Voitures électriques : Nissan annonce un nouvel investissement de plus d'un milliard de livres aux Royaume-Uni
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Le géant japonais n'est pas le seul à se tourner vers le Royaume-Uni, à l'instar, notamment, de BMW.
DAVID DEE DELGADO
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Le géant japonais n'est pas le seul à se tourner vers le Royaume-Uni, à l'instar, notamment, de BMW.
DAVID DEE DELGADO
[Article publié le 24 novembre 2023 à 8h55, mis à jour à 13h51]
Les annonces d'investissements dans la voiture électrique n'en finissent plus de pleuvoir au Royaume-Uni. Cette fois, c'est de nouveau Nissan qui a indiqué investir jusqu'à 1,12 milliard de livres, soit 1,29 milliard d'euros, pour construire deux nouveaux modèles au sein de l'usine de Sunderland, au nord-est du pays.
« Le dernier investissement de Nissan comprend jusqu'à 1,12 milliard de livres sterling dans ses opérations au Royaume-Uni et dans une chaîne d'approvisionnement plus large pour la R&D (recherche et développement, ndlr) et la fabrication des deux nouveaux modèles », a ainsi détaillé le constructeur japonais dans un communiqué, ce vendredi.
Et de préciser qu'une giga-usine supplémentaire de batteries et d'autres investissements sur des projets d'infrastructure, entraîneront un investissement pouvant atteindre 2 milliards de livres sterling au total.
Il y a deux ans, Londres avait, en effet, annoncé la construction d'une « giga-usine » à Sunderland par le chinois Envision AESC et Nissan. Ce dernier avait alors dévoilé un projet d'investissement d'un milliard de livres (1,16 milliard d'euros) pour y affecter un hub dédié à la production de voitures électriques. Il comprendra une usine de fabrication de batteries (gigafactory) d'une capacité de 9 GWh construite avec Envision AESC. Un site qui pourra monter à 25 GWh en 2030 en fonction de la demande, pour un investissement supplémentaire de 1,8 milliard de livres. En outre, Nissan avait annoncé la production d'un crossover électrique global avec une capacité de 100.000 voitures.
« Il s'agit de notre plus grande usine automobile et son avenir est assuré » a-t-il par ailleurs souligné, saluant aussi une série d'annonces récentes d'investissements, de BMW à Tata en passant par Stellantis, qui dopent la fabrication de voitures électriques au Royaume-Uni.
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Nissanau Royaume-Uni ainsi que des 30.000 employés dans la chaîne d'approvisionnement
»,
selon le communiqué.« Avec les versions électriques de nos principaux modèles européens en route, nous nous dirigeons vers une nouvelle ère pour Nissan », a de son côté insisté le directeur général du groupe, Makoto Uchida, dans une déclaration transmise à l'AFP en amont de la conférence de presse qui s'est tenue ce vendredi. « Notre ambition » est de faire de Nissan « une entreprise entièrement durable », a ajouté son patron pendant la conférence de presse.
Le constructeur japonais prévoit des versions électriques de ses modèles Qashqai et Juke, et planifie par ailleurs une nouvelle génération sa Leaf, une voiture électrique sortie il y a une dizaine d'années, et déjà fabriquée à Sunderland. Des projets qui « permettront un investissement pouvant atteindre 3 milliards de livres sterling au Royaume-Uni », assure encore le groupe de Yokohama (sud-ouest de Tokyo).
Tout en saluant l'investissement de Nissan, la secrétaire générale du syndicat britannique Unite, Sharon Graham, a en revanche appelé Downing Street à investir davantage dans « l'ensemble de l'industrie automobile britannique ».
Le géant japonais n'est pas le seul à se tourner vers le Royaume-Uni. Début septembre notamment, le gouvernement a annoncé un investissement de 600 millions de livres (700 millions d'euros) de l'Allemand, BMW, pour électrifier son usine Mini d'Oxford, au centre-sud du pays, avec l'objectif d'atteindre une production 100% électrique dans cette usine à partir de 2030.
Ce nouvel apport de fonds portait ainsi le montant total des investissements du secteur depuis ces deux dernières années à 6 milliards de livres sterlings (7 milliards d'euros). Une somme à laquelle contribue également Stellantis. En septembre également, le groupe avait annoncé le début de la production de véhicules électriques dans son usine d'Ellesmere Port (nord de l'Angleterre) après un investissement de 100 millions de livres sterling (116 millions d'euros).
« D'ici la fin de l'année prochaine, Ellesmere Port deviendra le premier site Stellantis à produire des véhicules électriques en version utilitaire et pour les particuliers pour les marques Vauxhall, Opel, Peugeot et Citroën pour le marché national et à l'exportation », se réjouissait ainsi le constructeur début juillet, soulignant avoir été accompagné « par un soutien constant du gouvernement britannique».
Ce dernier n'a pas hésité, en effet, à mettre la main au portefeuille pour accompagner ces investissements. Ce vendredi, Nissan a d'ailleurs indiqué que le gouvernement britannique avait « accordé un financement de 15 millions de livres sterling à un projet collaboratif de 30 millions de livres sterling dirigé par Nissan », à Cranfield (Bedfordshire). En outre, lors de la déclaration budgétaire d'automne mercredi, le ministre des Finances britannique Jeremy Hunt a dédié 4,5 milliards de livres à des aides pour des secteurs industriels stratégiques, parmi lesquels l'automobile.
Il en va de même pour le projet d'électrification de l'usine Mini d'Oxford de BMW. Cet investissement est « soutenu par le gouvernement britannique et contribuera à garantir des emplois dans l'usine de fabrication d'Oxford » mais aussi « dans l'usine de presse de carrosserie de Swindon », à 100 km à l'ouest de Londres, avait ainsi précisé BMW, sans pour autant que le montant de la somme apportée par l'exécutif britannique soit connu. Les médias évoquaient, eux, le chiffre de 75 millions de livres (plus de 87 millions d'euros).
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Enfin, le groupe indien Tata, propriétaire de Jaguar Land Rover, a, lui aussi, annoncé un investissement de 4 milliards de livres sterling (4,6 milliards d'euros) dans une usine de batteries électriques, préférant le Royaume-Uni à l'Espagne. Une nouvelle « giga-usine » qui sera « l'une des plus vastes en Europe » et qui doit être bâtie à Bridgewater, dans le Somerset, au sud-ouest de l'Angleterre, avec un démarrage de la production prévu pour 2026. Autant de projets qui confortent Londres dans sa volonté d'asseoir sa position dans la course mondiale à l'électrification de l'automobile, en pleine transition énergétique.
(Avec AFP)
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