En attendant la récession qui ne vient pas, voyons la vie en rose !
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Simple « Ajustement » ce « remaniement » qui ne dit pas son nom ? Un vrai « renforcement », selon les éléments de langage d'Olivier Véran, le porte-parole conforté du gouvernement Borne III ? L'avenir le dira, car pour l'heure, bien malin qui trouvera un véritable nouveau cap politique dans le remplacement de quelques ministres de la société civile, qui n'ont guère marqué leur territoire ni leur époque de leur empreinte, par quelques fidèles du chef de l'Etat.
Pour le DRH de l'Elysée, ce mini-remaniement consiste surtout à mettre sur orbite une génération Macron, composée de jeunes talents choisis avec soin pour incarner et consolider le macronisme. Gabriel Attal, l'un des rescapés de la période de conquête du pouvoir, promu à 34 ans à l'Éducation est appelé à proposer un plan Marshall pour l'école de la République, à défaut de le faire pour la baisse des impôts des classes moyennes, qui ne semble plus la priorité.
Aurélien Rousseau, autre proche du chef de l'Etat, à la Santé, l'autre « homme malade » avec l'éducation de la société française, va avoir la lourde tâche de réparer l'hôpital et de redonner une cohérence à une politique du médicament devenu un bateau ivre, perdu entre les objectifs comptables et l'ambition d'inventer la médecine du futur.
Trois talents des territoires aussi, avec les Municipales de 2026 en vue (sans oublier que Gabriel Attal ambitionne de remplacer Hidalgo à Paris) : Thomas Cazenave à Bordeaux, à qui Macron confie le soin de « remettre de l'ordre dans les finances publiques » au ministère du Budget et des Comptes Publics : Sabrina Agresti Roubache à Marseille, en charge de la politique de la Ville, au sortir du choc des émeutes urbaines qui n'ont pas épargné la cité phocéenne ; et enfin Patrice Vergriete à Dunkerque, nouveau ministre du Logement, autre priorité affichée par ce mini chamboule-tout gouvernemental.
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Un secteur du logement qui traverse une de ses plus graves crises, au point que le nouveau président du Medef, Patrick Martin en fait lui aussi une priorité, en appelant à ses côtés la patronne de Nexity au conseil exécutif du patronat. Véronique Bédague, qui s'est offert le luxe de refuser Matignon et de dire non au président, portera fort cet enjeu auprès du nouveau ministre dont la nomination redonne de l'espoir aux professionnels qui avaient peu apprécié de voir les propositions choc du CNR Logement être enterrées par Elisabeth Borne.
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