"L'amortisseur défense" a été très efficace. Il a permis aux entreprises du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS) de limiter la casse en 2021 dans un contexte de reprise des marchés de l'aviation commerciale (Airbus, ATR et Daher) et de l'aviation d'affaires (Dassault Aviation). S'il progresse légèrement en 2021 (4,35 %, à 55,2 milliards d'euros), le chiffre d'affaires de la filière aérospatiale civile et militaire reste toutefois loin de ses niveaux d'avant crise du Covid-19 (74,3 milliards d'euros en 2019, 65,4 milliards en 2018).
Dans ce contexte, les activités de défense ont permis de réaliser plus d'un tiers du chiffre d'affaires de la filière (35% contre 27% en 2019 et 23% en 2018). Un niveau jamais atteint dans un passé récent. Clairement, le chiffre d'affaires défense représente en moyenne entre 21% et 24% depuis une quinzaine d'années, à l'exception de 2020, année du Covid-19. En 2021, les livraisons se sont élevées à 19,5 milliards d'euros (+18%), dont 10,3 milliards à l'exportation (+ 24%). Porté par les livraisons du Rafale (25 appareils livrés à l'exportation en Inde et au Qatar), ce chiffre d'affaires est relativement stable si on compare à 2019 (20 milliards) mais est en très forte hausse par rapport à 2018 (15 milliards).