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Grève : peu de métros en circulation à Paris, faible mobilisation dans les autres secteurs

latribune.fr

Publié le 10 novembre 2022 à 13:24 - Mis à jour le 10 novembre 2022 à 13:25

grève 2007 RATP

A Paris, seules les lignes de métro entièrement automatisées 1 et 14 roulent normalement mais avec un « risque de saturation ».

Reuters

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05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Quasiment aucun métro ne roule ce jeudi à Paris en raison d'une grève très suivie à l'appel de l'ensemble des syndicats de la RATP. Les autres secteurs, invités à cesser le travail par la seule CGT, connaissent une mobilisation plus modeste. Les autorités parient sur 50 à 60.000 manifestants au niveau national, dont entre 2.000 et 4.000 à Paris. À Rennes, ils n’étaient que 300 à manifester ce matin.

Pas de chaos finalement ce jeudi à Paris. Alors qu'une grève immobilise une grande partie des métros, beaucoup de salariés ont visiblement opté pour le télétravail ou une journée de congé avant un week-end de trois jours en raison du 11 Novembre.

Seules les lignes entièrement automatisées 1 et 14 roulent normalement, mais avec un « risque de saturation », selon la RATP. Cinq lignes sont entièrement fermées (2, 8, 10, 11 et 12), les autres ne roulant qu'aux heures de pointe, avec un service fortement dégradé. « À part quelques usagers en colère, la plupart se montrent plutôt calmes et patients », relève Nolwenn, 21 ans, agente de médiation RATP à Saint-Lazare.

Les RER A et B ainsi que le réseau de bus parisien sont aussi fortement perturbés. À la SNCF, le mouvement soutenu par la seule CGT-Cheminots, ne causait guère de perturbations. Sur les lignes TER, neuf trains sur dix circulaient en moyenne.

Baptême du feu pour Jean Castex à la RATP

Une centaine de salariés de la RATP se sont rassemblés devant le siège de l'entreprise ce jeudi. Leurs revendications : des hausses de salaires, une amélioration des conditions de travail et des recrutements.

« Un conducteur de métro travaille quatre week-ends sur six, il subit la pollution qui est deux à trois fois plus élevée en sous-sol qu'à l'extérieur, on travaille en décalé, tôt le matin, et on vit moins longtemps en bonne santé que le Français moyen »,énumère Bastien Berthier, secrétaire du pôle traction FO-RATP qui représente 72% des conducteurs de métro.

Une augmentation générale des salaires afin de faire face à l'inflation constitue la revendication numéro un, souligne-t-il auprès de l'AFP.

Même demande du côté de la CGT-RATP, qui réclame une hausse générale de 300 euros brut par mois. « Aujourd'hui c'est un gros coup de semonce », prévient Bertrand Hammache, le secrétaire général du syndicat. « On espère qu'ils vont l'entendre ».

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Les syndicats devaient être reçus dans la foulée par la direction mais nourrissaient peu d'espoir d'être entendus. La RATP attend en effet la prise de fonction officielle de son futur patron, l'ancien Premier ministre Jean Castex, dont la nomination a été validée par le Parlement mercredi et officialisée au Journal officiel jeudi.

Les ressources humaines seront « le premier sujet sur la table », a d'ailleurs insisté Jean Castex, lors de son audition mardi et mercredi devant le Sénat et l'Assemblée nationale. Il a promis l'ouverture de négociations sur les salaires « dès décembre 2022, c'est-à-dire demain». « Ma méthode, c'est écoute, concertation, proximité », a-t-il revendiqué. Selon la direction, les agents RATP ont bénéficié d'une hausse moyenne de 5,2% des rémunérations cette année. L'ancien chef du gouvernement s'est dit satisfait de ces augmentations accordées, tout en affirmant sa priorité d'assurer  « la qualité de vie au travail ».

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Les syndicats ont du mal à s'accorder, la journée de mobilisation ne fédère pas

Autre motif de mobilisation : la future réforme des retraites avec un report possible de l'âge légal de départ et la fin des régimes spéciaux, avance une source proche de la direction. Il s'agit de « montrer que si on veut mobiliser, on sait mobiliser », a affirmé mercredi Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, dressant un parallèle avec la journée du 13 septembre 2019 qui avait précédé la grande mobilisation contre la réforme des retraites de l'hiver 2019-2020.

Néanmoins, les syndicats ont du mal à s'accorder. Le patron de FO ne participera pas à la manifestation qui démarrera en début d'après-midi à Paris de République, direction Opéra. Le syndicat, qui s'était associé à la journée de mobilisation du 18 octobre, au plus fort du mouvement dans les raffineries, pour protester contre les réquisitions, a choisi cette fois-ci de ne pas s'associer à la CGT, de même que FSU et Solidaires. Frédéric Souillot a fustigé la multiplication des journées de manifestation « saute-mouton », estimant que cette stratégie « non seulement c'est contre-productif, deuxièmement ça fait peu bouger les choses, troisièmement ça use les troupes ».

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Les autorités parient sur 40 à 50.000 manifestants au niveau national

La précédente journée à l'appel de la seule CGT, le 27 octobre, en pleines vacances scolaires, avait peu mobilisé. La police avait recensé 14.000 manifestants en province et 1.360 à Paris. La CGT n'avait pas donné de chiffres.

Interrogée par l'AFP lundi, la secrétaire confédérale de la CGT Céline Verzeletti se montrait confiante, disant s'attendre à « 150 à 200 » lieux de manifestation et à une mobilisation au moins équivalente à celle du 18 octobre. Il y avait alors eu 107.000 manifestants selon la police (300.000 selon le syndicat).

Les autorités parient sur 50 à 60.000 manifestants au niveau national, dont 2.000 à 4.000 à Paris. À Rennes, ils n'étaient d'ailleurs que 300 à manifester jeudi matin. Parmi eux, une demi-douzaine de personnels administratifs en grève contre leur exclusion de la prime de 183 euros accordée aux travailleurs sociaux suite au Ségur de la santé de juillet 2020.

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Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ne sera pas à Paris, ayant fait le choix de défiler à Nîmes où il est en déplacement dans le cadre des élections professionnelles dans la fonction publique.

(Avec AFP)

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