Urbanisme : comment rendre la densité « heureuse »
César Armand
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Dans le langage courant, la densité renvoie à « la qualité de ce qui est dense, ce qui est fait d'éléments nombreux et serrés et qui contient beaucoup de matière par rapport à l'espace occupé », dixit le Centre national de ressources textuelles et lexicales. En démographie, cela réfère au nombre d'habitants par unité de surface, généralement par kilomètre carré. Le terme revient dans le débat public depuis que le projet de loi « Climat et résilience » promulgué fin août impose de diviser par deux le rythme d'artificialisation des sols dans les dix ans.
Dans son discours de clôture de restitution de la concertation « Habiter la ville de demain », le 14 septembre dernier, la ministre du Logement s'est faite l'avocate d'une ville « plus intense qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services ». « L'intensité, c'est bien sûr la densité urbaine, d'habitat, d'activités, de services », a déclaré Emmanuelle Wargon.
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« C'est ce que j'appelle l'intensité ''heureuse'' : une densité d'habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux », a encore défini la ministre du Logement. Pourtant, dans l'opinion, le mot « densité » fait encore peur, « perçu comme la hauteur, la concentration, l'insécurité et l'absence de calme et d'espace », estime la présidente du conseil national de l'ordre des architectes. « Nous devons déconstruire ce modèle et objectiver la notion », poursuit Christine Leconte.
César Armand