Royaume-Uni : les actionnaires d'Amazon appelés à l'aide pour améliorer les conditions de travail

Amazon bat le consensus avec son chiffre d'affaires du 1er trimestre
Mike Segar

Amazon bat le consensus avec son chiffre d'affaires du 1er trimestre
Mike Segar
Pour tenter de faire améliorer les conditions de travail dans les entrepôts Amazon, le syndicat britannique GMB se tourne vers les investisseurs du géant américain. GMB a interpellé « une douzaine de gestionnaires de fonds et de fonds de pension de premier plan qui possèdent des participations dans Amazon, notamment Legal & General, Baillie Gifford et Aberdeen Standard », rapporte le Guardian, afin que ces derniers fassent pression sur Amazon.
La firme de Seattle est régulièrement critiquée à cause des conditions de travail arides qu'elle impose dans ses centres logistiques - entre objectifs de performance quasi intenables et management brutal. Le syndicat a mis en avant « de longues plages horaires de travail, sous pression afin de remplir les objectifs de livraisons, entraînant des douleurs et des blessures », selon le quotidien britannique.
Selon le syndicat, ne pas changer de fonctionnement continuerait d'exposer Amazon à une mauvaise publicité. Le groupe de Jeff Bezos, qui dispose de 17 entrepôts au Royaume-Uni et y emploie 27.500 salariés, a rétorqué : « Ces allégations sont fausses et non-fondées. Amazon propose déjà une rémunération conforme [à celle du secteur], des avantages et des opportunités de carrière, tout en travaillant dans un environnement de travail sûr et moderne. »
L'organisation syndicale n'est pas vu d'un bon œil chez Amazon, rendant le dialogue en interne parfois compliqué. En septembre dernier, la presse américaine a révélé une vidéo de formation adressée aux managers d'Amazon pour « repérer les signaux d'alerte » et tenter d'endiguer la création d'organisations syndicales. « Notre business model repose sur la rapidité, l'innovation et l'obsession du client - des choses qui ne sont généralement pas associées au syndicalisme », expliquait la vidéo.
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Depuis 2013, les syndicats européens d'Amazon (en Italie, en Allemagne, en France...), qui ont peiné à se faire reconnaître par la direction du groupe de commerce et logistique, se mobilisent lors de journées cruciales pour le groupe (Prime Day, Black Friday) afin de ralentir les expéditions de colis et attirer l'attention du public sur leurs conditions de travail. Fin avril, après cinq ans de luttes rarement coordonnées, des représentants syndicaux d'Amazon venus de 15 pays se sont réunis pendant deux jours à Berlin pour coordonner leurs stratégie et actions face au géant américain.
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