Valérie Pécresse : « Nous effacerons la dette Covid pour les TPE-PME en difficulté »
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
"C'est 37,5 millions d'euros qui vont être ainsi rendus aux entreprises franciliennes grâce à notre bonne gestion financière", assure ainsi Valérie Pécresse, présidente-candidate (Libres!) à la région Île-de-France.
RÉGIONALES - GRAND ENTRETIEN. Fonds d’investissement stratégique régional, banque régionale des jeunes, zones de reconquête économique… Candidate à sa réélection, la présidente (Libres !) sortante du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse dévoile, en exclusivité pour La Tribune, ses propositions économiques et financières.
VALÉRIE PÉCRESSE - Nous avons mis sur la table le plan de relance le plus ambitieux de France avec 7 milliards d'euros de l'Etat et 7 milliards de la région et ce, sans creuser notre dette, car nous avions réalisé 2 milliards d'euros d'économie durant ce mandat. Il passe par l'investissement dans les transports, les lycées, les logements... et s'attaque à la formation en proposant 200.000 places supplémentaires pour les demandeurs d'emploi vers les secteurs en tension.
Nous refusons le RSA jeunes qui placerait ces derniers dans un statut d'assistanat et les « formations parkings » visant uniquement à faire baisser les statistiques du chômage. A l'opposé de ces fausses pistes, je mets en place un revenu jeune actifs (RJA) de 4.000 euros pour 100.000 jeunes qui suivraient une formation qualifiante de six mois dans les secteurs qui recrutent et qui peinent à trouver des salariés: le BTP, la sécurité, le médico-social, le numérique, l'industrie, l'agroalimentaire et l'environnement.
Pour les demandeurs d'emploi, nous avons simplifié l'aide individuelle au retour à l'emploi (AIRE), qui lui permet de financer sa formation dans un métier qui recrute ou encore dans une démarche de création/reprise d'entreprises. Cette aide peut aller jusqu'à 12.000 euros. Nous anticipons que beaucoup de chefs d'entreprise vont prendre leur retraite et vendre leur entreprise après l'année terrible qu'ils viennent de vivre. La mission de la Région est de former la « relève ».
La région reste la plus touchée par la Covid-19...
Oui, parce que le moteur international, traditionnellement notre atout, est à l'arrêt avec la Covid. Conséquence : le chômage y a augmenté de 15% contre 8% au niveau national, et un tiers des emplois détruits en 2020 en France l'ont été en Île-de-France, soit 100.000 emplois perdus dans les secteurs en difficulté : le tourisme, l'hôtellerie-restauration, l'aérien-aéronautique, l'événementiel ou encore la culture.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.