Entre Virginie Calmels et le groupe immobilier Barnes, le torchon brûle
César Armand

Virginie Calmels.
Regis Duvignau
César Armand

Virginie Calmels.
Regis Duvignau
[article publié le 24 juin 2019 à 13h15, mis à jour le 24 juin 2019 à 16h52 avec la nouvelle réaction du groupe Barnes]
Une décision « devenue inévitable ». Des « dissensions majeures ». A la suite des informations de La Lettre de L'Expansion, Barnes a confirmé ce 24 juin 2019 le départ de Virginie Calmels du groupe immobilier, trois mois après son arrivée.
L'ex-première adjointe (LR) au maire de Bordeaux Alain Juppé fait, elle, état d'un audit de 35 pages remis le 5 juin dernier au même Thibaut de Saint-Vincent, actionnaire majoritaire du groupe Barnes.
Depuis cette date, l'ancienne élue explique qu'elle était dans l'attente de la « mise en oeuvre des préconisations nécessaires, voire urgentes, de l'intérêt sociale de l'entreprise ». Selon elle, les actionnaires auraient refusé, les 21 et 22 au soir, de lui « garantir leur accord » dans la mise en oeuvre des « mesures correctrices préconisées ».
L'actionnaire et majoritaire nouveau CEO Thibault de Saint-Vincent lui aurait répondu le 23 qu'il "prend acte" de sa démission, tout en l'invitant à « s'accorder sur les termes d'un ou plusieurs communiqués communs relatant cette rupture et ses motifs ». Pourtant, le groupe Barnes et l'ex-première adjointe au maire de Bordeaux ont, chacun(e) envoyé leur communiqué distinct...
De son côté, « compte tenu [...] de la volonté de la société de tenter de ternir mon image et d'attenter à ma réputation », Virginie Calmels précise qu'elle est « nullement concernée à titre personnel par cette "série de perquisitions", l'enquête judiciaire en cours visant principalement les actionnaires ». Ces "visites domiciliaires" auraient en effet eu leu le 13 juin dernier au siège du groupe ainsi qu'aux domiciles des actionnaires.
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A la suite de cette prise de parole, le groupe immobilier a qualifiée les déclarations de l'ex-élue bordelaise de "fausses, infondées et susceptibles de faire l'objet de poursuites en diffamation".
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Au sujet des "perquisitions", l'entreprise Barnes fait par ailleurs savoir qu'elle a toujours "veillé à respecter ses obligations fiscales et collaborera comme elle l'a toujours fait par le passé avec les autorités compétentes afin de démontrer qu'elle est en conformité avec la loi".
César Armand