Pistes cyclables : 43 millions d'euros débloqués par l'Etat pour une centaine de territoires

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(Crédits : Reuters)
Une première série de 111 territoires recevront un financement de l'Etat pour construire et prolonger des pistes cyclables, dans le cadre d'un appel à projet destiné à encourager la circulation à vélo, a annoncé samedi le ministère de la Transition écologique.

Quelques 152 projets ont été retenus pour ce premier appel lancé fin 2018, avec à la clé 43,7 millions d'euros de subventions. Cette annonce entre dans le cadre du "plan vélo", détaillé par le gouvernement il y a un an, qui inclut la création d'un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans destiné à développer le réseau cyclable. Chaque année, 50 millions seront débloqués pour cofinancer avec les collectivités des infrastructures assurant la continuité des pistes.

Tripler l'usage quotidien du vélo d'ici 2024

"Avec 275 dossiers déposés par 170 collectivités ou sociétés, le résultat de cet appel à projets confirme l'engagement fort des territoires dans la mise en place d'infrastructures pour le vélo", relève le ministère samedi.

Pour les communes, il s'agit de résoudre les discontinuités d'itinéraires (franchissements de gares, d'autoroutes, etc.), qui freinent la sécurité et l'usage de ce mode de transport. Parmi les projets retenus, dans des territoires aussi variés que Dole, Vannes, Aurillac, Douai, Longwy ou Bastia, figurent la création de passerelles, la réhabilitation de ponts ou de tunnels, ou encore la sécurisation des franchissements de carrefours complexes.

Le gouvernement affiche comme objectif de tripler d'ici 2024 la part modale du vélo dans les déplacements quotidiens, pour le faire passer de 3% à 9%.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2019 à 13:49 :
Pour faire du green washing, l'état prétend qu'il va rendre aux collectivités locales un peu des dotations de fonctionnement qu'il leur a subtilisé sans subtilité ces 10 dernières années.

Mais comme tous ces gens de la campagne sont des inconscients prompts à dilapider l'argent public pour des bêtises (les crèches, les cantines...) , il leur sera demandé de remplir un dossier préliminaire de candidature de 72 pages.
Si le projet est accepté (après contrôle par les génies de Borne), l'Etat participera royalement à une petite partie de la dépense, dans les limites du fond et seulement après contrôle de la bonne exécution du projet.... Il y a tellement de maires voyous !

Waouh ! ... on est sauvé.
a écrit le 16/09/2019 à 12:35 :
Cela semble une bonne nouvelle, mais, en réalité, cela révèle surtout les ravages de l’idéologie libérale.
Les projets financés ne sont qu’un agrégat de projets cyclables sans logique aucune entre eux. Cette idée même de financer sur des appels à projet est aberrante.

Il n’y a ainsi aucune vision d’ensemble, de logique, de continuité, entre les aménagements de notre pays. La conséquence en est que non seulement, nous allons continuer d’avoir un ensemble d’aménagements cyclables sans liens entre eux, les rendant très difficiles à utiliser, voir inutilisables et, dans le même temps, tout dépendra de l’appétence des collectivités de chaque territoires. Nous aurons donc un aménagement très inégal dans le pays.
a écrit le 16/09/2019 à 9:19 :
Ça manque d'ambition parce que ça empeste le dogme stupide néolibéral, il faudrait aller bien plus loin en reliant toutes les communes avec des pistes cyclables crédibles à savoir loin des routes incitant à court terme à générer un nouveau type d'économie reposant sur la lenteur ennemie jurée de la pollution généralisée.

Mais qui pour faire l’éloge de la lenteur en dictature oligarchique financière dans laquelle il faut faire plus de fric et plus vite ? Encore une impasse idéologique néolibérale alors que si nous étions véritablement en libéralisme cette économie aurait parfaitement sa place au sein de l'économie réelle étant donné que le véritable libéralisme c'est la diversité et la richesse de la différence contre un néolibéralisme obèse et gangréné au visage de moins en moins caché de plus en plus monstrueux.
Réponse de le 16/09/2019 à 12:36 :
Je partage votre avis. Je n’aurais pas dit mieux.
a écrit le 16/09/2019 à 9:12 :
Paraît qu'ils vont faire une piste cyclable pour monter à l'Alpe d'Huez...si...si
a écrit le 16/09/2019 à 7:08 :
@Gab: le problème, c'est que l'évolution de notre société est basée sur le gain de temps; une solution serait de diminuer nos déplacements mais ne consommerions-nous pas plus d'énergie? De toute façon, financer des pistes cyclables est anecdotique: nous avons vécu (les anciens), l'ère du vélo avec moins de véhicules à moteur; la disparition de l'un au profit des autres s'est accompagnée d'une amélioration incontestable de notre confort de vie; qu'en sera-t-il du mouvement inverse?
a écrit le 16/09/2019 à 6:33 :
Il y a plus de vingt ans, j'allais au boulot a velo. 20 km A/R, quand l'hiver n'etait pas trop rigoureux, c'etait la super forme. Faire du velo par -15-20 degres avec un sol glace, c'est pas evident.
a écrit le 14/09/2019 à 22:33 :
Monstrueux investissement! De qui se moque-t-on? Dépense ridicule dont on se demande ce qu'elle va rapporter à la France! Notre parlement ne va tout-de-même pas donner NOTRE accord à cette sottise. Faire de la dette pour ça!...
Réponse de le 15/09/2019 à 22:44 :
On parle de 42 millions d'euros, c'est très peu par rapport à tout l'argent qui est investit dans les routes qui servent à faire passer des voitures qui polluent énormément et qui cause des dizaines de milliers de morts par an par la pollution...
C'est un début, il faut aller plus loin. Le développement du vélo sera un point clé lors des municipales.
Réponse de le 18/09/2019 à 7:37 :
Le conservateur dogmatique à l’œuvre. Le mec qui ne se rend pas compte qu’il a toujours vingt de retard.
Oui ça va faire gagner de l’argent:
Plus de vélo = moins de pollution = moins de maladies liées à la pollution de l’air.
Plus de vélo = je m’entretiens physiquement tous les jours, je tombe moins malade, je coute moins à mon employeur et à la sécu.
Plus de vélo = moins de réchauffement climatique et moins de sécheresse pr les terres agricoles, les nappes phréatiques...
Mais quand on est conservateur on est complètement dépassé par ce type d’analyse...
a écrit le 14/09/2019 à 17:58 :
Quelle valeur ont les pistes cyclables si on laisse les conducteurs se stationner dedans? Les gendarmes ne semblent jamais donné des amendes à ceux qui le font.
a écrit le 14/09/2019 à 16:38 :
Bon , le vélo a un avenir certain comme moyen de transports ( sur dè coute distance 2 á 5 km ) ou comme activité touristique ( la Loire en vélo , ou le déplacement dans les grande ville ) . Mais pour que cela soit viable , îls faut impérativement de voies cyclable et non des couloire de bus ( comme á Paris ) .
Donc cela est un bon débuts , mais encore faut îls que cette imperative soit prix én compte lors des devellopement des infrastructures ...

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