Nantes Métropole soutient le logement social pour relancer la construction
Frédéric Thual
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A Nantes, les volumes des propriétaires investisseurs ont diminué de -67% en un an.
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A Nantes, les volumes des propriétaires investisseurs ont diminué de -67% en un an.
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« Depuis 2019, nous n'atteignons pas les objectifs quantitatifs de notre PLH (Programme Local de l'Habitat), soit une production de 6.000 logements neufs par an, dont 2.000 logements locatifs sociaux et 700 à 800 en accession abordable », reconnaît Pascal Pras, vice-président de Nantes métropole, en charge de l'urbanisme, de l'habitat et des projets urbains. Si certaines années, comme en 2014-2015-2016, la métropole a pu autoriser la construction de 8.000 logements, le rythme a depuis largement ralenti pour tomber ces quatre dernières années à 4.500 logements par an. Soit un manque annuel de 1.500 logements. Tous les segments sont impactés. « Sur le seul secteur du logement locatif social, on a perdu 4.000 logements en quatre ans », constate Pascal Pras. Résultat, dans une métropole qui recense quelque 37.000 demandes de logements sociaux par an, si l'on écarte ceux qui veulent un appartement plus grand, plus petit ou plus proche de leur travail, il reste malgré tout 25.000 primo-demandeurs insatisfaits.
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Qui plus est, « dans les Pays de la Loire, le nombre de mises en vente de logements a chuté de moitié entre les premiers trimestres 2022 et 2023, tombant de 1.300 à 600 ventes. Un phénomène qui s'est poursuivi au second trimestre. Ce qui représente une baisse de -67% sur la métropole (-54% sur l'année) nantaise, contre -63% sur Saint-Nazaire et son agglomération, -53% sur la communauté d'agglomération angevine », observe Bertrand Mours, Président de l'Observatoire du logement neuf des Pays de la Loire Oloma, qui regrette que le nombre de logements mis en chantier n'est jamais en phase avec les besoins réels de la métropole. « Trois mille huit cents logements sont autorisés pour 2023, et encore ce serait plutôt 3400... », estime-t-il. Et compte tenu du contexte général (hausse des prix des matériaux, inflation, complexité des montages financiers, hausse des taux d'intérêts...), le marché des propriétaires occupant a reculé de -47% et celui des propriétaires investisseurs de -61%. «Si pour un financement identique, les premiers perdent de 15 à 30% de surface, pour les seconds l'impact passe du simple au double. Or, la vente aux investisseurs est nécessaire pour créer du locatif libre. Et s'il est vendu dans le cadre de dispositifs d'investissement locatif sous plafond de ressources, c'est -71% sur la métropole nantaise !», indique le président d'Oloma. « Ce qui qui se traduit par des opérations décalées dans le temps », atteste Benjamin Haguenauer, Président de la FPI (Fédération de la Promotion Immobilière) Pays de la Loire.
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