Le fonds Apollo veut racheter la Coface à Natixis (BPCE)

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Xavier Durand le directeur général de la Coface
Xavier Durand le directeur général de la Coface (Crédits : Coface)
Le fonds new-yorkais a engagé des discussions en vue de faire une offre sur l'expert en assurance-crédit internationale Coface, détenu par la filiale cotée de BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne).

Voilà près de dix ans que les dirigeants de Natixis, filiale cotée en Bourse du groupe mutualiste BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne), sont interrogés, quasiment chaque trimestre, sur l'avenir de la Coface au sein du groupe. Créée en 1946, la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, privatisée en 1994, est depuis 2002 dans le giron de Natixis (à l'époque Natexis) qui en contrôle 100% en 2006 avant de l'introduire en Bourse en 2014. Il y a dix-huit mois, en février 2018, Laurent Mignon, le patron de BPCE, et François Riahi, celui de Natixis, avaient répété que la participation de 41,7% dans Coface n'était pas stratégique. "Un jour, nous pourrons céder cet actif" avait même déclaré Laurent Mignon.

Cette vente pourrait bien se matérialiser. Selon l'agence Reuters, le fonds d'investissement américain Apollo Global Management a contacté Coface en vue de faire une offre sur l'assureur-crédit. Les discussions en sont à un stade préliminaire et rien ne garantit qu'elles aboutissent à un accord, selon les sources citées par Reuters. Le fonds alternatif new-yorkais dispose de plus de 300 milliards de dollars d'actifs sous gestion, dont 77 milliards dans le private equity, par exemple le rachat de Verallia à Saint-Gobain, dont il prépare l'introduction en Bourse cette année.

Assurer contre les impayés

La Coface, dont le métier consiste à assurer les entreprises contre les impayés, emploie plus de 4.100 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,38 milliards d'euros en 2018. Sa capitalisation boursière s'élève à 1,6 milliard d'euros (soit une valeur de 660 millions d'euros pour la participation de Natixis hors prime de contrôle).

Publiée juste avant la clôture de la Bourse vendredi soir, l'information sur les discussions avec Apollo a fait bondir l'action Coface de plus de 8% en fin de séance.

Le 24 juin dernier, la Coface a fait son retour dans l'indice SBF 120, dont elle avait été retirée en 2016. Un retour consacrant le redressement de ses résultats.

"Cette entrée fait suite à l'amélioration de la liquidité du titre Coface et de la hausse de sa capitalisation boursière, reconnaissant le renforcement de ses fondamentaux depuis la mise en place du plan stratégique Fit to Win" avait commenté le groupe.

L'agence Fitch a récemment confirmé la note AA- de la Coface.

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Commentaires
a écrit le 22/07/2019 à 11:29 :
Le fond Apollo est un prédateur, rien d'autre à ajouter (on dépouille, on copie et on vend 3 ou 4 fois les listes . . .)
a écrit le 22/07/2019 à 9:28 :
continuons à vendre nos actifs stratégiques aux américains. le libéralisme a ses limites. les américains vont décider des primes d assurances pour le commerce français. on dirait une mauvaise blague mais dans l ere Macron tout est possible même de devenir la 51 étoiles des usa. nous avons vu le travail avec GE et technip. triste triste. et le maire ! ils vont jusqu'à a proposer moscovici comme possible patron du fmi. on aura tout vu. l incompetence n a pas de limite avec le copinage.
Réponse de le 22/07/2019 à 11:50 :
Ce n'est pas de l'incompétence mais une stratégie au service des multinationales, totalement indifférentes au sort de la France.

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