Copilot, Firefly, Duet AI, Dream Screen...Microsoft, Google, Amazon, Adobe ou encore Meta lancent leurs premières fonctionnalités d'intelligence artificielle générative. Après avoir investi des milliards de dollars, ils cherchent désormais de premiers retours financiers. Première étape : convaincre les utilisateurs de l'intérêt de l'IA générative, et les faire mettre la main au portefeuille. Décryptage.
La révolution de l'intelligence artificielle générative entre dans l'ère du concret. Dix mois après le choc causé par le lancement de ChatGPT, les géants de la tech multiplient les intégrations d'IA dans leurs produits. Depuis le début du mois, pas une semaine ne passe sans annonce de nouvelles fonctionnalités dopées à l'IA au sein des logiciels les plus utilisés au monde, que ce soit chez Microsoft, Google, Amazon, Adobe ou Meta. C'est un véritable tournant pour la révolution de l'intelligence artificielle. Jusqu'ici, les mastodontes du secteur s'étaient concentrés sur la course aux meilleurs modèles d'IA, les puissants algorithmes qui servent de moteurs aux fonctionnalités.
Ce passage au concret va donc enfin révéler le véritable potentiel de l'IA générative. Pendant des mois, les géants de la tech ont fait miroiter des gains de productivité extrêmes et des capacités de création démultipliées. Les fonctionnalités vont avoir la lourde tâche de remplir ces promesses, avec en ligne de mire, l'étau financier qui se resserre. Pour l'heure, le secteur attire des quantités astronomiques d'investissements -à l'image des 4 milliards de dollars injectés par Amazon dans la startup Anthropic- qu'il brûle à une vitesse tout aussi impressionnante. Mais pour que l'euphorie se poursuive, l'IA générative va devoir prouver son potentiel de retour sur investissement.
Parmi les fonctionnalités les plus à même de démontrer à court terme le potentiel de la révolution technologique se trouvent les assistants connectés, à l'instar des Copilot créés par Microsoft à partir des modèles d'IA d'OpenAI. Après plus d'un an d'essais concluants sur sa plateforme pour développeurs GitHub, la firme de Redmond décline son outil sur pratiquement tous ses logiciels.
Depuis le mardi 26 septembre, un assistant Copilot a ainsi fait son apparition sur le système d'exploitation Windows 11. Son rôle : accompagner l'utilisateur dans toutes ses tâches, de l'écriture de courriels à l'organisation de ses documents en passant par la recherche d'informations, que ce soit sur le bureau de son PC ou au travers des logiciels de l'éditeur, comme le navigateur Edge ou le moteur de recherche Bing. Mais l'outil aura son véritable test le 1er novembre, quand Copilot sera déployé sur la suite de bureautique Microsoft 365 (Word, Excel, PowerPoint...), qui compte plus de 300 millions d'utilisateurs payants. Le géant de la tech compte facturer 30 dollars par mois et par utilisateur son IA générative, un montant deux fois plus élevé que le prix du logiciel seul.
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