Comme les autres banques, le groupe mutualiste profite à la fois d’un rebond des activités et d’une baisse du coût du risque. Son résultat net a bondi de 93,5%, à 1,75 milliard d'euros. La performance de Crédit Agricole se singularise par la forte dynamique commerciale de ses activités de banque de détail.« Dès le mois de février, nous connaissons les résultats de l'année », aiment à répéter les dirigeants du Crédit Agricole. Et, c'est donc « sans surprise » que la banque mutualiste a dévoilé hier, au titre du premier trimestre, « une activité forte, très forte, partout dans le groupe, et des résultats solides, très solides », selon Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA, la structure faîtière et cotée du groupe.
« Des performances obtenues grâce à la régularité de notre modèle de proximité, complété de métiers spécialisés avec une priorité à la croissance organique en France et, éventuellement, avec de la croissance externe ciblée et incrémentale de notre activité »,souligne le dirigeant.
Le groupe est d'ailleurs engagé dans deux acquisitions majeures, la banque italienne CreVal qui sera retirée de la cote l'an prochain, et la société de gestion Lyxor, spécialisée dans les ETF et la gestion alternative, dont le rachat est actuellement en négociations avec Société Générale. Au passage, l'Italie, second marché domestique, représente déjà 15% du résultat net du groupe.
Hausse dans tous métiers de la banque de détail
Sur le premier trimestre 2021, c'est donc un retour à la normale, après une année 2020 marquée par le début de la crise sanitaire. Le résultat net du groupe bondit à 1,75 milliard d'euros (+93,5%) et celui de Crédit Agricole dépasse le milliard d'euros (+64%), et ce en raison d'une augmentation des revenus et d'une baisse significative du coût du risque. Du côté des revenus, ils progressent de 8% à 9 milliards d'euros au niveau du groupe et de 7,7% à 5,5 milliards pour Crédit Agricole SA.
Le fait marquant de ces résultats, notamment par rapport à BNP Paribas et Société Générale, repose sur la forte progression de l'activité dans la banque de détail, soit environ 10% pour les caisses régionales. La performance est cependant moins évidente pour la filiale LCL (ex-Crédit lyonnais). Dans les métiers d'épargne et d'assurance (y compris la filiale de gestion d'actifs cotée Amundi), l'activité a été particulièrement soutenue avec une collecte en hausse de 10 %, tirée par les dépôts à vue et les livrets.