Immobilier : la chute des prix va s'accélérer en 2024

Maxime Heuze
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Le marché immobilier a connu « une décélération brutale, inégalée depuis 30 ans », a affirmé Loïc Cantin.
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Le marché immobilier a connu « une décélération brutale, inégalée depuis 30 ans », a affirmé Loïc Cantin.
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La messe est dite : « 2024 va être l'année de la baisse des prix de l'immobilier », a annoncé Loïc Cantin, le président de la Fédération nationale de l'immobilier lors de sa conférence de presse du 16 janvier, dédiée aux perspectives du secteur en 2024. Et les anticipations ne vont pas ravir les vendeurs. La Fnaim table sur une baisse de 5 à 7% des prix dans l'Hexagone sur l'ensemble de l'année. Un chiffre un peu plus élevé que celui du site spécialisé Meilleursagents.com qui parie sur une baisse 4% dans son baromètre publié le 9 janvier. Un sondage de La Forêt et Opinionway montre aussi que « un Français sur trois assure que s'il devait vendre un bien immobilier en 2024, il serait prêt à baisser son prix de vente pour trouver un acheteur (36%). »
A noter, cette baisse a déjà commencé en 2023 puisque les prix ont diminué de 1% sur un an en moyenne dans l'Hexagone et de -5,7% à Paris, -3,6% en banlieue parisienne et de -2,6% dans les 10 plus grandes villes de province.
Certes, la baisse moyenne a été moins forte qu'attendu (une prévision faite en juin de -5% sur l'année), mais 2023 a vu le marcher se paralyser, les vendeurs n'ayant pas voulu faire de concession. Ainsi, 875.000 ventes ont été conclues dans l'ancien, selon les estimations de la Fnaim, soit une baisse de 22 % par rapport à 2022. « Une décélération brutale, inégalée depuis 30 ans », commente Loïc Cantin.
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L'origine de « cet électrochoc dans l'immobilier », tel que nommé par le représentant du secteur, n'est autre que la hausse des taux directeurs. Pour freiner l'inflation, la Banque centrale européenne a décidé de faire passer ces derniers de 0% début 2022 à 4 et 4,75% aujourd'hui, propulsant par ricochet les taux de crédits au dessus de 4% et entraînant une baisse du pouvoir d'achat des emprunteurs de 15% en deux ans, selon la Fnaim. Couplée au maintien du taux d'endettement maximal à 35% pour la plupart des emprunteurs, la hausse des taux a créé un véritable choc de demande. « Quatre dossiers sur dix étaient refusés » fin 2023 du fait du dépassement de ce taux, rappelait fin octobre Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com.
Maxime Heuze