Uber endure une perte monumentale en 2017

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Uber tente tant bien que mal de se défaire d'une très mauvaise image, forgée à coups de scandales. (Graphique*)
Uber tente tant bien que mal de se défaire d'une très mauvaise image, forgée à coups de scandales. (Graphique*) (Crédits : Statista)
Le géant américain du VTC essuie une perte importante au quatrième trimestre 2017 mais réduite par rapporte à celle des trois mois précédents. Le total des réservations a tout de même augmenté de 14% entre le troisième trimestre et la fin d'année.

L'américain Uber a accusé une perte colossale de 4,5 milliards de dollars en 2017 malgré un léger mieux au dernier trimestre, qui a également vu nettement augmenter le chiffre d'affaires du groupe, selon des chiffres diffusés mardi.

L'entreprise de réservation de voitures avec chauffeur, qui n'est pas cotée en Bourse, ne fournit jamais de résultats complets, mais fait part, de temps en temps, de certaines performances financières, ce qui rend difficile la comparaison d'une année sur l'autre.

Selon les données publiées par le site The Information --et confirmées à l'AFP par Uber --, ce dernier fait état d'une perte nette de 1,1 milliard de dollars au quatrième trimestre, réduite par rapport au troisième trimestre (1,46 milliard). Le groupe n'a pas fourni de comparaison par rapport à 2016.

Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires "net" de 2,22 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2017, soit une hausse d'environ 60% par rapport à la même période de 2016 (1,38 milliard).

Coûts des rémunérations et ristournes

Uber, qui souhaite entrer en Bourse en 2019, fait aussi état d'un chiffre d'affaires "brut", de 11 milliards de dollars (contre 6,9 milliards au dernier trimestre 2016) sur le trimestre, duquel il déduit notamment environ 8 milliards de dollars de rémunérations aux chauffeurs et de ristournes aux clients pour arriver à son chiffre d'affaires "net".

Sur l'année, la perte s'élève à 4,5 milliards, très nettement creusée par rapport aux 2,8 milliards de dollars de perte accusés un an plus tôt.

Les coûts de rémunération des chauffeurs et les ristournes accordées aux clients ont représenté plus de 80% des revenus bruts du groupe au dernier trimestre, est-il précisé.

C'est en grande partie ce qui explique l'intérêt d'Uber -comme de la plupart des constructeurs auto et de nombreuses entreprises technologiques- pour la conduite autonome.

Le procès Uber contre Google finit à l'amiable

Uber, qui était la semaine dernière en procès avec Waymo, filiale d'Alphabet/Google spécialisée dans les véhicules sans chauffeur, a signé vendredi avec cette entreprise un accord amiable, qui a interrompu le procès après quatre jours d'audiences.

| Lire aussi : Procès Uber contre Google : des SMS mettent en doute l'innocence de Travis Kalanick

Selon une source proche du dossier, Uber a versé quelque 245 millions de dollars et promis de ne pas utiliser des technologies appartenant à Google, que Waymo l'accusait de lui avoir dérobées.

Uber tente tant bien que mal de se défaire d'une très mauvaise image, forgée à coups de scandales sous le règne de son fondateur et ex-patron Travis Kalanick poussé à la démission mi-2017.

| Lire aussi : Pourquoi Uber incarne tous les vices de la Silicon Valley

(*) Un graphique de notre partenaire Statista.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/02/2018 à 17:24 :
Ils ont piraté l'iPhone de Apple pour obtenir les identifiants internes du téléphone et tracker en permanence les utilisateurs d'iPhone une fois l'application supprimée. Les ingénieurs de Uber ont reçu l'instruction de cacher ça aux ingénieurs de sécurité d'Apple.

https://www.nytimes.com/2017/04/23/technology/travis-kalanick-pushes-uber-and-himself-to-the-precipice.html

Ils sont accusés d'évasion fiscale massive. Ils ne paient presque rien en impôts en créant des charges fictives dans leur compte de résultat. Ces charges fictives sont facturées par des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/ou-va-l-argent-d-uber-516391.html

Ils ont menacé de s'en prendre a la famille de journalistes et à leurs enfants :

https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/un-dirigeant-de-uber-menace-de-devoiler-la-vie-privee-des-journalistes_748283.html

Plus récemment, des milliers de francais se sont vu siphonés leur compte en banque. Ils ont appelé Uber pour se plaindre. Vous savez comment l'entreprise a réagie ? Elle leur a dit que c'était leur famille, leur époux ou leur femme qui a volé leur compte.

https://www.marianne.net/societe/uber-ces-inquietants-temoignages-de-francais-qui-rapportent-des-piratages

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Y'a des dizaines d'alternatives et d'applications. On est plus en 2010 ou on ne pouvait pas noter son taxi. Utiliser Uber en 2018, c'est vraiment vouloir donner du fric aux USA et vouloir faire du mal à la France.
a écrit le 14/02/2018 à 10:39 :
Souvenons nous de l'apparition européenne d'UBER, durant laquelle le terme "ubériser" était cité sur tous les plateaux télés, les experts médiatiques néolibéraux, les prêcheurs en sommes, étant fortement enthousiastes du phénomène ne faisant que réduire drastiquement les salaires.

Un des rares acteurs adorés par les néolibéraux qui s'écroule, du coup c'est haro général sur internet maintenant, on ne dénonce pas le dumping social que nos possédants considèrent comme normale tout en s'étonnant que la croissance financière ne prenne pas dans le réel, mais par contre on dénonce le fait que les multinationales américains dominent tout internet alors que nos andouilles d'investisseurs n'ont pas été foutus de voir en internet une extraordinaire manne.

Bref comme d'habitude nous courons derrière...

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