Semi-conducteurs: Joe Biden va signer une loi pour doper la production aux États-Unis
Guillaume Renouard
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Joe Biden.
JONATHAN ERNST
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Joe Biden.
JONATHAN ERNST
Deux ans d'âpres négociations, de recherche de compromis et d'échanges animés ont fini par porter leurs fruits. Après avoir obtenu le feu vert du Sénat et de la Chambre des Représentants la semaine passée, le Chips and Science Act n'attend désormais plus que la signature du président américain Joe Biden pour entrer en vigueur.
Si la route a été longue pour permettre à cette loi de voir le jour, le résultat est tout sauf négligeable, et marque le retour en grande pompe d'une politique industrielle volontariste aux États-Unis. 280 milliards vont être investis, dont 52,7 milliards qui seront consacrés à soutenir la production de semi-conducteurs sur le sol américain et la recherche sur cette technologie à l'aide de subventions. 24 milliards supplémentaires seront dépensés en incitations fiscales dans ce même objectif. Le reste des 280 milliards doit être investi dans la recherche autour des technologies critiques, le développement des énergies propres, la physique nucléaire, et pour permettre à la NASA de préparer de futures missions sur la Lune et Mars.
Les effets de la loi se sont déjà fait ressentir avant même qu'elle n'entre en application, puisque plusieurs fabricants de semi-conducteurs, dont Intel, Taïwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC) et GlobalFoundries ont commencé à construire des fonderies aux États-Unis en escomptant bénéficier des subventions une fois la loi votée.
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Le directeur-général d'Intel, Pat Gelsinger, en poste depuis janvier 2021, a fait de cet objectif l'une de ses priorités. Après avoir annoncé son intention d'investir 20 milliards dans deux usines de production en Arizona l'an passé, l'entreprise a récemment doublé la mise avec un investissement similaire consacré à l'ouverture de deux autres usines dans l'Ohio, au cœur de la Rust Belt.
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