C'était il y a quasiment un an, jour pour jour. Lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence 2022, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique Bruno Le Maire assignait au député (Renaissance) Daniel Labaronne de réfléchir à une baisse des dépenses publiques en vue du projet de loi de finances 2023. Mais ce représentant de la deuxième circonscription d'Indre-et-Loire ne s'est pas arrêté à cette mission. Il vient -avec son collègue (Liot) Charles de Courson, élu de la cinquième circonscription de la Marne- de présenter, en commission des Finances de l'Assemblée nationale, les conclusions de leur mission d'information sur les dépenses fiscales et budgétaires en faveur du logement et de l'accession à la propriété. Il s'agit, cette fois, de nourrir le budget 2024 qui arrivera, en Conseil des ministres puis au Parlement, fin septembre-début octobre.
Au lendemain des déclarations du ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, actant la fin du Pinel et le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ) dans le but de réaliser 2,3 milliards d'euros d'économie, et un mois et demi après la restitution des mesures gouvernementales en clôture du Conseil national de la refondation (CNR) lié au logement, les députés appellent à ne pas relâcher la chasse aux dépenses superflues. Pour rappel, plus de 38 milliards d'euros ont été dépensés en 2021, dont 23,6 d'ordre budgétaire - 85% de prestations sociales - et 13,7 d'ordre fiscal. Soit 1,3% du PIB !