement les rayons bijouterie, certains postes de managers, les stations service, qui vont être automatisées, et des postes liés la gestion des flux financiers dans les magasins.

La direction espère pouvoir signer un accord syndical à la fin du mois de mai pour une mise en application en juin de la RCC et dès septembre du plan de retraite anticipée, a dit à Reuters le délégué syndical CGT, Patrick Ait-Aïssa.

Pour ce dernier, il s'agit d'un "plan purement boursier" qui affectera à terme l'activité du groupe. "Ce sera dramatique pour les salariés qui vont rester. Leurs conditions de travail seront bien plus difficiles",a-t-il dit, en ajoutant douter de la volonté de Carrefour de remplacer les départs à la retraite anticipée. "Carrefour a pour habitude de minimiser ce genre de plan", a-t-il ajouté. Fin avril, Carrefour a annoncé que les ventes de ses hypermarchés français, qui emploient 60.000 personnes, s'étaient stabilisées au premier trimestre (+0,1%), alors qu'elles avaient reculé de 2,2% au quatrième trimestre 2018.

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a écrit le 06/05/2019 à 12:00 :
et si ces lumières de dirigeants de Carrefour concurrençaient Amazon, ils garderaient leurs salariés expérimentés ! (en ayant la précaution de virer les CéGéTistes enragés, les autres syndicats pouvant rester bien entendu)
a écrit le 06/05/2019 à 9:18 :
....restreindre le nombre d'emplois et travailler plus longtemps : n'y aurait-il pas comme un "bug" :!!!
a écrit le 05/05/2019 à 19:59 :
Le problème MAJEUR de Carrefour,

le fait que les consommateurs vont ailleurs,

c'est que les étagères sont régulièrement vides des bons produits qui tournent

et pleines des produits dont personne ne veut ;

Le cancer de Carrefour, c'est l'incompétence, la nonchalance, le jmenfoutisme des cadres inconséquents brasseurs d'air qui sont en responsabilité des livraisons dans les magasins
a écrit le 05/05/2019 à 13:28 :
Les modes de consommation changent. Sinon, chanceux dans le privé d'avoir des retraites anticipées !!
a écrit le 04/05/2019 à 17:43 :
Après Auchan qui annonce la vente de 21 surfaces, voilà que Carrefour, 2ème acteur mondial, se voit contraint de tailler dans les effectifs.
On attend maintenant les annonces de Leclerc & Casino...
Les mentalités et habitudes changent, Amazon et consorts en profitent.
Serait-ce une bonne nouvelle pour les producteurs ?
a écrit le 04/05/2019 à 16:57 :
Ça ne donne pas envie de faire des courses et de consommer quand il y a que des caisses automatisées comme dans certains pays industrialisés.

Les drives c’est nuls aussi et c’est pour les fainéants , ils ne choisissent même pas leurs produits ni les dates ...

L’automatisme des caisses c’est nulles et c’est facteur de décroissance au niveau financier même si des gains au niveau des bénéfices pour les groupes ( pas de salaire et charge à payer pour les salariés)
Réponse de le 05/05/2019 à 9:19 :
Et payer avec un cheque....la France anno 2019.
Réponse de le 06/05/2019 à 9:19 :
.....les caisses automatisées ?!? .... et pourtant , les gens y vont , les mèmes qui vont hurler aux suppressions d'emplois !
Réponse de le 07/05/2019 à 9:56 :
Plus des caisses sur le meme surface donc plus de fluidite. Je ne vais pas mes courses pour mon plaisier.
a écrit le 04/05/2019 à 16:37 :
Depuis 2011, les Hyper sont à la peine, le magazine Lineaires qui publiait les chiffre d’affaires annuels des 100 plus importants Hyper à arrêté la publication . L’année 2017 les 100 plus gros hyper ont perdu en valeur le chiffre d’affaires de 2 Hypers, donc le moment est venu de réorganiser
La réalité économique est là.
Le principal responsable c’est le consommateur
Réponse de le 05/05/2019 à 12:16 :
@Carlier 04/05/2019 16:37
"Le principal responsable c’est le consommateur"
Est-ce un gag ?
D'après vous, le client est responsable des problèmes des hypers !
Le client: il paie donc il est roi et il veut un service rendu en fonction du prix.
Les hypers n'ont qu'à réduire leurs coûts et faire passer 80-90% de cette réduction au client pour rester compétitifs.
Cordialement
PS: je ne suis pas client d'hyper
Réponse de le 05/05/2019 à 18:01 :
Le client est roi, mais on ne sait pas de quoi!
Réponse de le 06/05/2019 à 14:24 :
@bernardino. Carlier à raison. Les Hyper font exactement ce que vous voulez, ils cherchent à baisser les coûts pour rester compétitifs. Pour cela, ils pressent le fournisseur, l'employé, poussent à délocaliser, diminuent la qualité, laissent de coté l'environnement, font des promos avec vente à perte... Mais en vérité, c'est que si le consommateur veut juste 'le prix le plus bas', il est responsable de cette course néfaste à la destruction.
a écrit le 04/05/2019 à 12:06 :
Fin du modèle économique de l'hypermarché et c'est tant mieux. Il faut revenir au commerce de proximité plus généreux pour le producteur. Bonne nouvelle.

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