Automobile : Autoliv à Gournay-en-Bray, chronique d’une mort annoncée ?
Nathalie Jourdan
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Devenue mono-produit, l'usine, créée dans les années 1960, ne fabrique plus que des airbags.
Autoliv
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Devenue mono-produit, l'usine, créée dans les années 1960, ne fabrique plus que des airbags.
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« C'est très rare ». Noam Lesueur, délégué CFTC de l'usine Autoliv de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) l'admet volontiers. Son syndicat n'a pas pour habitude de sortir du bois. « Nous avons toujours privilégié le dialogue avec la direction en étant prêts à tout entendre », souligne-t-il auprès de La Tribune. Mais à l'approche de l'annonce d'un nouveau plan social à l'ampleur incertaine, « le cinquième en quinze ans », la coupe est pleine pour les représentants de la centrale chrétienne.
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Celle-ci vient de publier un communiqué alarmiste dans lequel chaque mot a été pesé au trébuchet, de l'aveu même de ses rédacteurs. A l'origine de ce mouvement d'humeur, la crainte de voir délocalisés de nouveaux compartiments de l'activité. Ce ne serait pas une première. Devenu mono-produit au fil des années, l'établissement normand spécialisé dans la fabrication des airbags s'était déjà vu privé d'une partie de ses lignes de production, après le transfert en Roumanie de la fabrication des boucles de ceintures de sécurité.
Nathalie Jourdan