De stratosphérique à une altitude de croisière... En dépit d'une nette décélération des résultats commerciaux l'an dernier, Dassault Aviation reste à une belle altitude de croisière. Il était difficile de faire aussi bien en 2023 qu'en 2022 pour l'avionneur tricolore même si cela aurait pu être possible si tous les astres s'étaient alignés : la commande indienne attendue (26 Rafale Marine) et la dernière tranche indonésienne (18 appareils). Mais, la troisième et dernière tranche du Rafale Indonésie est arrivée un poil trop tard (8 janvier) et l'Inde prend son temps pour finaliser le contrat. Au total, Dassault Aviation a engrangé en 2023 dans son carnet de commande 60 Rafale supplémentaires (contre 92 en 2022) et 23 Falcon (contre 64 en 2022).
En dépit de cette décélération, le carnet de commande de Dassault Aviation a battu un nouveau record en devenant le plus important de l'histoire de l'avionneur : au 31 décembre 2023, le carnet de commandes se composait de 211 Rafale (141 export, dont 80 pour les Émirats Arabes Unis, et 70 pour la France), contre 164 Rafale fin 2022, et de 84 Falcon (contre 87 Falcon au 31 décembre 2022)
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Lors d'une rencontre avec l'Association des journaliste de défense (AJD), le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier avait estimé début décembre que le marché de l'aviation d'affaires n'était « pas très bon », en raison d'un ralentissement de l'économie « un petit peu partout dans le monde. C'est vrai aux Etats-Unis, c'est vrai aussi en France et en Europe ». En outre, « la lutte contre l'inflation rend l'argent beaucoup plus cher et, par conséquent, cela ralentit les investissements des sociétés », avait-il précisé. Cela pèse sur les achats d'avions d'affaires. Et logiquement, cette tendance s'est répercutée sur les ventes de Falcon après « une très bonne année (2022, ndlr) en termes de prise de commandes ». La chute est sévère : - 78% de ventes de Falcon entre 2022 et 2023.